La traduction d'un ouvrage de référence de l'historiographie chinoise qui éclaire la construction d'un récit national. Publié en 1948 par Qian Mu, l'Introduction à l'histoire de la culture chinoise est un jalon de l'historiographie chinoise. A travers une description détaillée de l'histoire chinoise et de ses principaux acteurs, l'auteur fait le portrait d'une Chine qui serait tournée vers l'intérieur et la continuité temporelle et dont l'assise rurale aurait favorisé une culture de l'harmonie, de la stabilité et de l'intégration. Dans ce véritable plaidoyer au service d'une identité nationale construite par accumulation et inclusion de peuples divers, le confucianisme apparaît comme l'ossature éthique et politique du pays. Cette première traduction française offre une entrée dans l'oeuvre d'un " grand maître ", dont les comparaisons entre Chine et Occident trouvent encore aujourd'hui un vaste lectorat en Chine. Qian Mu (ou Ch'ien Mu) (1895-1990) est considéré comme l'un des plus grands historiens de la Chine moderne. Ses travaux portent principalement sur les classiques chinois, l'histoire et la pensée confucéenne. Joseph CIAUDO est maître de conférences à l'université d'Orléans. Ses recherches dans l'équipe REMELICE et à l'IFRAE explorent l'histoire transnationale des concepts de "culture" et de "civilisation" en Asie orientale, en particulier dans la Chine des xixe et xxe siècles. ZHANG Wen est docteure en traductologie et enseignante-chercheuse à la faculté des langues étrangères de l'université de Pékin. Elle consacre ses recherches à l'éthique de la traduction. Parmi ses traductions figurent des textes de Denis Diderot, Paul Ricoeur et Antoine Berman.
Nombre de pages
350
Date de parution
03/12/2026
Poids
530g
Largeur
160mm
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EAN
9782858314942
Auteur
Qian Mu ; Joseph Ciaudo ; Zhang Wen
Editeur
INALCO PRESSES
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160
Date de parution
20261203
Nombre de pages
350,00 €
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Difficile pour Manqian de respecter la traditionnelle " pensée fidèle " chinoise que toute honnête épouse se doit d'appliquer à la lettre. Surtout lorsqu'un jeune et bel aviateur vient réveiller des émotions qu'une vie fade et ennuyeuse avait depuis si longtemps étouffées... " L'écrivain le plus célèbre " de Chine, à l'ego démesuré, ne se remet pas de l'affront qui lui est fait : évincé du prix Nobel, il meurt des douleurs insurmontables que lui inflige sa déception. Face au " Directeur de l'Enfer ", l'heure du bilan a sonné. Deux nouvelles, d'un humour fin et sarcastique, qui nous plongent au c'ur de la littérature chinoise contemporaine et témoignent de l'originalité de l'écriture de Qian Zhongshu.
Ouvres de jeunesse mais riches épures du grand roman La forteresse assiégée, les quatre nouvelles de ce recueil sont un parfait exemple de ce qu'on pourrait appeler l' "autre" style de Qian : aux antipodes de l'érudition de son monumental Le Bambou et le Poinçon. Ici, tout est aplati (ping), dépouillé (xian) et distant (yuan) à souhait, comme le trait de pinceau dans la peinture Song, pour cerner la médiocrité d'un univers d'êtres humains falots ou d'intellectuels acculturés par l'Occident. L'abandon des héros altiers et des cimes abruptes renforce par contraste les nuances du coloris, et notamment du coloris psychologique comme chez Proust ou chez Flaubert, que Qian connaît bien. Petite "comédie humaine" dans la Chine des années trente, la force originale de ces nouvelles réside dans le contraste entre la platitude savamment entretenue du style ou des personnages et l'explosion instauratrice d'un surréel adamantin, allumée par une dérisoire étincelle.
Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times. Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times.
