Confluences Méditerranée N° 2, hiver 1992 : La sécurité en Méditerranée
Ravenel Bernard
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782738413024
Une voix libre. Arabe avant tout. Hala Kodmani. Reconnaître avant tout sa propre image. Théo Klein. Son départ laisse sur nos coeurs un amas de cendres..." Mahmoud Darwish. "Je vais vous dire, en toute franchise..." Hamadi Essid. La sécurité en Méditerrannée Mer commune, sécurité commune. Bernard Ravenel. Vers un nouveau concept de sécurité. Marc Bonnafous. CSCM : un projet pour la paix. Pascal Fenaud, Eric Remacle. Espagne : une redécouverte de la Méditerranée. Esther Barbé. Yougoslavie : un modèle de déstabilisation. Bernard Dréano. Grèce : volonté de détente et perspectives de turbulences. Kalliope Joséphidès. Turquie : Rumeli et Anadolu Hisar. Jean-Marie Demaldent. La fin des stratégies nationales dans le monde arabe. Borhane Ghalioun. Israël : l'obsession de la sécurité. Général Yeoshua Saguy, Général Ouri. Palestine : pas de sécurité sans paix. Ilan Halévi. Maroc : avis de tempête. Jean-François Clément. Le conflit israélo-palestinien après Madrid. "Il nous faut vivre ensemble..."Yossi Beilin, Ibrahim Dakkak. L'enseignement palestinien en danger. Paul Kessler. Moscou-Tel Aviv : espoir et nostalgie. Marina Solotkina. Deux cités en une : Marrakech et Jérusalem, même amour. Shlomo Elbaz.
Nombre de pages
175
Date de parution
01/01/1992
Poids
292g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738413024
Titre
Confluences Méditerranée N° 2, hiver 1992 : La sécurité en Méditerranée
ISBN
2738413021
Auteur
Ravenel Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
292
Date de parution
19920101
Nombre de pages
175,00 €
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Dans sa lutte désormais centenaire, le peuple palestinien, colonisé par le mouvement sioniste, a traversé plusieurs périodes correspondant à des contextes géopolitiques très différents : l'empire ottoman, le mandat britannique, la création de l'Etat d'Israël, l'expulsion de la majorité de sa population - la Nakba -, le développement du mouvement nationaliste arabe et la constitution d'Etats arabes indépendants. Ces bouleversements ont failli faire disparaître la Palestine comme sujet politique autonome sur la scène internationale. Confronté à un ennemi puissant soutenu par les principales puissances impériales du XXe siècle (Grande-Bretagne, Etats-Unis), mais aussi stimulé par le mouvement mondial d'émancipation des peuples colonisés, le mouvement national palestinien a cru un moment nécessaire et possible d'obtenir la libération par une lutte armée de longue durée soutenue en particulier par le monde arabe. Il a perdu ce pari aux prix d'énormes destructions humaines et matérielles. Une volonté intacte de résistance l'a amené à tirer les leçons de ses échecs politiques et militaires et à s'engager dans une résistance populaire non-violente qui a fait l'admiration des peuples du monde dominé et ouvert la voie au "Printemps arabe". Prenant essentiellement la voie douloureuse et patiente d'une désobéissance civile de masse que désormais prône Marwan Barghouti, le Mandela palestinien toujours emprisonné, cette résistance devrait permettre au peuple palestinien d'espérer être libéré de l'occupation militaire israélienne condamnée par la quasi totalité de la communauté internationale.
Soutien à la lutte de libération algérienne et vietnamienne, immersion dans Mai 68 qui a posé la question de la " rupture révolutionnaire ", deux voyages d'" étude " au Chili de l'Unité populaire en 1972 et 1973, ensuite chargé de suivre la question palestinienne (" voyages " en Israël et en Palestine), enfin implication totale dans la bataille non-violente contre les euromissiles en Méditerranée... Tel est le contexte qui m'a amené, progressivement, à m'interroger sur la question de la violence et de la non-violence et bientôt à assumer le choix de la non-violence. Ce choix n'est pas d'abord un choix philosophique, ni issu de lectures spécifiques, il est le produit d'une expérience militante intensément vécue, accompagnée et suivie d'une réflexion politique et théorique. Il s'agit d'un choix qui n'atténue en rien l'objectif d'une transformation d'ensemble de la société, d'un processus de réformes de structures mené par un mouvement démocratique de masse...
De manière parfois imperceptible, au cours des années 80, se sont rassemblées en Méditerranée, "frontière Sud de l'Europe", les conditions d'un vaste affrontement multiforme entre le Nord enrichi et le Sud appauvri. En Europe même le racisme qui s'exerce contre les immigrés sud-méditerranéens, constitue une première manifestation de ce conflit. L'histoire des rapports de la France avec l'espace méditerranéen est une première approche nécessaire pour saisir sur une longue période l'évolution qui aboutit à la situation actuelle. Mais la lecture des relations stratégiques qui se sont établies depuis 1945 montre combien le Nord c'est-à-dire les Etats-Unis, l'Europe Occidentale et Israël - entend maintenir par la force un statu quo - on dit la "stabilité" - de moins en moins accepté par les peuples de la région. En dernière analyse cette volonté de domination n'est-elle pas en même temps la volonté de maintenir et d'imposer un modèle de développement dont les conséquences dévastatrices sur le système agro-alimentaire et sur l'écosystème marin tendent à devenir irrémédiablement dramatiques et à condamner à mort toute une région ? La dissuasion militaire pour éviter le risque de guerres terroristes d'un nouveau type ne résoudrait rien. Le repli sur soi non plus. Alors, quelle politique, les forces progressistes, les mouvements de libération, les écologistes, les pacifistes, les féministes, les anti-racistes, les mouvements de défense des droits de l'homme, des deux rives, seront-ils en état de mener pour contrecarrer les effets les plus meurtriers d'un système d'exploitation et de discrimination qui risque de détruire irréversiblement le berceau des civilisations ? Un enjeu décisif pour l'avenir de l'Europe.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...