Un auteur qui, furieux, griffonne les premières lignes d'un journal musical après avoir cru reconnaître ses propres mélodies sous les miaulements d'une chanteuse égarée et qui, quelques lustres plus tard, conclut le même texte en congédiant sa production vocale sur un mélancolique « good bye, my songs, et sans rancune ! » ne peut être de cette race désuète de musiciens de salon, auteurs de romances à la mode. Pour Francis Poulenc (1899-1963), un des plus grands mélodistes du XXe siècle, avec Fauré, Debussy et Ravel, écrire une mélodie était avant tout une expérience poétique, émue et réfléchie. Le Journal de mes Mélodies ? que cette édition, préfacée par Denise Duval, l'interprète et amie, restitue dans une nouvelle version enfin intégrale dotée d'un appareil de notes très complet ? se veut fidèle au souhait du compositeur lors de la préparation de sa première publication (1964) : il s'agit avant tout d'un guide pour les chanteurs soucieux de bien interpréter sa musique. Mais ce texte, restitué dans sa chronologie originale, sans discrimination sur une matière qui est celle, touchante et paradoxale, d'un véritable journal intime, doit aussi être lu comme le témoignage sans fard d'un musicien qui sut ? et au prix de quels doutes ! ? être de son temps avant d'être « moderne ».
Nombre de pages
144
Date de parution
01/03/1993
Poids
198g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782908369106
Titre
Journal de mes mélodies
Auteur
Poulenc Francis
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
120
Poids
198
Date de parution
19930301
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Je ne suis pas un musicien Cubiste, encore moins Futuriste, et bien entendu pas Impressionniste. Je suis un musicien sans étiquette." Si la musique de Poulenc est son portrait, comme il se plaisait à le dire, ses lettres sont bien un autoportrait.Ce millier de lettres, inédites pour les deux tiers, constitue une source incomparable pour la compréhension de son oeuvre. Adressées à sa famille, ses amis, ses confrères compositeurs ou interprètes (Milhaud, Stravinsky, Falla, Prokofiev, Bernac...), ses éditeurs, ses collaborateurs, hommes de lettres ou artistes (Eluard, Louise de Vilmorin, Picasso...), ses mécènes (les Polignac, les Noailles), des journalistes, elles fourmillent de jugements sur sa propre musique et sur celle des autres. Elles permettent également de découvrir les multiples facettes de sa personnalité, de démystifier le créateur en pénétrant dans sa vie quotidienne: "Il faut toujours du terreau humain pour faire pousser des lys."Au-delà d'une magnifique autobiographie et d'un guide inégalable pour la connaissance de sa musique, la correspondance de Poulenc constitue une passionnante chronique d'une quarantaine d'années de vie musicale parisienne, des années vingt aux années soixante, des concerts du Goupe des Six et des Ballets russes aux débuts du Festival d'Aix-en-Provence et du Domaine musical. Poulenc représente toute une génération de compositeurs français dont la carrière se trouve métamorphosée par le développement du disque, de la radio et de la télévision, alors que les salons parisiens conservent leur efficacité dans la création et la diffusion musicales. De Saint-Saëns à Boulez, sa correspondance s'enracine dans la fin du XIXe siècle et se projette vers la fin du XXe.Après Chabrier et Debussy à qui il vouait une admiration particulière, Poulenc (1899-1963) s'inscrit indéniablement dans la lignée des rares compositeurs épistoliers français. Par son ton vivant et spontané, l'élégance et l'humour de sa plume, son plaisir évident d'écriture se communique irrésistiblement au lecteur.Un apparat critique très important enrichit cette édition et en fait un outil précieux de connaissance de cette époque.Myriam Chimènes est chercheur au CNRS.
Quel est le propos de Poulenc ? Fidèle à son enseigne : "A bâtons rompus", il mélange à plaisir "grande" et "petite" musique, faisant de l'éclectisme un véritable credo esthétique. A Stéphane Audel, il confiera : "Dès l'enfance, j'ai associé sans discernement, dans un commun amour, le bal musette et les Suites de Couperin." L'homme cultivera une curiosité de toutes les musiques : de la chanson réaliste au Soleil des eaux de Boulez, en passant par Gounod, Messager, Bartók ou les compositeurs anglo-saxons.Chaque émission est consacrée à un interprète, à un compositeur ou à un thème : chanson, musique de foire, musique sacrée, jazz. On notera une prépondérance marquée de la musique française, qui, si elle reflète le goût de Poulenc, n'est peut-être pas non plus sans rapport avec la situation historique de ces années d'après-guerre : les seuls compositeurs germaniques retenus sont Weber et Berg.Il n'y a donc pas d'autre fil conducteur apparent que celui de l'éclectisme, du hasard des découvertes et des disques disponibles.
Sommaire de la nouvelle éditionL'OEUVREPoints de repèreChantal Cazaux: ArgumentJean de Solliers: Introduction et Guide d'écouteGeorges Bernanos et Francis Poulenc: Livret intégralREGARDS SUR L'OEUVREPierre Enckell: Les vraies Carmélites de CompiègneMyriam Chimènes: F.?Poulenc, une esquisse biographiqueMyriam Chimènes: Repères chronologiquesMyriam Chimènes: Du Gendarme incompris aux DialoguesJean Roy: Un itinéraire spirituelClaude Coste: L'invention du livretDenis Waleckx: Chronologie de la compositionMyriam Chimènes: Les Dialogues dans la Correspondance de F.?PoulencF.?Poulenc - C. Rostand: CorrespondanceDenis Waleckx: Les deux créationsDenise Duval: Des Folies-Bergères aux DialoguesRégine Crespin: D'une Prieure à l'autreÉCOUTER, VOIR ET LIREDidier van Moere: DiscographieDidier van Moere: VidéographieElisabetta?Soldini: L'oeuvre à l'afficheEn ItalieÀ Paris et en FranceAux États-UnisÀ LondresÀ travers le mondeElisabetta?Soldini: BibliographieSélection CD, DVD et Livrespar Louis Bilodeau, Jean Cabourg, Alfred Caron, Chantal Cazaux, Gérard Condé, Pierre Flinois, Jean-Charles Hoffelé, Michel Pazdro, Timothée Picard, Olivier Rouvière et Didier van MoereFestival de Glyndebourne 2010 (Billy Budd et Cos
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.