Paul Pouvreau ne travaille pas sur quelque chose mais avec les choses et parmi elles. Ces choses sont principalement des objets et ce qui les contient : leurs emballages. Le geste artistique consiste, d'une certaine façon, à recycler au moyen de différents médiums (photographies, vidéos, dessins, installations) l'omniprésence de ces formes et signes, dès lors qu'ils n'ont plus d'usages et sont laissés à l'abandon. C'est à partir de cette proximité insignifiante des matières et objets dénués d'affects que le travail s'élabore. Comme il n'y a pas d'imaginaire pré-établi, c'est dans l'espace de la bricole et du bricolage, souvent précaire, que se construisent des situations à la fois drôles et absurdes, graves et signifiantes. Les photographies ou représentations qui résultent de ces situations oscillent sur le seuil du vraisemblable et de l'invraisemblable. Un peu comme les deux faces d'une image. D'un côté celui de son avers composé de cette surface sensible propice à la projection, avec son pouvoir d'illusion et de fascination. Et de l'autre, son envers composé de la matérialité de son support, cet écran fait de papier ou de matériaux autres. Car toute image est portée par un support ; quel qu'il soit. L'artiste crée des images où la fiction le dispute à la réalité : "Sous des formes d'incertitudes plus que de certitudes, mon travail me semble être comme une mise en jeu continuel de la représentation du réel". Le travail de Paul Pouvreau n'a pas fait l'objet de monographie depuis 2005. LE MONDE A PLAT vient palier un manque éditorial important dans le développement de cette oeuvre singulière qu'il développe depuis ces dix dernières années. Trois auteurs s'emparent chacun d'un aspect particulier de l'oeuvre : - l'aspect photographique par le poète CHARLES PENNEQUIN, - l'oeuvre dessinée par la philosophe ANTONIA BIRNBAUM, - les installations dans l'espace par l'historien de l'art JULIEN ZERBONE.
Nombre de pages
184
Date de parution
11/01/2018
Poids
1 175g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782919507481
Titre
Le Monde à plat
Auteur
Pouvreau Paul
Editeur
LOCO
Largeur
240
Poids
1175
Date de parution
20180111
Nombre de pages
184,00 €
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Résumé : Ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme de 1948 à 1952, député de la Loire, maire de Firminy, président du conseil d'administration de la Sonacotra, Eugène Claudius-Petit s'est, tout au long de sa carrière politique, mis au service de la modernité et du progrès. Son métier d'ébéniste puis de professeur de dessin, son expérience de syndicaliste et son engagement dans la Résistance l'ont conduit à se passionner pour l'architecture et sa dimension sociale. II est à l'origine des meilleurs programmes de reconstruction de l'après-guerre. Ennemi d'une architecture vernaculaire passéiste, il défend Auguste Perret, Jean Prouvé, Paul Nelson, Jean Dubuisson et se passionne pour les théories du Mouvement moderne. Sans lui, il est fort probable que l'Unité d'habitation de Marseille n'existerait pas, non plus que celle de Firminy. Car Claudius-Petit fut également le soutien sans faille et l'ami de Le Corbusier à qui, en tant que maire de Firminy, il passa commande d'une maison de la culture et d'une église. On trouvera l'écho de ses convictions inébranlables dans l'anthologie des textes écrits entre 1945 et 1975 et réunis pour la première fois ici. Cet ouvrage, illustré de documents souvent inédits ou rares, montre les relations qui se nouent entre architecture et urbanisme d'une part, et politique d'autre part - relations qui furent particulièrement étroites autour des grands enjeux de la Reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en France.
Si capitalisme et social-démocratie vont souvent de pair désormais en Europe de l'Ouest, le peuple russe se voit aujourd'hui contraint de payer le prix d'un choix auquel il n'a pas vraiment participé et qui est souvent présenté comme un passage obligatoire à la modernisation tout en n'étant, à bien des égards, qu'une régression vers le capitalisme le plus sauvage. A l'aube du XXIe siècle, quelle voie peut emprunter la Russie après l'effondrement du communisme ? La recherche d'une troisième voie entre capitalisme sauvage et collectivisme ravageur est à l'ordre du jour mais elle n'est pas nouvelle en Russie. Pendant la période soviétique, cette recherche eut lieu dans la clandestinité par le biais d'organisations telles que l'Alliance Populaire des Travailleurs et l'Alliance Sociale Pan-Russe pour la Libération du Peuple qui prônaient le renversement du communisme par la force. Au début des années 90, cette recherche s'est manifestée à travers les tentatives d'implantation de la Démocratie chrétienne en Russie. En ces temps d'incertitude, il était impératif de mettre en évidence le rôle historique de ces mouvements politico-religieux russes. La sécurité des peuples d'Europe de l'Est mais aussi notre propre sécurité dépendront nécessairement du choix de la Russie en ce qui concerne la forme que prendra cette troisième voie.
