De manière parfois imperceptible, au cours des années 80, se sont rassemblées en Méditerranée, "frontière Sud de l'Europe", les conditions d'un vaste affrontement multiforme entre le Nord enrichi et le Sud appauvri. En Europe même le racisme qui s'exerce contre les immigrés sud-méditerranéens, constitue une première manifestation de ce conflit. L'histoire des rapports de la France avec l'espace méditerranéen est une première approche nécessaire pour saisir sur une longue période l'évolution qui aboutit à la situation actuelle. Mais la lecture des relations stratégiques qui se sont établies depuis 1945 montre combien le Nord c'est-à-dire les Etats-Unis, l'Europe Occidentale et Israël - entend maintenir par la force un statu quo - on dit la "stabilité" - de moins en moins accepté par les peuples de la région. En dernière analyse cette volonté de domination n'est-elle pas en même temps la volonté de maintenir et d'imposer un modèle de développement dont les conséquences dévastatrices sur le système agro-alimentaire et sur l'écosystème marin tendent à devenir irrémédiablement dramatiques et à condamner à mort toute une région ? La dissuasion militaire pour éviter le risque de guerres terroristes d'un nouveau type ne résoudrait rien. Le repli sur soi non plus. Alors, quelle politique, les forces progressistes, les mouvements de libération, les écologistes, les pacifistes, les féministes, les anti-racistes, les mouvements de défense des droits de l'homme, des deux rives, seront-ils en état de mener pour contrecarrer les effets les plus meurtriers d'un système d'exploitation et de discrimination qui risque de détruire irréversiblement le berceau des civilisations ? Un enjeu décisif pour l'avenir de l'Europe.
Nombre de pages
290
Date de parution
17/04/1992
Poids
484g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738406224
Titre
Méditerranée, le Nord contre le Sud ?
ISBN
273840622X
Auteur
Ravenel Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
484
Date de parution
19920417
Nombre de pages
290,00 €
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Dans sa lutte désormais centenaire, le peuple palestinien, colonisé par le mouvement sioniste, a traversé plusieurs périodes correspondant à des contextes géopolitiques très différents : l'empire ottoman, le mandat britannique, la création de l'Etat d'Israël, l'expulsion de la majorité de sa population - la Nakba -, le développement du mouvement nationaliste arabe et la constitution d'Etats arabes indépendants. Ces bouleversements ont failli faire disparaître la Palestine comme sujet politique autonome sur la scène internationale. Confronté à un ennemi puissant soutenu par les principales puissances impériales du XXe siècle (Grande-Bretagne, Etats-Unis), mais aussi stimulé par le mouvement mondial d'émancipation des peuples colonisés, le mouvement national palestinien a cru un moment nécessaire et possible d'obtenir la libération par une lutte armée de longue durée soutenue en particulier par le monde arabe. Il a perdu ce pari aux prix d'énormes destructions humaines et matérielles. Une volonté intacte de résistance l'a amené à tirer les leçons de ses échecs politiques et militaires et à s'engager dans une résistance populaire non-violente qui a fait l'admiration des peuples du monde dominé et ouvert la voie au "Printemps arabe". Prenant essentiellement la voie douloureuse et patiente d'une désobéissance civile de masse que désormais prône Marwan Barghouti, le Mandela palestinien toujours emprisonné, cette résistance devrait permettre au peuple palestinien d'espérer être libéré de l'occupation militaire israélienne condamnée par la quasi totalité de la communauté internationale.
Soutien à la lutte de libération algérienne et vietnamienne, immersion dans Mai 68 qui a posé la question de la " rupture révolutionnaire ", deux voyages d'" étude " au Chili de l'Unité populaire en 1972 et 1973, ensuite chargé de suivre la question palestinienne (" voyages " en Israël et en Palestine), enfin implication totale dans la bataille non-violente contre les euromissiles en Méditerranée... Tel est le contexte qui m'a amené, progressivement, à m'interroger sur la question de la violence et de la non-violence et bientôt à assumer le choix de la non-violence. Ce choix n'est pas d'abord un choix philosophique, ni issu de lectures spécifiques, il est le produit d'une expérience militante intensément vécue, accompagnée et suivie d'une réflexion politique et théorique. Il s'agit d'un choix qui n'atténue en rien l'objectif d'une transformation d'ensemble de la société, d'un processus de réformes de structures mené par un mouvement démocratique de masse...
Une voix libre. Arabe avant tout. Hala Kodmani. Reconnaître avant tout sa propre image. Théo Klein. Son départ laisse sur nos coeurs un amas de cendres. . ". Mahmoud Darwish. "Je vais vous dire, en toute franchise. . ". Hamadi Essid. La sécurité en Méditerrannée Mer commune, sécurité commune. Bernard Ravenel. Vers un nouveau concept de sécurité. Marc Bonnafous. CSCM : un projet pour la paix. Pascal Fenaud, Eric Remacle. Espagne : une redécouverte de la Méditerranée. Esther Barbé. Yougoslavie : un modèle de déstabilisation. Bernard Dréano. Grèce : volonté de détente et perspectives de turbulences. Kalliope Joséphidès. Turquie : Rumeli et Anadolu Hisar. Jean-Marie Demaldent. La fin des stratégies nationales dans le monde arabe. Borhane Ghalioun. Israël : l'obsession de la sécurité. Général Yeoshua Saguy, Général Ouri. Palestine : pas de sécurité sans paix. Ilan Halévi. Maroc : avis de tempête. Jean-François Clément. Le conflit israélo-palestinien après Madrid. "Il nous faut vivre ensemble. . ". Yossi Beilin, Ibrahim Dakkak. L'enseignement palestinien en danger. Paul Kessler. Moscou-Tel Aviv : espoir et nostalgie. Marina Solotkina. Deux cités en une : Marrakech et Jérusalem, même amour. Shlomo Elbaz.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.