Calanca Paola ; Chevaleyre Claude ; Goossaert Vinc
Sept articles pour appréhender la complexité du monde chinois, de ses antiques origines historiographiques aux pratiques religieuses contemporaines, en passant par ses politiques caritatives et les problèmes de la traduction littéraire. Ce nouveau numéro d'Etudes chinoises propose sept articles de recherche, dont trois écrits en anglais. Précédés de deux nécrologies consacrées à la littéraire Martine Vallette-Hémery (1934-2025) et à l'historien Emmanuel Jourda (1972-2024), ils sont suivis par neuf comptes rendus. Articles et recensions portent comme de coutume sur le monde chinois dans son ensemble géographique et dans sa profondeur historique. Les trois premières contributions concernent l'Antiquité. Les deux premières, par Paul Goldin et par Damien Chaussende, portent sur un texte fondateur de l'historiographie, le Commentaire de Zuo : Goldin propose d'en dater la composition sous les Royaumes combattants, tandis que Chaussende s'intéresse au statut du discours rapporté tel qu'il s'y déploie, entre déclarations isolées et dialogues. Béatrice L'Haridon aborde la question des "refrains enfantins" , depuis le Commentaire de Zuo jusqu'aux histoires dynastiques des Han, en analysant l'usage paradoxal que faisaient les historiens de paroles sans auteurs identifiables. Les deux articles suivants nous emmènent aux époques médiévale et moderne. Xu Chun s'intéresse à la capacité de l'Etat, des Tang aux Song, à mettre en place (en réalité à bricoler) un système d'exemption fiscale en contexte de catastrophe naturelle. Huang Chen étudie quant à elle les réponses, non plus fiscales mais diététiques (et inspirées de pratiques taoïstes d'abstinence de céréales), apportées en temps de famine durant l'époque impériale tardive. Les deux derniers textes se penchent sur l'époque contemporaine. Florence Xiangyun Zhang analyse la réception chinoise de Peau noire, masque blanc dans une perspective traductologique : la profusion de traductions récentes du grand oeuvre de Frantz Fanon (1925-1961) lui permet de montrer les stratégies de traductions variées, à travers une comparaison des paratextes. Enfin, l'anthropologue Marta Pavone examine le culte du dieu du sol dans un district du Nouveau Taipei. Au temple Hongludi Nanshan Fude, le dieu du sol acquiert, par le truchement des interactions que les pratiquants établissent avec lui, une agentivité propre et donc une importance inédite à l'échelle de Taiwan.
La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C'est même parce qu'elle est traduite qu'elle peut se transmettre et nourrir l'imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n'a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n'existe pas : il n'y a que des Bibles. D'une édition à l'autre, d'une traduction à l'autre, non seulement le texte change, mais aussi sa disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d'enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s'appuie sur l'étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l'étude en classe, l'autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d'origine, et la lecture qu'en a faite le traducteur ou la traductrice. L'étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.
Peut-on rompre complètement avec son pays, sa culture, sa famille ? Si les évènements géopolitiques entrainent parfois des ruptures profondes dans la vie des individus, ce numéro nous montre que le lien n'est jamais complètement rompu. Dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, de jeunes chercheurs et chercheuses ont choisi d'interroger la notion de "rupture" , particulièrement éclairante pour comprendre les sociétés d'Europe centrale et orientale, où une même génération a parfois connu différents régimes politiques, frontières, nationalités, langues et identités. N'y a-t-il pas toujours une forme de continuité entre ce qui "était" et ce qui "sera" ? Les travaux réunis ici explorent les transformations des Etats, des sociétés, des identités, des pratiques culturelles et des imaginaires à l'épreuve de la rupture. Ils mettent en lumière des formes de résistance et d'héritage, souvent invisibles, qui persistent et continuent de façonner les sociétés. Ce numéro, issu des Doctoriales de l'Europe médiane de l'espace (post-)soviétique, nous invite à repenser la relation complexe entre changement et permanence, choc et mémoire, effondrement et héritage, à l'heure où le monde semble, à nouveau, se redéfinir.