Pensées en archipel résulte de rencontres entre universitaires, poètes et artistes venus de Madagascar, de La Réunion, des Antilles françaises et de la région parisienne. Toutes et tous se sont voulus des voyageurs au long cours de la pensée, à l'instar de Jean Paulhan. Toutes et tous se sont fédérés autour d'un concept ? : l'Indianocéanie. Cette notion, géographiquement située mais humainement universelle, promue par l'humaniste Camille de Rauville, retrouve des échos dans la créolisation antillaise. Pouvait-on étendre au monde indo-océanien le principe de la pensée en archipel, thématisée par Edouard Glissant, sans réitérer de manière subreptice des paradigmes coloniaux ?? Si l'insularité est un fait géographique qui peut induire une mentalité singulière, elle est foncièrement une interprétation du monde, faite de représentations locales et d'interférences dans un réseau d'îles pour lesquelles la mer est un lien et non un obstacle. La lectrice ou le lecteur trouvera donc ici un ouvrage résolument interculturel, transversal, humaniste, s'appuyant sur des approches comparatistes et croisées, où sont articulées diverses sciences et disciplines critiques pensant les cultures matérielles et spirituelles ? : archéologie, arts plastiques, esthétique, ethno-esthétique, études cinématographiques, études culturelles, études littéraires, médiation culturelle et philosophie de la culture. Tout cela en regard d'artistes nationaux et internationaux (poésie, peinture, installation, sculpture, musique), à la fois enracinés dans le récit de leur territoire et ouverts aux grands vents de l'histoire mondiale.
Nombre de pages
240
Date de parution
07/04/2022
Poids
350g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782874499555
Auteur
Genin Christophe ; Andrianaivoarivony Rafolo
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
145
Date de parution
20220407
Nombre de pages
240,00 €
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Mais, au juste, qu'entend-on par "street art" ? Est-ce bien de l'art ? Ou simplement un nouveau genre visuel, un nouveau style, voire une contre-culture ? N'est-il d'ailleurs qu'une affaire d'artiste - ou les artistes ne se retrouvent-ils pas au coeur d'enjeux sociétaux globaux ? Et pourquoi les hommes politiques le pourchassent-ils autant qu'ils veulent le capturer ? C'est à ces questions, et à bien d'autres, que répond magistralement Christophe Genin dans cet ouvrage.
Résumé : Une femme s'expose, se met en scène et prend la parole. Une artiste paraît. Cette féminité fait corps avec son art. Elle est la proclamation d'une identité. Pour exister au regard des autres, elle se donne un nom : Miss.Tic. Cette artiste se joue avec humour du désir et de ses images de séduction stéréotypées. Son oeuvre est l'affirmation d'une femme d'esprit contre toutes les formes de soumission. Christophe Genin, par cet essai, veut cerner l'originalité de Miss.Tic, artiste polymorphe qui allie le mot et l'image, l'aphorisme et le graphisme, et dont la technique particulière - le pochoir - lui permet de passer du poème au dessin, des arts plastiques au design, du musée à la communication visuelle. L'originalité tient également à ce jeu sur le genre féminin, auquel il convient de rendre justice. Miss.Tic, femme de l'être, est la première étude publiée sur Miss.Tic, nourrie de nombreux entretiens avec l'artiste et de photographies originales. Cette édition revue et augmentée couvre l'ensemble de son oeuvre, de 1985 à 2014, en analysant ses diverses formes artistiques, des premiers pochoirs de rue aux dernières toiles, des poèmes aux affiches, et en s'intéressant à l'évolution Rti de son statut social, de l'illégalité vers la reconnaissance officielle.
Résumé : Même si le street art c'est indéniablement devenu une part importante du marché de l'art et un renouvellement de notre univers visuel, il continue de témoigner d'une intelligence de la rue comme rendez-vous de la variété humaine. Des mots d'amour, jetés à même le sol, aux fresques monumentales, des oeuvres à petit budget aux enchères internationales de haut vol, il s'agit d'un phénomène planétaire et contradictoire. Il court dans tous les pays, des plus développés aux plus pauvres, des plus sages aux plus turbulents. Ce phénomène donne lieu à des interprétations contradictoires, des débats d'école qui reposent le plus souvent sur une vision parcellaire. Opposer le graffiti au street art semble relever plus d'une querelle de parts de marché que d'une distinction ontologiquement fondée. Dans nos sociétés policées et policières qui font de la rue un espace sous surveillance, un lieu de contrôle insidieux pour homogénéiser les comportements et anticiper toute forme de dissidence, l'art urbain réintroduit du grain, de la disparité, de la surprise et des rencontres, redonnant des occasions de mélange et d'échange. Il redonne à nos trajectoires, à nos humeurs, à nos songes cette part d'imprévisibilité, et par là même d'incertitude, où flotte un air de liberté.
La Nouvelle revue d'esthétique s'inscrit dans la tradition d'une réflexion sur l'art, réflexion ouverte qui privilégie les oeuvres et tente de les penser pour ce qu'elles montrent. Réflexion qui a pour objet le domaine de l'art avec tout ce qu'il comprend : aussi bien les oeuvres elles-mêmes que le travail qu'engendrent ces oeuvres (critique, histoire, théories) sans oublier le travail culturel que l'art exerce au sein de la société. Pour répondre à cet objectif, chaque numéro comporte un dossier thématique, quelques "varia" accueillant des contributions extérieures, et un large spectre de comptes rendus.
Qui était " René avant Magritte " ? Une énigme, que personne, jusqu'ici, n'avait cherché à éclaircir. C'est ce qu'a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l'investigation qu'il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant les témoins encore vivants de la jeunesse du peintre et en fréquentant les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte-rendu de ce travail colossal de recherche a été rédigé sur le ton d'une enquête policière. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du " Pays noir " de Charleroi puis à Bruxelles, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère - tout ce passé dont le peintre refusera toujours de parler - et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière et le choc de la découverte du Chant d'amour de Giorgio de Chirico. Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l'esprit subversif d'un " Ceci n'est pas une pipe ", véritable manifeste surréaliste, en germe dans l'enfance et la jeunesse turbulentes de René Magritte. Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l'enquête de terrain et permettent d'éclairer d'un jour totalement nouveau une oeuvre qui ne cesse de nous interpeller. De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu'il a fréquentés, enrichissent l'intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte.
Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l'époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s'entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l'amour (l'inaccessible Hanska), de l'immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l'Italie fasciste)... Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L'un et l'autre vont l'aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d'une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ?