Quintili Paolo ; Lèbre Jérôme ; Jiang Dandan ; Pau
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343161976
La philosophie contemporaine et la phénoménologie du corps, en visant à rendre le corps plus multiple, plus habité par l'altérité y compris technique (J. Derrida, J.-L. Nancy), ont fait évoluer profondément le problème du lien entre "l'âme" et le corps ; et cela au-delà des contours de la problématique marquée par les recherches cognitives du XXe siècle, qui ont pourtant donné une accélération remarquable à l'étude des rapports entre le cerveau et la machine corporelle. Ces perspectives ont introduit dans le cadre de l'ancien débat, d'origine cartésienne, des variantes liées surtout à l'art, l'écriture et la pensée environnementale. L'Orient et l'Occident se retrouvent ainsi confrontés à un corps aux multiples "décors", qui le spécifient, l'entourent, l'enrichissent, etc. Le Mind Body Problem d'ordre simplement épistémologique, suivant la tradition jusqu'à la seconde moitié du siècle dernier, s'est changé en problème culturel, cognitif, écologique qui récupère de façon critique la notion générale de "vie", de "contexte phénoménologique de vie", d'existence également. Ce volume, issu d'un Colloque organisé par le Collège International de Philosophie, a voulu reconsidérer les tenants et aboutissants de ce changement, pour le développement d'une perspective de philosophie du corps impliquant une multitude d'intersections trans-et multidisciplinaires et trans- et multiculturelles : entre esthétique, arts du spectacle, phénoménologie, écologie, histoire de l'art et de la pensée de l'art, pensée orientale, nouvelles sciences cognitives, Cultural Studies.
Nombre de pages
290
Date de parution
23/01/2019
Poids
450g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343161976
Titre
Corps et décors
Auteur
Quintili Paolo ; Lèbre Jérôme ; Jiang Dandan ; Pau
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
450
Date de parution
20190123
Nombre de pages
290,00 €
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Le mot "rationalisme" et le concept correspondant sont une invention de la modernité, issue des philosophies de Descartes et Spinoza et de leurs interlocuteurs polémiques. Le terme n'entre en usage qu'au XIXe siècle (1803). Cependant, la "chose" dont il est signe existe depuis l'origine de la pensée occidentale : la raison (logos) : procédure d'explication, guide de la conduite, évaluation des situations individuelles. Cette "chose" problématique change de forme, de valeur et de sens, suivant les époques et les contextes historico-culturels. Aujourd'hui ce rationalisme, sous ses nombreux avatars, n'est plus tellement à la page, tout en représentant la partie meilleure de la tradition de la pensée occidentale. Ce volume réunit plusieurs interventions aux séminaires que l'auteur a organisés sur ce sujet au Collège International de Philosophie à Paris, de 2010 à 2016.
Cet ouvrage questionne le rôle des humanités dans la construction des idées d'université qui ont marqué le développement de l'enseignement supérieur en Europe. Il est le résultat d'un projet de recherche, à la fois culturel et politique, qui tente de répondre aux défis du scénario actuel de l'université, où les humanités vivent un moment de crise très problématique, surtout face à l'affirmation d'une vision de l'enseignement supérieur centrée sur la rentabilité de la recherche et de l'instruction. Les essais ici réunis et présentés sont les actes du colloque organisé par le Collège international de philosophie, qui a eu lieu les 14 et 15 octobre 2015 à la Maison Heinrich Heine de la Cité universitaire de Paris. Les différents essais mettent à l'épreuve une approche fondée sur l'analyse conceptuelle des idéaux éducatifs qui ont nourri les idées d'université pendant plusieurs siècles, en cherchant à comprendre de façon critique la richesse possible de notre tradition humaniste. Dans son ensemble polyphonique, le volume s'offre comme un projet structurellement in fieri : la présentation de pistes de recherche sur le rôle des humanités, de la philosophie et des arts dans l'enseignement supérieur, pour redécouvrir, à partir des textes et des réflexions qui ont fondé et transformé leur statut, les possibilités positivement critiques de ces disciplines dans le scénario problématique et en changement vertigineux de l'éducation européenne.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.