Depuis les années 1980, l'auteur est engagé dans de nombreux débats d'éthique de l'économie. Une évocation très concrète de diverses expériences constitue l'ouverture de ce livre. L'analyse opère ensuite une distinction entre l'ethos et l'éthique. Si l'éthique ou la morale concerne l'agir humain en tant qu'il se réfère à un sens, l'ethos est une représentation sous-jacente de nature plus implicite et collective qui façonne de manière plus ou moins consciente les comportements des acteurs de l'économie à travers les différents modes de penser la religion, le pouvoir ou l'individu. L'économie étant un processus de destruction créatrice, il n'est pas étonnant que les acteurs de l'économie se trouvent bousculés par une multitude de crises où les facteurs techniques jouent un rôle essentiel. Mais intervient aussi fortement le grand mouvement de monétarisation et de « financiarisation » de l'économie. Cette dernière a pris des formes nouvelles depuis les années 1980 et les crises financières n'ont cessé de se répéter jusqu'à celle de 2007-2008 dont les répercussions se font encore sentir. Une éthique pour l'économie procède donc d'un discernement complexe sur la réalité des changements en cours et propose des orientations pragmatiques, inspirées de la tradition sociale chrétienne, mais ouvertes à la rencontre d'humanismes divers. Cet ouvrage devrait intéresser les responsables d'entreprises, les militants sociaux, ainsi que tous ceux qui, à différents niveaux, sont concernés par les défis à relever par l'action publique.--Since the eighties, the author has taken part in many debates on the ethics of the economy. The book opens with a factual description of various experiences, followed by an analysis that distinguishes between ethos and ethics. If ethics or morals concern human action, inasmuch as they refer to a meaning, ethos is an underlying representation of a more implicit and collective nature which shapes, more or less consciously, the behaviour of deciders in economic affairs through different concepts of religion, power or the individual. Economy being a process of creative destruction, it is not surprising that the players involved find themselves shaken by a multitude of crises in which technical factors play an essential role. But the strong current of monetization and financialization of the economy also intervenes, taking on new forms since the eighties. Financial crises have been frequent up to the 2007-2008 crisis whose effects we are still experiencing. Consequently an ethic for economy must emerge from a complex discernment of the reality of on-going change, proposing pragmatic actions inspired by the Christian social tradition, but remaining open to different humanisms. This book is intended for firm managers, social militants, and all those who, at different levels, are concerned by the challenges that must be met by public action.
Nombre de pages
320
Date de parution
25/11/2010
Poids
406g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204092920
Titre
Une éthique pour l'économie. Ethos, crises, choix
Auteur
Puel Hugues
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
406
Date de parution
20101125
Nombre de pages
320,00 €
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Dans cet ouvrage, Hugues Puel rassemble les chroniques qu'il a fait paraître, ces dernières années, dans la revue Economie et humanisme, dont il évoque, en annexe, les soixante-cinq années d'existence. Saisies dans un monde en changement rapide et déconcertant, ces chroniques mettent à nu les ressorts de l'action de personnes fort diverses: chefs d'État, hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi acteurs moins visibles ou plus discrets de l'actualité, souvent livrés aux angoisses de situations provocantes ou injustes. Ces femmes et ces hommes sont confrontés au problème des choix à faire dans les contextes de la guerre ou de la paix à structurer, de la mondialisation de la concurrence économique, de luttes difficiles contre la pauvreté et pour la justice. Certaines de ces personnes sont animées, dans des situations désespérées, d'un féroce vouloir-vivre. Ces situations particulières, avec les motivations et convictions qu'elles recèlent (désir de puissance, recherche d'enrichissement, mais aussi foi en l'homme, avec ou sans référence religieuse) ont une portée plus générale et revêtent un caractère emblématique. La lecture de l'actualité et des événements de notre quotidien à travers les raisons d'agir des acteurs qui en émergent est un exercice de discernement qui peut aller de la consternation à l'humour. Au coeur de la crise profonde du système économique, la lecture de ces chroniques, écrites par un bon spécialiste, et qui couvrent les événements du début du siècle, est très stimulante pour comprendre la situation présente.
