Regards sur la vie politique de Madagascar. De 1960 à 2020
Rasolo André ; Ranjeva Raymond
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782140327056
Après avoir retrouvé son indépendance en 1960, la Grande Ile ne parvient pas à consolider ses institutions républicaines. En l'espace d'un demi-siècle, Madagascar a connu quatre républiques dont les Présidents élus au suffrage universel ont tous été renversés avant la fin de leur mandat, soit par la rue, soit par un vote de déchéance. Quel que soit le type du régime, le pouvoir est confronté à l'exercice d'un équilibre instable permanent. Notre île est dotée de richesses incroyables. Mais nous sommes devenus leurs propriétaires appauvris, tout en étant assis sur une mine d'or. Nous voilà devenus l'un des pays les plus pauvres du monde à cause de la corruption, de la mauvaise gouvernance, des violations de l'Etat de droit, des élections falsifiées et de l'instabilité politique. La République de Madagascar est devenue une République de façade.
Nombre de pages
208
Date de parution
06/04/2023
Poids
258g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140327056
Titre
Regards sur la vie politique de Madagascar. De 1960 à 2020
Auteur
Rasolo André ; Ranjeva Raymond
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
258
Date de parution
20230406
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
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Pensées en archipel résulte de rencontres entre universitaires, poètes et artistes venus de Madagascar, de La Réunion, des Antilles françaises et de la région parisienne. Toutes et tous se sont voulus des voyageurs au long cours de la pensée, à l'instar de Jean Paulhan. Toutes et tous se sont fédérés autour d'un concept ? : l'Indianocéanie. Cette notion, géographiquement située mais humainement universelle, promue par l'humaniste Camille de Rauville, retrouve des échos dans la créolisation antillaise. Pouvait-on étendre au monde indo-océanien le principe de la pensée en archipel, thématisée par Edouard Glissant, sans réitérer de manière subreptice des paradigmes coloniaux ?? Si l'insularité est un fait géographique qui peut induire une mentalité singulière, elle est foncièrement une interprétation du monde, faite de représentations locales et d'interférences dans un réseau d'îles pour lesquelles la mer est un lien et non un obstacle. La lectrice ou le lecteur trouvera donc ici un ouvrage résolument interculturel, transversal, humaniste, s'appuyant sur des approches comparatistes et croisées, où sont articulées diverses sciences et disciplines critiques pensant les cultures matérielles et spirituelles ? : archéologie, arts plastiques, esthétique, ethno-esthétique, études cinématographiques, études culturelles, études littéraires, médiation culturelle et philosophie de la culture. Tout cela en regard d'artistes nationaux et internationaux (poésie, peinture, installation, sculpture, musique), à la fois enracinés dans le récit de leur territoire et ouverts aux grands vents de l'histoire mondiale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...