Le regard souverain. Les plans-reliefs dans les collections du Palais des Beaux-Arts de Lille
Raymond Florence ; Tourte Dominique
INVENIT
16,00 €
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EAN :9782376800293
Après l'atrium en 2017, le Palais des Beaux-Arts de Lille a entrepris la rénovation complète de la salle des plans-reliefs. Nouvel éclairage, nouvelle signalétique, nouvelle médiation, les oeuvres seront révélées en mars 2019 sous un regard neuf et original. La collection entière a été restaurée et la salle rénovée, une première depuis sa création en 1997. L'esprit d'origine a été conservé, mais la présentation est aujourd'hui enrichie de nombreux contenus et de points de vue contemporains. Conçus dès 1668 pour Louis XIV, les plans-reliefs sont des maquettes réalisées entre le XVIIe et le XIXe siècle destinées à la stratégie militaire ; faites de bois, papier aquarellé, poudres de soie, sable et à l'échelle 1/600e (1mm = 60 cm), elles restituent avec un exceptionnel sens du détail les villes fortifiées et leurs campagnes alentour afin de donner un aperçu complet du terrain. Fruits de prouesses techniques anciennes, elles demeurent les témoins précieux des mutations urbaines et de l'évolution européenne de notre territoire. Les quatorze plans-reliefs (six villes françaises : Aire-sur-la-Lys, Avesnes-sur-Helpe, Bergues, Calais, Gravelines, Lille ; sept belges : Ath, Audenarde, Charleroi, Menin, Namur, Tournai, Ypres ; une néerlandaise : Maastricht), ont été déposés à Lille par l'Etat au cours des années 1980, sous l'impulsion de Pierre Mauroy, alors Premier Ministre et Maire de la ville. A destination du grand public, l'ouvrage à paraître fait état des dernières recherches sur ces réalisations exceptionnelles et s'ouvre également à une dimension sensible en laissant la parole à 14 écrivaines et écrivains qui chacun à leur façon s'approprient l'un de ces plans.
Nombre de pages
143
Date de parution
12/04/2019
Poids
770g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782376800293
Titre
Le regard souverain. Les plans-reliefs dans les collections du Palais des Beaux-Arts de Lille
Auteur
Raymond Florence ; Tourte Dominique
Editeur
INVENIT
Largeur
240
Poids
770
Date de parution
20190412
Nombre de pages
143,00 €
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Dereymaeker Nathalie - Raymond Florence - Denys Ca
Le plan-relief de Lille est un objet passionnant, à la fois outil militaire et objet de pouvoir. IL est surtout une représentation riche et détaillée de la ville de Lille au 18e siècle. Récemment, le plan-relief de Lille a été au coeur d'une recherche scientifique en histoire et histoire de l'art ainsi que d'un projet ambitieux en matière de médiation muséale avec le développement d'un outil numérique spécifique. Plongez dans l'histoire de cet objet et découvrez ses caractéristiques qui en font une véritable machine à remonter dans le temps.
Dereymaeker Nathalie ; Raymond Florence ; Denys Ca
Le plan-relief de Lille fait partie de la collection française de maquettes de villes fortifiées initiée sous Louis XIV et poursuivie jusqu'à Napoléon III. L'objet a connu une histoire mouvementée depuis sa fabrication à Lille en 1743.Véritable machine à remonter le temps, le plan-relief livre des informations irremplaçables sur la ville au 18e siècle et la précision de la représentation urbaine charme tous ceux qui l'admirent.Grâce à un vaste chantier de restauration, les 14 plans-reliefs déposés par L'Etat au Palais des Beaux-Arts ont retrouvé leur fraîcheur dans une salle réaménagée. Le plan de Lille a été numérisé et un nouveau dispositif d'exposition le rend désormais plus lisible des visiteurs.
Peintre et inlassable dessinateur, Antoine Watteau (1684-1721) a marqué le XVVIIIe siècle par la grâce et la spontanéité de son art. Il a lui-même pratiqué la gravure, créant de frêles eaux-fortes dont seuls de rares tirages ont été conservés. Mais c?est surtout à des interprètes que l?on doit de posséder plus de 600 planches d?après ses dessins et ses peintures. L?initiative en revient à son ami et protecteur Jean de Jullienne, riche entrepreneur de teinture et amateur distingué, qui, de 1724 à 1735, mobilisa graveurs et éditeurs pour proposer à la vente des estampes reliées en quatre volumes, hommage posthume à l?artiste trop tôt disparu. Véritable creuset de jeunes talents, cette entreprise remarquable participa à la diffusion dans toute l?Europe du style rocaille dont Watteau fut l?un des principaux instigateurs. Watteau dessinateur a été servi par le talent du jeune Boucher, principal interprète des Figures de différents caractères. Quant aux peintures, certaines fort riches comme L?Embarquement pour Cythère ou L?Enseigne de Gersaint, elles requéraient des praticiens professionnels sachant manier le burin aussi bien que l?eau-forte. Parmi eux, on compte les meilleurs graveurs du temps: Tardieu, Cochin le Père, Laurent Cars, Aveline, Le Bas, qui ont su rendre la touche sensible du maître, la légèreté de ses frondaisons, la vibration de la lumière. Le Recueil Jullienne est l?occasion de pénétrer dans l?univers de Watteau, mais aussi de découvrir une aventure éditoriale singulière, née dans le cercle actif des mécènes et des marchands d?estampes du XVIIIe siècle. Pour illustrer le propos, on a eu recours principalement à la collection Edmond de Rothschild au musée du Louvre qui possède, en plus du Recueil en quatre volumes, un fonds rare de feuilles « avant la lettre » encore peu connues. Quelques tableaux et dessins de Watteau, comme Les Deux Cousines ou Le Rémouleur, sont placés en regard des gravures qu?ils ont inspirées. Enfin, une étude sur les conditions matérielles de fabrication, incluant les techniques de report et la qualité du papier complète l?ouvrage.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.
Agnès Dubart a choisi pour médium essentiel la gravure, un art du multiple dont la nature généreuse convient particulièrement à cette artiste ouverte sur le monde. En explorant les deux registres que sont la gravure à l'eau-forte et la gravure sur bois, elle développe deux univers particuliers ; dans le premier, aérien, sa pointe légère accroche des éléments fugaces par une écriture vive ; dans le second, tellurique et plus physique, elle dit tout son attachement à la matière. Là se situe l'artiste, qui déclare trouver son propre équilibre entre l'air et la terre à travers un art dont elle veut faire son lien au monde. "La presse c'est mon ancre sur terre, un moyen de fixer le volatile". Les personnages qu'Agnès Dubart fait vivre sont portés par l'onde ; ils volent, s'enracinent, irradient. Dans son oeuvre, elle dit la recherche de soi, mettant en image un monde à la fois intérieur et heureusement trivial, par l'expression du corps.