Propp Vladimir ; Gruel-Apert Lise ; Fabre Daniel ;
GALLIMARD
24,20 €
Épuisé
EAN :9782070249237
De la Morphologie du conte (1928, traduction française 1970) aux Racines historiques (1946), son oeuvre maîtresse, Vladimir Propp n'a cessé de chercher la réponse à la question : " Comment expliquer l'existence de contes semblables sur la princesse grenouille en Russie, en Allemagne, en France, chez les Indiens d'Amérique du Nord et en Nouvelle-Zélande, alors qu'on ne peut démontrer l'existence de relations entre tous ces peuples " ? Propp ne croit pas à la migration à partir d'un foyer unique. Il ne croit pas davantage à l'existence d'un symbolisme général, actif dans toutes les cultures et dont on pourrait traduire et classer le lexique. Il refuse enfin la psychanalyse. Alors ? Comme le montrent Daniel Fabre et Jean-Claude Schmitt dans leur préface, Vladimir Propp construit son propre objet, par intuitions, par tâtonnements, par progressions. Le conte merveilleux forme un tout, un ensemble indissociable. Chaque récit n'est qu'une variation sur la mélodie de base. Le chercheur ne doit donc jamais s'enfermer dans l'étude d'un type, mais brasser toute cette matière dont l'homogénéité, formelle et sémantique, est démontrée. Une fois tracés les contours de l'objet, il est possible d'interroger son contenu, d'en penser l'origine : d'où viennent la forêt mystérieuse, la grande maison, l'épouse magique et la flûte enchantée dont tous les contes sont pleins ?
Nombre de pages
484
Date de parution
24/11/1983
Poids
540g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070249237
Titre
Les racines historiques du conte merveilleux
Auteur
Propp Vladimir ; Gruel-Apert Lise ; Fabre Daniel ;
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
540
Date de parution
19831124
Nombre de pages
484,00 €
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Résumé : Morphologie du conte Parue en 1928, la Morphologie du conte est à l'analyse structurale du récit ce que le Cours de Saussure est à la linguistique : la source d'inspiration. Cent contes de fées russes permettent à Propp d'identifier une matrice dont tous les autres sont issus. Reconnaissant en lui son précurseur, Lévi-Strauss évoque son " immense mérite " et ses " intuitions prophétiques ". La présente traduction est la première à suivre l'édition russe définitive de 1969 ; s'y ajoutent une étude complémentaire de Propp, " Les transformations des contes merveilleux ", et un essai de E. M. Mélétinski qui recense les échos suscités par ce livre dans le monde entier. Vladimir Propp (1895-1970) Folkloriste inscrit dans le mouvement du formalisme russe, il a enseigné l'ethnologie à l'université de Leningrad. Parmi ses autres livres, on trouve Les Racines historiques du conte merveilleux (1946), La Poésie épique russe (1955) ou encore Les Fêtes agraires russes (1963). Traduit du russe par Marguerite Derrida, Tzvetan Todorov et Claude Kahn
Résumé : La baba Yaga, la princesse-grenouille, le loup dévoreur ou l'oiseau de feu nous sont aussi familiers que nos Cendrillon ou autres Petit Poucet..., et ceci s'explique par l'exceptionnelle richesse des contes russes. Rien d'étonnant, donc, de retrouver, parmi les meilleurs analystes du genre, un savant tel que Vladimir Propp, célèbre en Occident pour ses travaux sur la structure du conte merveilleux. Le présent ouvrage est issu de ses cours, considérés en leur temps comme un véritable événement à l'université de Léningrad. Vladimir Propp y développe sa fameuse méthode d'analyse et étudie les modes de transmission orale. Il brosse le portrait de quelques conteurs de renom et entreprend, à l'échelle européenne, une histoire de la collecte et des théories sur le conte. Rendant hommage à Afanassiev, il parfait la distinction entre contes merveilleux, contes d'animaux et contes réalistes, et nous offre une approche critique de la précieuse classification des contes établie jusqu'alors. Par son immense culture et sa finesse d'analyse, Vladimir Propp nous permet ainsi, certes, de mieux connaître le conte russe, mais surtout de mieux comprendre le conte dans son caractère universel, car, on le sait, l'imaginaire ne connaît pas de frontières...
Le présent ouvrage, dernier du grand ethnographe, Vladimir Propp, écrit avec aisance et concision en 1963, constitue la meilleure introduction à un domaine peu connu chez nous, celui de la vie coutumière paysanne en Russie au XIX e siècle. Décrites à la fois dans leur spécificité et dans leurs rapports avec les traditions rurales occidentales, toutes les grandes fêtes calendaires d'origine païenne et chrétienne — cycle des douze jours, Carnaval, Pâques, fête de l'Ascension, fête du printemps, fête de la moisson... —sont passées en revue dans cet essai historico-ethnographique. Vladimir Propp utilise les mêmes méthodes que pour Morphologie du conte. Il n'ordonne pas ses chapitres en suivant les fêtes du calendrier, mais en fonction de leurs principales caractéristiques. Culte des morts, action magique sur la nature, mort et renaissance des divinités agraires, érotisme, rire rituel..., tels sont les principaux thèmes étudiés qui mettent en évidence le but des paysans : contraindre la terre à la fertilité. Index, bibliographie, illustrations. Préface et traduction du russe par Lise Gruel-Apert
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.