Si capitalisme et social-démocratie vont souvent de pair désormais en Europe de l'Ouest, le peuple russe se voit aujourd'hui contraint de payer le prix d'un choix auquel il n'a pas vraiment participé et qui est souvent présenté comme un passage obligatoire à la modernisation tout en n'étant, à bien des égards, qu'une régression vers le capitalisme le plus sauvage. A l'aube du XXIe siècle, quelle voie peut emprunter la Russie après l'effondrement du communisme ? La recherche d'une troisième voie entre capitalisme sauvage et collectivisme ravageur est à l'ordre du jour mais elle n'est pas nouvelle en Russie. Pendant la période soviétique, cette recherche eut lieu dans la clandestinité par le biais d'organisations telles que l'Alliance Populaire des Travailleurs et l'Alliance Sociale Pan-Russe pour la Libération du Peuple qui prônaient le renversement du communisme par la force. Au début des années 90, cette recherche s'est manifestée à travers les tentatives d'implantation de la Démocratie chrétienne en Russie. En ces temps d'incertitude, il était impératif de mettre en évidence le rôle historique de ces mouvements politico-religieux russes. La sécurité des peuples d'Europe de l'Est mais aussi notre propre sécurité dépendront nécessairement du choix de la Russie en ce qui concerne la forme que prendra cette troisième voie.
Nombre de pages
308
Date de parution
03/05/2000
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738448880
Titre
Une troisième voie pour la Russie
ISBN
2738448887
Auteur
Pouvreau Ana
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20000503
Nombre de pages
308,00 €
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La Russie, puissance européenne et asiatique, a pu poursuivre dans le cadre de l'URSS une politique multiséculaire d'expansion territoriale. L'effondrement de l'empire et du bloc militaire soviétiques y ont brutalement mis un frein. Tandis que l'Europe occidentale est en train d'accomplir son intégration économique et politique, les ex-satellites d'Europe centrale et orientale, les proches voisins baltes, caucasiens et asiatiques de la Russie cherchent désespérément à échapper à l'emprise de leur ancien protecteur. L'OTAN s'étend vers l'Est et nombreux sont les pays candidats à l'adhésion. Refusant de devenir un " mendiant dans l'arrière-cour du monde ", la Russie, récemment déstabilisée par la sale guerre en Tchétchénie, s'oppose aujourd'hui systématiquement à toutes les initiatives occidentales concernant la sécurité européenne, qu'il s'agisse de l'extension des structures de sécurité, des frappes occidentales en ex-Yougoslavie contre les Serbes ou de l'application des traités de désarmement. Il semble donc que ses intérêts stratégiques soient diamétralement opposés à ceux de l'Occident. Dans ce contexte, il est crucial d'analyser la perception russe des questions touchant à la sécurité du continent européen.
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La fin du Moyen Age voit apparaître et se développer un ensemble d?images tout à fait singulier, celles d?hommes et de femmes dont le corps est intégralement couvert de poils. Mais, pour autant, ce livre n?est pas une simple histoire du poil ! Dans l?art roman, le diable et les démons étaient perçus comme des êtres velus et grimaçants et un lien s?était établi entre l?excès de poils et le pêché. L?auteur montre comment ces représentations ont évolué à partir du XIVe siècle, allant jusqu?à l?humanisation de l?homme sauvage. Ce dernier est certes toujours présenté comme un personnage frustre, hirsute et violent, mais il change de signification en pénétrant dans la culture courtoise : l?homme sauvage devient un personnage soumis et domestiqué qui sert de faire-valoir au chevalier, comme pour opposer la jouissance brutale et immédiate au vrai désir amoureux. L?auteur va jusqu?à nous montrer que, par un retournement spectaculaire porté à son comble autour de 1500, pilosité et sainteté sont associées : la présence d?un pelage sur les corps des saints devient un moyen de les distinguer du commun des mortels.
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