La Russie, puissance européenne et asiatique, a pu poursuivre dans le cadre de l'URSS une politique multiséculaire d'expansion territoriale. L'effondrement de l'empire et du bloc militaire soviétiques y ont brutalement mis un frein. Tandis que l'Europe occidentale est en train d'accomplir son intégration économique et politique, les ex-satellites d'Europe centrale et orientale, les proches voisins baltes, caucasiens et asiatiques de la Russie cherchent désespérément à échapper à l'emprise de leur ancien protecteur. L'OTAN s'étend vers l'Est et nombreux sont les pays candidats à l'adhésion. Refusant de devenir un " mendiant dans l'arrière-cour du monde ", la Russie, récemment déstabilisée par la sale guerre en Tchétchénie, s'oppose aujourd'hui systématiquement à toutes les initiatives occidentales concernant la sécurité européenne, qu'il s'agisse de l'extension des structures de sécurité, des frappes occidentales en ex-Yougoslavie contre les Serbes ou de l'application des traités de désarmement. Il semble donc que ses intérêts stratégiques soient diamétralement opposés à ceux de l'Occident. Dans ce contexte, il est crucial d'analyser la perception russe des questions touchant à la sécurité du continent européen.
Mayotte est riche de mille spécificités : une culture métissée au croisement des héritages malgaches et shiraziens, une terre française et comorienne, un lagon exceptionnel, le plus vaste de l'océan indien... En 2011, elle devient le 101e et dernier département administratif français. Le photographe Franck Tomps y a découvert un territoire magnifique et fascinant. Par son éloignement, un revenu médian de 262 euros, l?île fait aujourd'hui face à de réelles difficultés. Néanmoins, elle connaît une importante croissance économique et creuse l?écart avec le reste de l'archipel où le niveau de vie est dix fois inférieur. Ainsi se développe un flux migratoire de natifs des autres îles cherchant des jours meilleurs chez leurs « cousins ». Ils espèrent y scolariser leurs enfants ou encore s'y faire soigner. Ce climat social, économique et politique explosif, alimenté par une crise démographique et la volonté d'acquérir un mode de vie métropolitain, engagent Mayotte dans un grand bouleversement. Sur ce territoire, tout bouillonne : la jeunesse d'abord, majoritaire ; les esprits, quand on parle d'immigration et d'insécurité ; l'activité, où tous les pans de l?économie et du confort moderne se développent.
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Una Cosa mentale réunit les oeuvres de l'artiste Regina Virserius conçues autour des chaises de grands designers. Le livre s'ouvre sur une première partie présentant, sans autre commentaire, des photos de chaises en noir, et se poursuit, après la rupture que représentent au centre del'ouvrage les cahiers de textes, sur des chaises en blanc. Ces deux parties se répondent comme par projection ou équivalence. Ce sont, en quelque sorte, des variations autour de la représentation (ou de l'empreinte) d'un objet resté en dehors du livre. Une attention soutenue a été portée à lareproduction de ces oeuvres souvent aux confins du noir ou du blanc et du visible. C'est pourquoi nous avons travaillé avec des bichromies et des vernis adaptés aux teintes des originaux afin detraduire lors de l'impression, la finesse des tirages d'exposition, souvent à la limite de la perception. La couverture du livre, reliée en plein papier de création, est imprimée noir sur noir, poursuivant le jeu sur les limites de la perception en faisant de Una Cosa mentale un véritable livre-objet.
Dans l'histoire du nucléaire français, européen et mondial, Superphénix est un cas à part. Aucun objet technologique n'a déchaîné, semble-t-il, autant de passions contradictoires, passions à la fois techniques et politiques. Depuis 1999, la centrale de Creys-Malville est en déconstruction.Jacqueline Salmon s'est demandée à quoi pouvait ressembler une centrale nucléaire en déconstruction. Après avoir obtenu les autorisations nécessaires, la photographe a travaillé sur les espaces non visibles au public. Elle a ramené un ensemble d'images remarquables qui donne à ce travail personnel une dimension documentaire qui fera passer le lecteur curieux de l'autre côté desenceintes fermées de la centrale. Aujourd'hui, dans la salle de commande, on remarque beaucoup d'écrans masqués, désormais hors d'usage. Sur le compteur qui affichait autrefois la puissance du réacteur, on lit « MHSD », Mise Hors Service Définitive.Un texte de l'anthropologue Christine Bergé accompagne l'ouvrage en s'attachant aux paroles recueillies parmi les salariés de la centrale lors de son enquête.