La chapelle du Rosaire du couvent des soeurs dominicaines de Vence, dans le sud de la France, est l'oeuvre "totale" d'un grand maître du XXe siècle: Henri Matisse. Lui-même, après des décennies d'extraordinaire peinture, la qualifiait comme: "Mon oeuvre". Des verrières très colorées pour un espace de lumière, de grandes compositions réalisées avec des carreaux blancs portant le trait d'un pinceau noir, un mobilier et des chasubles pour les divers temps liturgiques, nous sommes en présence d'un chef-d'oeuvre absolu de l'art contemporain et de l'art sacré d'un siècle entier. Aux commencements, Matisse répond à l'invitation de soeur Jacques-Marie, son ancienne infirmière et modèle avec laquelle il a noué une extraordinaire amitié dans sa vieillesse, depuis les années 1940. Les Dominicains, avec le père Couturier et la revue L'Art Sacré, sont à l'avant-garde pour ce qui est de confier à de grands artistes la réalisation d'oeuvres sacrées; mais Matisse dépassera toutes les attentes de ses commanditaires et s'assurant l'aide de son ami architecte Perret. Dans son immense atelier, avec ses fameux "papiers gouachés découpés", il élabore la maquette de la chapelle. Cette technique, ce genre artistique, se révéleront fondamentaux, en particulier pour les vitraux. L'unité de cette oeuvre dépasse l'aspect généreux mais fragmentaire de l'église du plateau d'Assy, où travaillèrent les plus grands artistes de l'époque. Le présent volume bénéficie des résultats d'une campagne photographique tant nocturne que diurne, oeuvre du studio Rodella, qui a pu suivre les variations chromatiques de la lumière voulues par Matisse lui-même. La conjonction électronique des photogrammes nous aide à voir enfin la lumière de l'intérieur et à apprécier la pleine richesse chromatique des verrières. Marie-Thérèse Pulvenis de Séligny nous introduit à la genèse et au développement d'une oeuvre qui, composée de plusieurs chefs-d'oeuvre, est aussi comprise par Matisse comme un ensemble unifié, du confessionnal au chemin de croix (disposé sur une seule paroi, en un extraordinaire parcours visuel), en passant par le double espace pour les soeurs et pour les fidèles, et les ornements riches de formes et de couleurs. La chapelle croît avec Matisse et se développe peu à peu comme un corps vivant pour une expérience spirituelle unique. Du point de vue de l'histoire de l'art, cette oeuvre continue d'illuminer la contemporanéité.
Nombre de pages
224
Date de parution
10/10/2013
Poids
1 550g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782204100946
Titre
Matisse. Vence. La chapelle du Rosaire
Auteur
Pulvénis de Séligny Marie-Thérèse
Editeur
CERF
Largeur
240
Poids
1550
Date de parution
20131010
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Mon bleu c'est le bleu du tube. N'importe qui peut copier mes tableaux. Il n'y a qu'à savoir que c'est tel bleu : cobalt, outremer, plus oui moins épais, et c'est sa quantité et son épaisseur qui font sa qualité. La proportion des couleurs joue. Longtemps j'ai travaillé en me disant, la matière a la moindre importance. C'est la quantité de bleu, de vert, de rouge, qui forme l'accord expressif de mon tableau. A cette époque où tout le monde cherchait à imiter la fresque, et les toiles absorbantes étaient destinées à donner à la peinture à l'huile l'apparence de la fresque, mais elles donnaient toujours une apparence pauvre, rugueuse, qui n'avait pas la beauté et la profondeur de la fresque.
J'ai toujours essayé de dissimuler mes efforts, j'ai toujours souhaité que mes oeuvres aient la légèreté et la gaieté du printemps qui ne laisse jamais soupçonner le travail qu'il a coûté. Henri Matisse, lettre à Henry Clifford, Vence, 14 février 1948 Cet ouvrage propose la découverte de l'oeuvre de Henri Matisse à travers les collections du musée Matisse de Nice, afin qu'au plaisir visuel s'ajoute une meilleure connaissance de la démarche du peintre.
L'exposition "Henri Matisse: la dissolution du trai et de la couleur" a été organisée à l'occasion de la donation de la céramique La Piscine de Matisse au musée Matisse de Nice. Celle-ci a été exécutée à partir de la maquette en papiers gouachés découpés de 1952, conservée au Museum of Modern Art de New York. Cette manifestation permet de décliner la représentation de l'eau dans l'oeuvre du peintre, avec des paysages de bords de mer et de rivières, jusqu'à aborder sa dimension poétique, tel un visage de jeune femme observant un poisson rouge dans son bocal ou des "figures endormies". L'oeuvre peint de Matisse aboutit, par la disposition des plans et des couleurs, à une fluidité de l'espace pictural. Le caractère fluide de la ligne sur le blanc du papier s'exprime chez Matisse sous de multiples formes, comme les traits d'un regard rêveur, ou l'ondulation des corps, dans La Danse (1930-1933) et les Sirènes (1948). Au cours de son voyage à Tahiti, en 1930, Matisse éprouve un sentiment particulier en expérimentant la confusion de l'espace de la mer et du ciel. Ce souvenir mène à la création de nombreuses oeuvres, comme Océanie, la mer et Océanie, le ciel (1946-1947). Enfin, la couleur bleue utilisée pour la représentation des baigneuses de La Piscine participe de cette fluidité, qui se retrouve dans la transparence des vitraux et l'espace graphique de la Chapelle du Rosaire de Vence.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.