Nous sommes, dit Sartre, condamnés à la liberté. Cette affirmation s'appuie sur une ontologie ambitieuse qui place la mise à distance de l'être et du monde au cur de la conscience et de la liberté. Ce pouvoir de distanciation permet de soutenir que chaque personne est amenée à faire un choix fondamental d'elle-même. S'appliquant à lui-même ce postulat, Sartre estime qu'il a choisi l'imaginaire. Cela revient à admettre qu'il s'est investi corps et âme dans ce qu'il nomme son "mandat" littéraire. Mais ce choix finira par devenir embarrassant puisque l'imaginaire, tel qu'il le définit dans ses écrits théoriques, s'oppose frontalement au réel. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Sartre convertira sa plume en arme de tribun : ses engagements politiques incarneront, non sans violence, son affrontement au réel. Cet ouvrage tente d'observer comment se dessinent dans ses récits autobiographiques, biographiques et théâtraux le jeu complexe et les remises en jeu de la liberté sans en ignorer bien sûr les fondements philosophiques.
Nombre de pages
280
Date de parution
27/04/2023
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140334108
Titre
Sartre, l'imaginaire et la liberté
Auteur
Poulette Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20230427
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
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Avec l'annonce de la mort de Dieu Nietzsche a déconstruit nombre de convictions philosophiques et religieuses. Cet essai revient sur ce " paradigme " critique. Qu'en fut-il exactement du " mystère " chrétien ? Comment l'eschatologie judéo-chrétienne s'est-elle insinuée dans la philosophie de l'histoire ? Qu'en est-il de la foi et de l'espérance à l'ère de la " déconstruction " ? Les questions abordées dans cet essai en croisent une autre plus globale : les temps modernes furent-ils l'expression d'un " transfert théologique " ...
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...