Par leur position géographique, les Pyrénées sont à la fois un obstacle et un carrefour. Au cours des siècles, ce massif est un objet de curiosité mêlée de crainte, en même temps qu'un lieu de passage, de trafic, autant de marchandises que d'idées, d'influences, d'inspiration. Frontière naturelle, les Pyrénées ont-elles toujours constitué une limite de territoire mental, une ligne de démarcation entre vérités divergentes ? Ce livre interroge l'évolution du relativisme à travers les représentations artistiques, littéraires, géographiques, historiques, et les concepts du droit et de la sociolinguistique, depuis la fameuse phrase de Montaigne : "Quelle venté que ces montaignes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au delà ? s, que Pascal a ciselée ainsi" Vérité en deça des Pyrénées, erreur au-delà". Cet ouvrage est coordonné par trois enseignants-chercheurs à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, en langue et littérature françaises pour Gisèle Carrière-Prignitz, sociolinguiste de la variation du français, Véronique Duché-Gavet, spécialiste de Littérature du Moyen-âge et de la Renaissance ; en Littérature générale et comparée pour Yves Landerouin, dont le champ de recherches va de la sémiologie de l'oeuvre d'art à la critique créative. Publié avec le concours du Centre de Recherches Poétique et Histoire Littéraire de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, de la Communauté d'Agglomération de Bayonne/ Anglet/ Biarritz, du Conseil général des Pyrénées Atlantiques, du Conseil Régional d'Aquitaine, et de Eusko Ikaskuntza.
Nombre de pages
314
Date de parution
01/01/2006
Poids
540g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747596633
Titre
Les Pyrénées une frontière ?
ISBN
274759663X
Auteur
Prignitz Gisèle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
540
Date de parution
20060101
Nombre de pages
314,00 €
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Prignitz-Poda Helga ; Weinzorn Catherine ; Mély Jo
L'oeuvre de Frida Kahlo (1907-1954) est peu abondante. Elle ne se compose que de cent quarante-trois peintures, de format généralement réduit, dont deux tiers d'autoportraits. Ce narcissisme frappant est en lien étroit avec sa biographie, avec son pays et son époque, avec ses dons naturels complètement excentriques. Il n'est pas étonnant que les grands "énigmatiques" du XVI ? siècle, Jérôme Bosch et Bruegel l'Ancien, figurent parmi ses peintres de prédilection : Frida Kahlo ne montre jamais ses blessures directement, qu'elles soient corporelles - celles qui ont été provoquées par les accidents et les maladies - ou psychologiques. Sa langue symbolique est faite de clés subtiles ; elle est riche de métaphores puisées au fonds de presque toutes les cultures du monde. Les mythes fondateurs aztèques, les mythologies extrême-orientales et antiques et les croyances populaires catholiques se mêlent au folklore mexicain et à la pensée de son époque, avec Marx et Freud. Exotiques et explosives, significatives et vitales dans leur discours artistique, les images de Frida Kahlo sont le miroir d'une âme complexe et souvent effrayante : "Ma vérité intérieure" , avait-elle coutume de dire.
Keysers Ralph ; Ladmiral Jean-René ; Prignitz Gisè
A partir du constat que l'influence des livres de propagande conçus sous le Troisième Reich pour conditionner la jeunesse n'a pour ainsi dire jamais été analysée en France, Ralph Keysers montre dans cette étude comment le "message raciste" a été pour une large part médiatisé par quatre publications s'adressant aux enfants en fonction des étapes successives de leur évolution: de 3 à 5 ans, de 6 à 7 ans, de 8 à 9 ans, et enfin de 10 à 12 ans. La chronologie éditoriale des parutions (1934, 1936, 1938, 1940) illustre la stratégie énoncée par Hitler lors de son discours de Reichenberg, le 2 décembre 1938: embrigader les jeunes pratiquement dès le berceau afin qu'ils ne soient "plus jamais libres leur vie durant" et deviennent des rouages fanatiques de l'Etat nazi. La révélation de ces quatre publications, dont R Keysers nous livre la traduction et la reproduction commentée des illustrations, est un voyage au coeur de l'horreur. On y voit naître pas à pas ce qui deviendra la Shoah: "Aucun peuple n'a réussi à ce jour à éliminer totalement le juif", explique le médecin au petit Hans (chap. 5, texte 11); et de poursuivre: "Le bacille juif se promène encore dans beaucoup de pays de la terre! Tant que les juifs vivront sur terre, il existera un danger juif." Lire le travail de R Keysers, ex-diplomate, maître de conférences à l'université de Pau et déjà auteur de Cinq mots forts de la propagande nazie (Klincksieck, 2008), c'est se persuader qu'une nation prépare son avenir sur le socle de programmation de sa jeunesse. Oui, il faut en passer par la nausée sciemment provoquée par R Keysers dans cette minutieuse recherche car nous nous trouvons là en présence d'un terrifiant marqueur historique et sociologique de ce que peut représenter une intoxication de masse en vue d'une métamorphose radicale des consciences vers la barbarie.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...