In contemporary Europe, the social tensions and political passions produced by immigration are increasingly linked to issues of belonging and identity. The representation of the foreigner is no longer solely defined by his or her place on the labour market or in the social hierarchy. In light of EU-enlargement and due to immigration flows, European societies are increasingly questioning their cultural and "ethnic" identity. As a consequence, boundaries between "insiders" and "outsiders" are being redefined. The "others" in Europe are no longer merely those who do not have state citizenship of one of the member states of the Union. In the new European migration context, "otherness" increasingly refers to ethnocultural minority groups, regardless of their EU citizenship status. This edited volume addresses the construction of identity classifications underlying these new forms of inclusion and exclusion that are to be found in contemporary Europe. Its scope covers practices of categorization and of resistance, both by majority and minority groups. A mixed group of internationally established and younger scholars set out to investigate the categorisation of immigrants and their descendants as "Others" in Europe. They do so from their own disciplinary backgrounds ranging from Law, Anthropology, Sociology and Political Science to Social Psychology. This unique volume is hence trans-disciplinary in nature, shedding light from different angles on the issue of social and legal processes of categorization. The contributions analyse the continuities between the legal category of foreigner and the category of member of an "ethnicised" and discriminated minority, as apparent legal and social norms, public policies, institutional practices, social interactions and representations, as well as actors' mobilizations, on the European, national, and local level.
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Nombre de pages
203
Date de parution
19/04/2011
Poids
344g
Largeur
160mm
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EAN
9782800415062
Titre
The Others in Europe
Auteur
Réa Andrea ; Bonjour Saskia ; Jacobs Dirk
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
344
Date de parution
20110419
Nombre de pages
203,00 €
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Depuis plus d'un siècle, de manière différente aux Etats-Unis et en Europe, la sociologie a produit des recherches empiriques et forgé des concepts pour comprendre l'immigration. La sociologie de l'immigration traite de trois processus distincts : la mobilité humaine, l'intégration des immigrés et de leurs descendants, et la pluralisation des sociétés contemporaines qui en découle. Cet ouvrage propose une synthèse des travaux américains et européens, notamment français. Il restitue les résultats théoriques et empiriques en les inscrivant dans leur contexte. L'intégration des migrants et de leurs descendants ne correspond pas à un modèle unique. Elle est déterminée socialement et historiquement. Le regard croisé permet de constater la convergence des questions posées et la diversité des réponses concernant la manière dont les sociétés et les Etats incorporent les immigrés et leurs descendants. Si la sociologie de l'immigration est aussi une sociologie de l'Etat, la construction européenne a conduit à des convergences sans pour autant effacer les effets des modèles nationaux.
L'immigration et l'intégration des immigrés sont des objets de passions politiques. Depuis plus d'un siècle, de manière différente aux Etats-Unis et en Europe, et particulièrement en France, la sociologie a proposé des analyses et forgé des concepts pour rendre compte du processus d'installation des migrants et de leur inclusion dans l'espace social et national. Ce livre retrace ces résultats théoriques et empiriques, en les inscrivant dans le contexte dans lequel ils prennent forme. L'installation des migrants et leur inclusion sociale et politique ne correspondent pas à un modèle unique, universel et intemporel. Elles sont, au contraire, profondément inscrites historiquement. De même, l'installation n'est pas l'aboutissement de toutes les migrations. De nouvelles migrations apparaissent qui appellent de nouveaux modèles. Un regard croisé sur les sociologies américaine et européenne, surtout française, permet de constater la convergence des questions posées et la diversité des réponses concernant la manière dont les sociétés civiles et les Etats incorporent les immigrés et leurs descendants.
Résumé : L'exode de milliers de réfugiés ukrainiens à la suite de l'invasion de leur pays par la Russie en 2022 a suscité de nouveaux élans d'hospitalité de la part de nombreux Belges. Ces initiatives citoyennes s'étaient déjà manifestées en 2015 lors de l'exode de Syriens. Regroupées autour de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, des hommes et des femmes ont ouvert leurs portes à des exilé. e. s dépourvu. e. s de toute ressource. Qui sont ces hébergeuses et hébergeurs ? Est-ce une nouvelle manière de manifester son identité citoyenne et politique ? Pourquoi les autorités politiques sont passées de la criminalisation de leur action et la promotion de leurs actions ? Cet ouvrage tente de répondre ces questions tout en en soulevant de nouvelles.
La représentation de l'Afrique en Amérique du Nord et en Europe est souvent teintée de stéréotypes négatifs. La pauvreté et les conflits armés sont perçus comme les causes de déplacements massifs vers l'Europe et les médias renforcent cette image menaçante en multipliant les récits dramatiques d'exilés, ce qui occulte la diversité des systèmes migratoires africains. En réalité, la majorité des déplacements, motivés par des dynamiques économiques et sociales historiques, se déroule à l'intérieur du continent. Les politiques migratoires européennes et les représentations médiatiques tendancieuses négligent la complexité des mobilités africaines, contribuant à une vision erronée des flux migratoires. Cet ouvrage collectif renouvelle donc une analyse par trop convenue et ouvre des perspectives inexplorées jusqu'alors.
Résumé : En Europe, l'entrée dans le XXIe siècle a dévoilé d'impressionnantes dynamiques politiques et électorales. La Belgique et son système de partis n'échappent pas à ces mouvements : longueur exceptionnelle dans la formation des exécutifs, volatilité électorale accrue, fragmentation du système politique, augmentation de la défiance envers le politique dans plusieurs parties de la société... L'ambition de cet ouvrage est néanmoins d'analyser les événements et les changements contemporains dans une perspective plus profonde que le temps court. La configuration actuelle du système politique belge et de ses acteurs a beaucoup évolué, mais des constantes peuvent aussi être mises en évidence. Dans une analyse des transformations de la vie politique et du système politique depuis l'indépendance de la Belgique et en mobilisant les clivages qui ont structuré les débats et les choix politiques, l'auteur isole six grandes phases : 1830-1893, 1894-1918, 1919-1945, 1946-1965, 1965-1999 et l'entrée dans le XXIe siècle. Ce sont ces six temps de l'histoire politique belge qui sont décortiqués dans cette toute nouvelle édition. Bien sûr, comme dans tout découpage chronologique, les frontières entre les différentes étapes temporelles sont poreuses. Il importe d'approcher les évolutions dans une optique dynamique où, sans être légion, les ruptures n'en sont pas moins essentielles. Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB), où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la vie politique belge et européenne.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.
A des fins didactiques, l'ouvrage est décomposé en sept chapitres. Le premier porte sur l'histoire de la discipline, sur la définition de son champ d'investigation et sur les règles de base à respecter. Le deuxième présente le coeur de la science politique : le pouvoir politique et son évolution. Le troisième se fixe sur l'étude des régimes politiques : les régimes autoritaires, hybrides, totalitaires et démocratiques. Les chapitres suivants sont une plongée dans le fonctionnement de la démocratie représentative. Le quatrième porte sur les règles qui entourent le vote et l'élection, en particulier les modes de scrutin. Le cinquième traite de l'acte principal qui légitime la démocratie représentative, l'élection au suffrage universel. Qui vote, pour quoi et pourquoi ? Mais aussi, qui ne vote pas et pour quelles raisons ? Le sixième a trait à ces acteurs majeurs de la démocratie représentative que sont les partis politiques. Comment évoluent-ils ? Sur quelles idéologies fondent-ils leur action ? Enfin, le dernier chapitre aborde la très grande diversité, au fond et dans leur expression, des formes de participation dans les sociétés.