Université ou anti-université. Les humanités dans l'idée de formation supérieure
Quintili Paolo ; Cappa Carlo ; Palomba Donatella
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782343106076
Cet ouvrage questionne le rôle des humanités dans la construction des idées d'université qui ont marqué le développement de l'enseignement supérieur en Europe. Il est le résultat d'un projet de recherche, à la fois culturel et politique, qui tente de répondre aux défis du scénario actuel de l'université, où les humanités vivent un moment de crise très problématique, surtout face à l'affirmation d'une vision de l'enseignement supérieur centrée sur la rentabilité de la recherche et de l'instruction. Les essais ici réunis et présentés sont les actes du colloque organisé par le Collège international de philosophie, qui a eu lieu les 14 et 15 octobre 2015 à la Maison Heinrich Heine de la Cité universitaire de Paris. Les différents essais mettent à l'épreuve une approche fondée sur l'analyse conceptuelle des idéaux éducatifs qui ont nourri les idées d'université pendant plusieurs siècles, en cherchant à comprendre de façon critique la richesse possible de notre tradition humaniste. Dans son ensemble polyphonique, le volume s'offre comme un projet structurellement in fieri : la présentation de pistes de recherche sur le rôle des humanités, de la philosophie et des arts dans l'enseignement supérieur, pour redécouvrir, à partir des textes et des réflexions qui ont fondé et transformé leur statut, les possibilités positivement critiques de ces disciplines dans le scénario problématique et en changement vertigineux de l'éducation européenne.
Nombre de pages
214
Date de parution
22/11/2016
Poids
268g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343106076
Titre
Université ou anti-université. Les humanités dans l'idée de formation supérieure
Auteur
Quintili Paolo ; Cappa Carlo ; Palomba Donatella
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
268
Date de parution
20161122
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
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Le mot "rationalisme" et le concept correspondant sont une invention de la modernité, issue des philosophies de Descartes et Spinoza et de leurs interlocuteurs polémiques. Le terme n'entre en usage qu'au XIXe siècle (1803). Cependant, la "chose" dont il est signe existe depuis l'origine de la pensée occidentale : la raison (logos) : procédure d'explication, guide de la conduite, évaluation des situations individuelles. Cette "chose" problématique change de forme, de valeur et de sens, suivant les époques et les contextes historico-culturels. Aujourd'hui ce rationalisme, sous ses nombreux avatars, n'est plus tellement à la page, tout en représentant la partie meilleure de la tradition de la pensée occidentale. Ce volume réunit plusieurs interventions aux séminaires que l'auteur a organisés sur ce sujet au Collège International de Philosophie à Paris, de 2010 à 2016.
Quintili Paolo ; Lèbre Jérôme ; Jiang Dandan ; Pau
La philosophie contemporaine et la phénoménologie du corps, en visant à rendre le corps plus multiple, plus habité par l'altérité y compris technique (Derrida, J.-L. Nancy), ont fait évoluer profondément le problème du lien entre âme et corps. Ces perspectives ont introduit dans le débat d'origine cartésienne des variantes liées à l'art, l'écriture et l'environnement. Orient et Occident se retrouvent ainsi confrontés à un corps aux multiples « décors », qui le spécifient, l'entourent, l'enrichissent.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...