Au nom du réalisme. Usage(s) politique(s) d'un mot d'ordre
Bikialo Stéphane ; Rault Julien
UTOPIA
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EAN :9782919160280
Que dit-on exactement au nom du réalisme ? De quoi le réalisme est-il le nom ? A qui et à quoi sert-il ? Si le réalisme implique un ça va de soi, les auteurs de ce livre démontrent en revanche que le mot, tel qu'il est employé, ne va jamais de soi. Autrefois élément de distinction entre pensée de droite et pensée de gauche, le réalisme apparaît aujourd'hui comme un mot-repère traduisant la dilution, recherchée par certains, des clivages traditionnels. Omniprésent depuis quelques décennies, y compris dans les discours dits de gauche, il est devenu une injonction qui témoigne notamment de la dérive du parti socialiste. Car Réalisme est d'abord un mot de pouvoir, au sens où il est une arme de déconsidération massive : le brandir, c'est abolir et anéantir aussitôt toute alternative, tout discours d'opposition ; l'invoquer, c'est renvoyer immédiatement l'autre à ses idéaux, à son utopisme. Le réalisme n'admet pas la réplique. Il est donc aussi une injonction à ne pas concevoir ni à revendiquer la possibilité d'autres mondes, d'autres voies. C'est une assignation à se soumettre, à dire oui au monde tel qu'il est. Ou, désormais, au monde tel qu'il va, dissimulant, sous l'invocation du changement et de l'adaptation nécessaire, la perpétuelle reproduction du statu quo. Des années 1930-1940 à Manuel Valls, de Michel Rocard à Emmanuel Macron, cet ouvrage se propose de mieux comprendre les usages qui fondent le pouvoir d'un mot d'ordre, un mot de et du pouvoir.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
112
Date de parution
03/02/2018
Poids
100g
Largeur
110mm
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EAN
9782919160280
Titre
AU NOM DU REALISME
Auteur
Bikialo Stéphane ; Rault Julien
Editeur
UTOPIA
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110
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100
Date de parution
20180203
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112,00 €
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Cet ouvrage sur et avec Marie Cosnay inaugure la nouvelle collection de création/recherche Bruits de Langues ; il est aussi le premier livre critique consacré à son oeuvre. Ouvrage polyphonique composé à partir d'échanges multiples entre l'autrice et les contributeurs, il propose une pluralité d'accès à une oeuvre devenue incontournable dans le paysage littéraire contemporain. Au cours des échanges, Marie Cosnay revient sur la part fictionnelle, autobiographique et documentaire de son oeuvre, sur l'importance pour elle des récits historiques et quotidiens, sur son travail de traduction et de réécriture des mythes. Les violences de l'Histoire : corps maltraités, enfance déniée, ruptures des liens sociaux, pertes d'identité sont autant de thèmes qui traversent son oeuvre. Les récits de ou sans frontières sont pour Marie Cosnay un lieu d'accueil, d'hospitalité, de recherche aussi. A la fois une nécessité et une responsabilité.
Depuis les années quatre-vingt, la littérature a retrouvé un intérêt pour le travail qu'elle avait perdu depuis des décennies. Effet "d'un retour au réel" qui pousse les écrivains contemporains sur les voies du témoignage, de la mémoire, de l'enquête et de l'entretien : autant de pratiques qui suscitent des formes d'écriture autant qu'elles constituent des rapports au monde social. Aussi les oeuvres qui en émergent n'ont-elles rien à voir avec une résurgence du naturalisme ou de l'engagement. Le monde des ouvriers, des employés et des cadres, observé, décrit, raconté ou fictionné pour lui-même, n'est pas un objet comme un autre, mais un de ceux qui ont le plus contribué à renouveler les formes narratives depuis trente ans en France et ailleurs dans le monde. Entre autres raisons parce que c'est un objet de langage : dans un monde où l'entreprise a imposé ses normes à la langue, le roman, comme la poésie, doit inventer les formes qui rendent toute sa puissance critique à la pensée.
