La délibération éthique. Contribution du dialogisme et de la logique des questions
Quinche Florence
KIME
33,50 €
Epuisé
EAN :9782841743742
Quels sont les éléments nécessaires pour qu'un langage éthique puisse se déployer ? Plusieurs types de conditions de nécessité sont examinées : génétiques, structurales, logiques et pragmatiques. Repenser l'éthique à partir de l'interrogation, sortir de la réflexion monologique pour inclure cette interrogation dans un authentique dialogue, voici quelques uns des objectifs poursuivis par l'auteur. Cette nouvelle approche de l'éthique, prenant appui sur la philosophie du langage et la pragmatique tout en s'inspirant des apports de la logique des questions et de la théorie des mondes possibles propose une éthique comprise comme processus d'interrogation se déployant sur plusieurs niveaux. Comment se développent ces questionnements dans une délibération pratique ? Quelles sont les conditions communicationnelles de la délibération éthique ? L'analyse des échecs et des limites des délibérations permettra de proposer notamment une définition dialogique du mensonge, de la promesse et du pardon ainsi qu'une typologie des dialogues en éthique. Des exemples littéraires et cliniques leur donneront chair. La seconde partie s'interroge sur les conséquences d'une éthique repensée à partir du langage et de l'interrogation, notamment face à la recrudescence des naturalismes en bio-éthique. Cette seconde partie a pour objet un type de dialogue à la croisée des sciences et de l'éthique, à savoir les délibérations des comités d'éthique de la recherche en médecine. Apparaissent alors les processus communicationnels en jeu dans l'examen d'un protocole de recherche. On y voit le questionnement éthique au travail, au c'ur même du texte scientifique.
Nombre de pages
437
Date de parution
10/10/2005
Poids
564g
Largeur
145mm
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EAN
9782841743742
Titre
La délibération éthique. Contribution du dialogisme et de la logique des questions
Auteur
Quinche Florence
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
564
Date de parution
20051010
Nombre de pages
437,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Appels au meurtre et à la haine, apologie de la pédophilie, propos racistes ou sexistes, quelles sont les limites de la liberté d'expression en littérature ? Le style et la fiction autorisent-ils toutes les transgressions ? De Flaubert à Houellebecq, les controverses sont-elles vraiment différentes ? Que ce soit d'un point de vue théorique, déontologique ou pratique, il s'agit de comprendre quand et comment débute la censure dans une société démocratique qui défend l'autonomie littéraire. Plus qu'un simple état des lieux, ce livre dépasse l'aspect normatif de la morale pour interroger également les apports de la littérature à l'éthique. Il permet de trouver, à partir des textes littéraires eux-mêmes, les ressources pour proposer de nouvelles formes d'éthique, parfois provocantes, mais toujours nécessaires.
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Une philosophe et un médecin généraliste nous accompagnent sur les chemins de l'éthique appliquée. Comment agir juste s'il n'y a pas de bonne solution ? Comment se comporter lorsqu'il faut à la fois faire et ne pas faire, une chose et son contraire, et que le malaise s'installe ? Plusieurs questions d'éthique du soin au quotidien sont ici traitées dans le contexte particulier du soin à domicile : secret professionnel, respect de la vie privée, autonomie du patient, discernement, ou encore la possible maltraitance, le suicide assisté et les soins palliatifs, l'assistance sexuelle... Chaque chapitre s'ouvre sur une vignette clinique inspirée de situations réelles. Celle-ci est discutée à partir de différents points de vue : éthique, philosophique, juridique, déontologie du soin.
Ce livre unique, à la croisée des arts et des sciences, propose pour la première fois de valoriser l'exceptionnel fonds documentaire constitué par Rodolphe Archibald Reiss, criminaliste suisse d'envergure internationale et fondateur de l'Institut de police scientifique de l'Université de Lausanne au début du XXe siècle. L'ouvrage présente une large sélection d'images de son ?uvre photographique qui en compte des milliers et témoigne de sa maîtrise technique et de son sens artistique. Les nombreuses et diverses applications que Reiss tire de la photographie vont de la médecine à la criminalistique en passant par l'archéologie, l'architecture et le reportage de guerre. Le théâtre du crime lève le rideau sur l'?uvre d'un véritable pionnier.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.