La souveraineté est un concept d'origine religieuse, ce qui est souvent oublié dans le débat actuel au coeur de la laïcité. Pouvoirs religieux et pouvoirs séculiers furent souvent en lutte depuis la Rome antique, en passant par les Empires chrétiens du Moyen Âge, la perte des États pontificaux en 1870, la proclamation de l'infaillibilité pontificale par Vatican I, le tournant de l'encyclique " Rerum novarum " (Léon XIII), jusqu'au concile Vatican II qui renoncera finalement au pouvoir politique sur la société. Que devient la souveraineté désormais transférée aux pouvoirs séculiers dans un monde qui fait figure de village planétaire, notamment sur le plan techno-économique ? Si ce monde est dominé par l'argent -; ce que l'on déplore avec raison -;, le " Vatileaks " qui frappe aujourd'hui l'Église interroge sur les remèdes qu'elle doit envisager pour elle-même. -- Sovereignty is a concept whose origin is religious; a fact often forgotten in today's debate about secularity. Religious powers and secular powers have frequently been in conflict in history: From Rome, passing through the Medieval Christian Empires, the loss of the Papal States in 1870, the proclamation of Papal infallibility by the first Vatican Council, the encyclical Rerum Novarum (Leo XIII) all the way to Vatican II, which relinquished political power over society. So what becomes of sovereignty, thus transferred from religious authorities to secular ones? We observe that the latter deploy it with quasi-religious fervour in the interest of vast human sacrifices such as the world wars of the 20th century. In an organization which has become technically and economically global, the two hundred-or-so States that share the planet - most unequally from the territorial, demographical, scientific, economic and political points of view - have much more trouble trying to mutualize their State sovereignties in a universal project of human development. Today, we are experiencing a systemic crisis in reaction to the sovereignty of money, incapable of resolving a problem which is human and spiritual and requires solutions of a political nature. In the twilight of his life, the author views this unprecedented situation in the light of his social imagination and his faith, so providing a theological/political background to his previous publications devoted to the ethics of economy.
L'homme a soif d'absolu, de progrès, de changement, mais est-il impensable d'orienter ces désirs vers du qualitatif plutôt que du quantitatif ? Au sein de cet ouvrage, le chapitre 1 met en exergue le principe de la dignité de la personne humaine, le chapitre 2 montre comment le puissant moteur du profit, en se transformant en finalité ultime, compromet le progrès humain. Aujourd'hui, l'illimité de la dynamique économique entraîne des effets catastrophiques sur le sort du genre humain. Face aux questions du développement, le chapitre 3 traite de l'aide internationale. Beaucoup d'erreurs y ont été commises, car l'humanisme suppose non seulement la générosité, mais aussi le discernement. Le chapitre 4 se penche sur le monde foisonnant des entreprises, réalité complexe et diversifiée. Trois entrepreneurs membres des Ateliers de l'entreprenariat humaniste témoignent de l'inspiration de leur action. Le chapitre 5 parcourt quelques chemins d'humanisme, en écoutant des grandes voix qui en témoignent. « Face aux défis qu'il nous faut affronter pour avancer en direction d'une société plus humaine, l'auteur a eu la sagesse de nous donner quelques noms de penseurs qui pourraient nous accompagner, ou nous inspirer : Emmanuel Mounier, Ju¨rgen Habermas, John Rawls, Paul Ricoeur, Axel Honneth et Simone Weil. Chacun, chacune, nous a légué une oeuvre qui n'a rien perdu de son intérêt et qui peut nous guider dans ces Chemins d'Humanisme qu'Hugues Puel a balisés pour nous ! Bonne route ... » Extrait de de la préface de Denis Clerc
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.