N'est-il pas naïf ou paradoxal de se pencher aujourd'hui sur une hypothétique culture de la paix, alors que les conflits sanglants ne cessent de se multiplier ? Alors que, même sur le continent européen où a été élaborée en 1945 la Déclaration universelle des droits de l'homme, la guerre a refait son apparition ? Les conquêtes territoriales, religieuses, culturelles ou économiques, seraient-elles toujours plus fortes que la volonté des peuples de vivre en paix ? La violence et la guerre sont-elles consubstantielles à l'espèce humaine et devons-nous nous contenter de les rendre un peu moins barbares et de limiter le nombre de morts ? Aujourd'hui, des gouvernements aussi puissants que ceux des Etats-Unis, de la Russie et d'Israël déclarent ouvertement qu'ils ne respecteront pas ou plus les instances et les règlements internationaux liés aux droits humains. Mais c'est justement lorsque le contexte n'est pas favorable qu'il ne faut pas céder au défaitisme et oeuvrer à déconstruire les idées reçues sur ces violences qui sont en fait culturelles et non naturelles. Après cette déconstruction, cet ouvrage propose des pistes pour décliner cette culture de la paix à laquelle l'ensemble de l'humanité aspire : comment et sur quelles bases redonner du pouvoir aux instances internationales, dépasser le concept de l'Etat-nation, prévenir les conflits, restituer la primauté au vivant, quels rôles pour l'éducation, l'économie, la culture...? Nous proposons une autre forme de combat, non-violent et culturel cette fois, afin, pour reprendre la célèbre formule du sociologue Marcel Mauss, de "savoir s'opposer sans se massacrer".
Comment mettre en oeuvre la véritable protection sociale de demain ? Depuis une dizaine d'années, l'idée d'un revenu, d'une allocation universelle creuse son chemin et fait l'objet de débats et publications diverses, démontrant que l'intérêt pour cette question dépasse les cercles universitaires. Mais cette profusion est également révélatrice des controverses que cette proposition suscite. Récemment, en 2017 en France, un candidat à l'élection présidentielle l'a popularisée et même le pape François s'y est dit favorable.
Résumé : A travers la dénonciation de quinze idées reçues, ce livre démontre que la politique de l'immigration, qui s'illustre à travers la question des sans-papiers, est inefficace socialement et économiquement, même par rapport aux propres objectifs qu'elle s'est fixés. En s'appuyant sur les travaux de chercheurs et d'intellectuels, sur les études des associations et sur le rapport 2009 du PNUD, ce livre prouve que cette politique de l'immigration est contraire à l'intérêt de notre pays et plus généralement à celui du monde. La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental. Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. Il est plus que temps, au-delà de la légitime indignation morale, d'amplifier le combat idéologique en dénonçant, avec rigueur et méthode, les idées reçues sur l'immigration. Outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question des sans-papiers, ce livre propose également, à destination des partis de gauche, une nouvelle politique de l'immigration à travers treize mesures fondamentales.
Et si l'on proclamait un droit au revenu? Et si l'on versait à chaque citoyen une allocation de base, sans aucune condition ni contrepartie? L'idée est séduisante et ses avantages nombreux: Baptiste Mylondo en présente dix et nous explique que s'il y a un revenu inconditionnel "de gauche", il y en a aussi un "de droite". Ces deux approches correspondent en fait à des logiques opposées. Mais les objections, qu'elles soient de principe, idéologiques ou financières, ne manquent pas: utopique, pas finançable, techniquement impossible, immoral, plus personne ne voudra travailler, pas de droit sans devoir... Ces critiques sont analysées par l'auteur en s'appuyant sur les nombreux textes, réflexions ou expérimentations réalisées dans différents pays. Ce livre vise à répondre à ces principales objections opposées aujourd'hui au revenu inconditionnel, objections qui restent trop souvent sans réponses du fait de l'absence d'un débat politique éclairé sur laquestion. Un ouvrage indispensable pour qui pense que la crise sociale et environnementale ne pourra pas se résoudre sans une remise en cause profonde des systèmes qui nous ont conduits à cette situation.