Qu'est-ce qu'un cas ?. Explorer les fondements de l'enquête en sciences sociales
Ragin Charles ; Becker Howard
SCHWABE
60,00 €
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EAN :9783796541735
De quoi un cas est-il le cas ? Cette question hante l'ouvrage dirigé par Charles Ragin et Howard Becker. Délaissant les débats classiques sur la généralisation et le rôle de la théorie dans l'étude de cas, il nous invite à réfléchir à ce qu'est " faire casA ". Quelle que soit la modalité mise en oeuvre, par déduction, induction ou abduction, l'opération du " faire casA " est centrale, épistémologiquement et méthodologiquement, pour saisir l'intérêt de l'étude de cas en sciences sociales. En s'attachant à ouvrir l'idée de cas et donc à ne pas restreindre celui-ci à la seule étude monographique, ni d'ailleurs à la seule approche qualitative, cet ouvrage repose sur un choix explicite et clairA : tenter d'expliciter les procédures par lesquelles on constitue un cas en liant ses particularités à des éléments plus généraux et ceci en rendant compte de l'extrême variété des façons d'y parvenir.
Nombre de pages
324
Date de parution
28/12/2021
Poids
500g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9783796541735
Titre
Qu'est-ce qu'un cas ?. Explorer les fondements de l'enquête en sciences sociales
Auteur
Ragin Charles ; Becker Howard
Editeur
SCHWABE
Largeur
150
Poids
500
Date de parution
20211228
Nombre de pages
324,00 €
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La papyrologie arabe, discipline jeune, s?attache patiemment à publier des documents dispersés dans les collections du monde entier. Ces documents trouvés pour la plupart au hasard de fouilles clandestines, doivent être soumis à une exploration rigoureuse afin d?en restituer l?origine, le sens et le contexte. Ils éclairent vivement la vie matérielle et mentale des gens ordinaires, citadins et ruraux, qui habitaient en Egypte dans les premiers siècles de l?époque arabe ; individus négligés par les autres sources, car ces dernières émanaient pour la plupart des milieux dirigeants ou des cercles proches de ceux-ci. Yusuf Ragib, papyrologue arabe réputé, édite, traduit et commente ici huit papiers et parchemins découverts à la fin du XIXe siècle, conservés à Londres et Berlin, et provenant d?un village du sud de l?oasis du Fayyum. La moitié de ces documents sont inédits ; les autres devaient être rassemblés et vérifiés minutieusement pour améliorer la compréhension de l?ensemble. Cinq d?entre eux concernent les biens d?une famille musulmane, les Banu Barmuda, les trois autres sont des contrats de mariage et de répudiation, rédigés durant la même période : le XIe siècle. Ils enrichissent notre connaissance de la vie matérielle et des conditions économiques de petits propriétaires fonciers, ainsi que du cadre juridique dans lequel s?inscrivait leur existence : règles de droit et formules notariales, suivies pour les ventes d?immeubles comme pour les mariages et répudiations. Le dernier acte de mariage révèle l?opulence d?un émir bédouin, qui prospérait grâce à la protection tarifée qu?il imposait au village.
A la différence des Archives du monde arabe, les chancelleries européennes ont conservé de nombreux traités de paix et de commerce passés au Moyen Age avec les Etats musulmans. La Bibliothèque nationale de Paris renferme en particulier un document particulièrement riche et éclairant, le traité de paix passé le 15 avril 1339 à Tlemcen entre le souverain mérinide Abû I-Hasan Ali, alors au faîte de sa puissance militaire, et les ambassadeurs de Jacques III, roi de Majorque. Le traité jette une vive lumière sur les relations politiques et économiques entre les Etats riverains de la Méditerranée occidentale et sur le discours diplomatique qui les traduit. Le Maroc mérinide constituait pour le roi de Majorque un recours et un allié contre son suzerain, son parent et ennemi Pierre IV d'Aragon. l'alliance projetée ne sera pas conclue, et le royaume de Majorque annexé en 1343 à l'Aragon.
Partant de points de vue théoriques et disciplinaires variés, cet ouvrage mobilise la notion de prudence ou de « sagesse pratique » pour penser le travail social contemporain. Loin des principes tels que l'efficience, la performance, l'objectivité ou la prévisibilité du travail, la notion de prudence porte l'attention sur la singularité, la complexité, l'incertitude ou encore la vulnérabilité qui caractérisent le travail social. Les contributions réunies proposent une immersion dans différents champs d'activité (service social, animation, éducation, travail social en milieu scolaire) et mettent au jour la multiplicité des registres d'actions et de connaissances mobilisés au quotidien. Les savoir-faire professionnels sont-ils toujours cadrés par des « pouvoir-faire » organisationnels ? Comment les professionnel-le-s définissent-ils et elles les priorités, quels sont les arbitrages opérés en situation de travail ? Les espaces de délibération professionnels sont-ils suffisants pour parer l'incertitude, pour limiter au mieux les dommages à autrui, pour réfléchir aux finalités de l'activité ...
Mulhouse et Bâle sont étroitement liées depuis des siècles - politiquement, économiquement et culturellement. La Réforme en particulier a profondément façonné leur relation et a marqué un tournant décisif dans leur développement. Cette publication met en lumière la manière dont les idées de la Réforme ont influencé les échanges entre les deux villes et modifié leurs structures sociales. Parallèlement, d'autres processus historiques tels que l'industrialisation et la coopération transfrontalière sont analysés. Des scientifiques de renom montrent comment la continuité et le changement se reflètent dans l'histoire de Mulhouse et de Bâle et quelle importance la Réforme a eu pour leur identité commune.
Dans le contexte de la guerre de résistance menée par la Prusse contre les troupes napoléoniennes, au lendemain de la débâcle de Iéna, Fichte, champion de l'idéalisme, s'est passionné pour Machiavel, champion du réalisme, et s'est appliqué à le réhabiliter. Il a lu ses oeuvres, en a traduit d'importants extraits, les a accompagnés d'un commentaire célébrant la " vision plus sérieuse et plus forte de l'art politique " qu'il a cru trouver chez le Florentin. Quel est le sens de cette rencontre détonante entre deux modèles que l'on pourrait incliner à considérer comme diamétralement opposésA ? Y avait-il place pour un moment machiavélien dans la pensée fichtéenne, ou ce rapprochement incongru est-il le signe d'un profond remaniement, dû éventuellement à la pression des événements ? Derrière ces questions s'en profile une autre, plus fondamentale, concernant la nature même de la science politique : cette discipline, dans son louvoiement toujours hasardeux entre l'antirationalisme juridique comme triomphe de l'historicisme et une politique entièrement soumise aux impératifs de la raison, possède-t-elle une véritable consistance ? Les contributions réunies dans ce recueil, qui offre le premier dossier consacré à la lecture par Fichte de Machiavel, s'appliquent, chacune dans une perspective propre, à apporter un éclairage sur cette problématique, sans perdre de vue la question de l'actualité de ce débat.