La déroute de la raison. Les enjeux du suicide assisté
Putallaz François-Xavier
CERF
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EAN :9782204164955
Le modèle français de la fin de vie est aujourd'hui en péril, alors que, le 11 mars 2024, le projet présidentiel sur l'« aide à mourir » a été rendu public. Avant de légiférer, les parlementaires français seraient bien inspirés de porter le regard vers ce qui se passe aujourd'hui en Suisse, où l'assistance au suicide est dépénalisée depuis plusieurs années. En l'espace de vingt ans, le nombre des suicides assistés y a bondi de 750 %. L'expérience est alarmante. Elle déboussole les malades et leurs familles. Le serment d'Hippocrate lui-même est désormais mis à mal. Toutes les promesses de cantonnement éthique, aussi solennelles et sévères soient-elles, ont fait long feu. Aucune barrière n'a tenu. François-Xavier Putallaz scrute les causes profondes du malaise. De son analyse, il tire une conclusion : c'est la raison qui est défaite. Déséquilibrée par le relativisme, elle a trahi sa fonction éthique. Ce diagnostic vigoureux indique en même temps les conditions du rétablissement : il faut réarmer la pensée et rééquilibrer la morale. La solution vraie et courageuse sera celle des soins palliatifs. Ce livre s'appuie sur une expérience réelle. À lire urgemment, avant qu'il ne soit trop tard. Docteur en philosophie, François-Xavier Putallaz a enseigné à l'université de Fribourg et à Paris. Il a pris part à de multiples comités d'éthique et a ainsi été le témoin privilégié de l'évolution sur trente ans du suicide assisté en Suisse. Il a sollicité, en postface de cet ouvrage, Jacques Ricot, agrégé et docteur en philosophie, chercheur associé au département de philosophie de l'université de Nantes (Centre atlantique de philosophie) et connaisseur réputé des questions sur la fin de vie en France.
Date de parution
23/05/2024
Poids
240g
Largeur
134mm
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EAN
9782204164955
Titre
La déroute de la raison. Les enjeux du suicide assisté
Auteur
Putallaz François-Xavier
Editeur
CERF
Largeur
134
Poids
240
Date de parution
20240523
Nombre de pages
0,00 €
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Les étudiants du Moyen Âge ne devaient pas être si différents de ceux d'aujourd'hui? Il fallait soutenir leur attention, de temps à autre, par des excursus, des petites histoires, des exemples inattendus. Saint Thomas lui-même s'est prêté à l'exercice, parsemant son oeuvre de « miettes » savoureuses, empreintes d'une certaine légèreté, mais où se révèle aussi la plus authentique pensée du maître. François-Xavier Putallaz fait ici apparaître un Thomas d'Aquin surprenant : attentif au corps autant qu'à l'âme, au rire autant qu'à la contemplation, aux détails de la vie quotidienne autant qu'aux plus hautes questions métaphysiques. Le voici qui parle d'un hibou, d'une hirondelle, d'un loup, de la parure des femmes et des horoscopes, du vin et des bains? Autant d'occasions de faire jaillir des étincelles. Un livre pour redécouvrir, l'air de rien, la vitalité d'une pensée médiévale qui n'a rien perdu de son mordant. Docteur en philosophie, spécialiste de la pensée médiévale, François-Xavier Putallaz a enseigné à l'Université de Fribourg et à Paris. Rédacteur à la revue Nova et Vetera, il est l'auteur de plusieurs livres aux Éditions du Cerf, dont La déroute de la raison, Les enjeux du suicide assisté et La philo sans prise de tête.
Ce récit, enrichi d'un choix de textes inhabituels, insère l'une des plus prestigieuses pensées de l'Occident dans son cadre historique afin d'en montrer la fécondité : l'univers médiéval, qui n'est plus le nôtre, nous apprend aujourd'hui à penser autrement pour mieux éclairer les interrogations de notre temps. C'est pourquoi aucun voyage avec Thomas d'Aquin ne sera le dernier.
Comment parler du mal ? Comment dire l'innommable ? Le mal bouleverse nos vies. C'est un fait. Tristesse, douleur ou souffrance font irruption dans chaque existence, avant même qu'on y pense. Mais ses formes les plus variées ont un point commun : le mal n'est pas quelque chose. Il se présente comme une fracture au sein de ce qui est : un parasite n'existant que par le bien qu'il ronge. Le bien jouit donc d'une primauté absolue, qui nourrit l'espérance : il sera toujours plus fort. L'expérience du malheur témoigne en creux que nous sommes faits pour être heureux. L'intelligence qui cherche à s'approcher de la question s'efforce ainsi de distinguer, sans les séparer, le mal lui-même et sa résonance subjective. L'entreprise est redoutable, car en ayant le sentiment de faire le bien, l'homme provoque parfois des horreurs, où le mal s'immisce sous couvert de l'amour. Clair et simple, ce livre se veut un discret éloge du bien.
La pensée franciscaine du Moyen Age, dont les grands débats philosophiques et théologiques ont abouti à la crise du XIVe siècle mise en scène par Umberto Eco dans " Le Nom de la rose ", est souvent décriée car on ne cesse de la mesurer à l'idéal de Thomas d'Aquin. En présentant quinze penseurs qui se sont engagés dans ces débats brûlants de la fin du XIIIe siècle, l'auteur restitue la diversité et l'originalité de cette pensée. En effet, du cardinal Matthieu d'Aquasparta à Pierre Olivi (ou Olieu), l'enfant terrible de l'ordre des " Frères mineurs ", tous ont contribué aux débats concernant l'assimilation de la pensée d'Aristote, les rapports entre foi et raison, la critique d'une Eglise trop riche, le sens de l'histoire de l'humanité ou la défense de la pauvreté franciscaine. Ce livre montre l'interaction de la doctrine et de l'histoire, de la théologie et de la pauvreté, des institutions et de la philosophie. Il en résulte une image contrastée et vivante où les attitudes franciscaines commandent une idée de la théologie et de la philosophie.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.