En 1914, alors qu'il est déjà l'homme de lettres habitué à donner des conférences en Amérique, Llewelyn Powys (l'un des frères de John Cowper) s'embarque pour l'Afrique orientale britannique (l'actuel Kenya), où il va vivre pendant cinq ans. Chargé de la surveillance des fermes, d'abord celle de son frère William, qui sera mobilisé durant son séjour pour aller combattre les troupes coloniales allemandes, puis celle du Grand Rift, où paissent 10. 000 têtes de bétail, Llewelyn va vivre une expérience qui le marquera à jamais "dans sa chair" , et qu'il restituera par la suite dans Ebène et Ivoire, puis Rire noir, restés inédits à ce jour. Rien ne manque au tableau de cette Afrique sauvage et de son âpre violence, la loi de la nature se doublant de la présence de l'homme qui, loin de la pondérer, en accroît la brutalité : l'économie de plantation fondée sur l'exploitation de la main d'oeuvre "indigène" (Swahili, Kikuyu, Masaï), les scènes de chasse en brousse, le cycle de la vie et de la mort qui est "le rythme même de l'Afrique" , sans oublier l'impitoyable galerie de coloniaux (dont un collectionneur de crânes humains) auxquels l'apprenti-fermier, abandonnant tout préjugé, finit par préférer l'ami Masaï. L'omniprésence de la mort n'enlève rien à la splendeur des paysages ni aux ombres et lumières du "damier" africain que le regard de l'homme blanc, si profond soit-il, ne peut sonder. Chez Llewelyn Powys, l'Afrique est, bien plus qu'une expérience physique, une expérience métaphysique.
Nombre de pages
192
Date de parution
14/12/2012
Poids
234g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782915596878
Titre
Rire noir
Auteur
Powys Llewelyn
Editeur
PERSEIDES
Largeur
130
Poids
234
Date de parution
20121214
Nombre de pages
192,00 €
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Le pasteur Powys engendra onze enfants, dont sept furent écrivains - et dont trois comptent parmi les génies de ce siècle : John Cowper (1872-1963), Theodore Francis (1875-1953), Llewelyn enfin (1884-1939), le petit dernier, qui lutta sa vie durant contre la phtisie, voyagea beaucoup, publia quelques essais sublimes, et cet unique " roman "l'année de sa mort - inédit en français à ce jour. Il s'agit à vrai dire d'un roman d'une espèce singulière, puisque l'auteur lui ajoute ce sous-titre : " Autobiographie imaginaire ". Mais, nul doute, nous sommes dans la fiction, car les frères Powys, pour notre bonheur, furent de grands menteurs sous le ciel. Un homme agonise en crachant ses poumons, et se souvient. De quoi se souvient-on quand on meurt? La réponse est toute simple : de l'éclat du premier amour. Quant à savoir si cette idylle initiale ressortit à la réalité ou aux fastes de l'imaginaire, c'est bien sûr sans importance. La vérité, si vérité il y a, est dans la chose écrite, non dans l'illisible confusion de cette mauvaise farce que nous appelons l'existence. Alternant les pages rouges où le mourant crache son sang, et ces autres pages qui ont la couleur du vert paradis, à l'heure où l'enfance découvre les émois de la chair - pages arrachées an temps enfui, à ces années de belle attente où la sève et l'amour rendaient le sexe et l'âme tumescents. " L'Amour, la Mort, écrit Patrick Reumaux, poète et traducteur, est le cri perçant d'un faucon pour cette chose étrange : la lumière. Haut tenu, le chant. Haut tenue, la langue : une somptueuse prose anglaise. Avec, au coin du bois, quelques aperçus embusqués sur une famille hors du commun : les Powys. "
Un sourire solaire retrace le parcours d'un homme ayant vécu une aventure poétique profondément ancrée dans le milieu du vingtième siècle. Si la trame du récit s'inspire fortement de la vie du poète René Guy Cadou (qui n'est jamais nommé), il ne s'agit pourtant pas d'une biographie mais d'un roman à part entière. En se servant des libertés et des nombreux recours de la fiction, c'est toute une époque que fait revivre dans ces pages André Daviaud : l'effervescence d'une jeunesse autour de la figure emblématique de Max Jacob et la naissance, dans le vin et la joie, de l'école de Rochefort ; certains épisodes tragiques de la guerre, comme l'affaire des cinquante otages qui abrège la destinée du jeune Guy Mocquet, les bombardements de Nantes par les Américains, l'ascension brisée de Bernard de Lattre de Tassigny, mort en Indochine. Destins croisés, entrecroisés, emportés dans le tourbillon de l'Histoire. Et combien paradoxal celui de cet homme au sourire solaire, pour qui la poésie est tout, qui croise un jour la route des sacrifiés chantant dans le camion qui les mène à la mort, de cette voix "qui frappe comme vous à la porte de son destin et chante sous les balles" . Vivre, c'est pour lui, comme pour tout un chacun, évoluer "dans le voisinage de la tristesse et du bonheur au quotidien" , selon les jolis mots d'Hélène Cadou, qui a signé la préface de ce livre.
Depuis leur invention à Cuba à la fin du XIXe siècle, il ne s'est pas passé un seul jour sans qu'au moins un camp de concentration n'ait été en activité quelque part dans le monde. Basé sur des recherches archivistiques et des entretiens réalisés sur quatre continents, ce livre retrace pour la toute première fois l'histoire chronologique et géopolitique de ces camps, qui comptent parmi les plus grandes tragédies de l'ère moderne.4e de couverture : Depuis leur invention à Cuba à la fin du XIXe siècle, il ne s'est pas passé un seul jour sans qu'au moins un camp de concentration n'ait été en activité quelque part dans le monde. Basé sur des recherches archivistiques et des entretiens réalisés sur quatre continents, ce livre retrace pour la toute première fois l'histoire chronologique et géopolitique de ces camps, qui comptent parmi les plus grandes tragédies de l'ère moderne.Notes Biographiques : Ecrivaine et journaliste (The Washington Post, The New York Review of Books...), Andrea Pitzer a notamment publié une histoire globale des camps de concentration, One Long Night (Little & Brown, 2017), qui paraîtra prochainement aux éditions Les Perséides. Elle s'est elle-même rendue à plusieurs reprises dans l'Arctique, sur les traces de Willem Barentsz.
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