La chaîne du pénal. Crimes et châtiments dans la République de Genève sous l'Ancien Régime
Porret Michel ; Cicchini Marco ; Fontana Vincent ;
GEORG
29,00 €
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EAN :9782825709887
Depuis les anciens, la justice pénale sécurise les sociétés hors de l'état de nature. Ce livre en témoigne pour les tribunaux criminels de la République protestante de Genève sous l'Ancien Régime. Dès le XVIe siècle, partout en Europe, le droit de punir devient le monopole régalien de l'Etat, à l'instar de l'impôt, de la frappe de la monnaie ou de la guerre. Arbitraire avant le Code pénal (1791) et souvent suppliciaire, la répression du crime pacifie lentement les sociétés européennes. Crime, enquête judiciaire, procès inquisitoire, sentence, exécution du châtiment : la chaîne du pénal soude les délits qualifiés aux peines publiques. Elle représente le travail des magistrats qui incriminent les justiciables ayant commis un crime contre l'Etat, la religion, les individus, les biens et les moeurs. Sous l'Ancien Régime, entre répression des illégalismes et contrôle social, la puissance normative de la justice criminelle ressort paradoxalement de la fragilité matérielle des archives judiciaires. Rédigés dans l'urgence répressive, ces documents constituent la mémoire institutionnelle de multiples vies fragiles. Des existences de femmes et d'hommes que broient la violence du crime, son cortège de souffrance et la sévérité des peines afflictives ou d'élimination sociale comme la mort, les galères, le bannissement et la fustigation. Des vies et des voix du passé tirées de l'oubli des temps... par la chaîne du pénal.
Nombre de pages
127
Date de parution
26/01/2011
Poids
560g
Plus d'informations
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EAN
9782825709887
Titre
La chaîne du pénal. Crimes et châtiments dans la République de Genève sous l'Ancien Régime
Auteur
Porret Michel ; Cicchini Marco ; Fontana Vincent ;
Editeur
GEORG
Largeur
0
Poids
560
Date de parution
20110126
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
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Comment peut-on passer d'une justice arbitraire à une justice rationnelle? Voilà une des questions que se sont posées, au XVIIIe siècle, ceux que l'on appelle aujourd'hui les Philosophes. Leur volonté générale de réforme de la société et de ses institutions s'accompagnait d'une réflexion sur le crime et sa gestion. La ville de Genève a été un des laboratoires de cette réflexion. Michel Porret montre que ce projet de réforme judiciaire suppose une chose essentielle: pour qu'une justice plus rationnelle soit possible, il faut "qualifier" le crime, en établir les "circonstances", atténuantes ou aggravantes. Ce sera à l'expert de le faire. A partir du siècle des Lumières, on le convoquera sans cesse sur la scène du crime. Qu'il s'agisse de tromperie, de commerce du livre dangereux, de viol, de suicide ou de mort violente, l'expert est partout. Mais comment saisir son rôle? Les archives judiciaires genevoises regorgent de récits par lesquels on assiste à la transformation de la façon de rendre la justice à la fin de l'Ancien Régime. Elles révèlent aussi la détresse des petites gens devant les drames dont ils sont victimes. Mêlées à celle des experts et des théoriciens du droit, c'est leurs voix que Michel Porret fait enfin entendre.
Tout commence en 1930 dans la violence de la révolution bolchevique au pays des Soviets. Tout se boucle en 1986 dans l'univers huppé de l'art contemporain. Entre la lutte des classes et la polémique esthétique, la saga de Tintin est une quête du bien dans la violence de l'histoire du XXe siècle. De la Terre à la Lune, entre mer, désert et cimes, flanqué du socratique Milou puis de l'ivrogne au grand coeur Haddock, le petit Don Quichotte qui aime les livres affronte tous les bandits du monde. Environ 12 000 vignettes en noir et blanc puis en couleurs : culminant dans le silence de la ligne claire, la saga de Tintin est une aventure esthétique et humaine. Cet essai ludique y revient au prisme de son imaginaire social qui en fait une oeuvre universelle jusque dans la relation parodique.
Les neuf chapitres de cet ouvrage collectif évoquent la complexité et l'universalité des Lumières dans leur historicité philosophique, politique, sociale, scientifique, matérielle, esthétique et pédagogique. Dès le XVIIIe siècle, l'adhésion aux Lumières et l' " antiphilosophie " illustrent le sens pluriel du siècle de Voltaire, de l'Encyclopédie et de Kant. Trois entretiens avec des éminents historiens soulignent et déclinent les enjeux intellectuels, culturels, politiques, historiographiques et patrimoniaux de la recherche contemporaine sur le XVIIIe siècle. Modernité, innovation, résistance, horizon d'attente, conflits, espoir et héritage : les Lumières restent un passé vivant pour penser le temps présent et les désarrois d'aujourd'hui. Cet ouvrage illustre la richesse et l'importance du chantier intellectuel qui renouvelle les problématiques, relit les textes classiques, exhume des sources inédites et construit de nouveaux objets pour penser les Sens des Lumières.
Sur la ligne de mire fait écho au "présent crénelé" - selon la formule inquiète que René Char dédie à la poésie contemporaine, cette autre façon de garder la tête haute lorsque toutes les preuves se sont effondrées et qu'il importe d'avancer. Ce bouquet de textes ambitionne de focaliser le regard sur quelques objets et problèmes d'aujourd'hui. Leur singularité ou leur banalité font signes dans le monde contemporain dont la violence se décline entre le terrorisme global et le nomadisme des déracinés de la guerre ou des catastrophes climatiques. Dans l'écriture de l'urgence, cet essai fragmenté résulte de l'errance aventureuse dans les discours, les images et les imaginaires contemporains. Ceux graves ou légers que médiatise l'événementiel, sur la ligne de mire de la dramaturgie collective, ou faits divers d'une actualité devant laquelle le regard historique hésite souvent, car il lui manque le recul, les perspectives diversifiées et les sources multiples à croiser.
L'objectif de cet ouvrage est d'offrir une réflexion approfondie sur les enjeux éthiques et anthropologiques liés à l'usage des robots sociaux auprès des personnes âgées dans le cadre des soins gériatriques de longue durée, notamment en établissements médico-sociaux (EMS). La question centrale posée est la suivante : peut-on véritablement prendre soin du corps vécu de ces personnes à travers ce que l'on pourrait appeler une "robot-thérapie" ? Et si cela est possible, sous quelles formes et selon quelles modalités ? Comment se manifeste le "prendre soin" lorsqu'il est médiatisé par une technologie robotique ? Que signifie "prendre soin" quand cet acte est accompli non par un humain, mais par une machine ? Le robot peut-il réellement incarner une posture de soin ? Les différentes contributions réunies dans ce volume - rédigées par des professionnels de la santé ainsi que par des philosophes et éthiciens - proposent des perspectives variées, parfois divergentes. Elles traduisent les inquiétudes, les attentes et les défis que pose à notre société le vieillissement de la population, conjugué à l'augmentation des maladies chroniques telles que les démences. Et si, au-delà des débats sur la technologie, cette interrogation de fond offrait l'opportunité de mieux comprendre le vécu singulier et les besoins pluriels des personnes concernées ...
Des dessins aussi sarcastiques que les folies qui emportent le monde du vin actuel : snobisme, hygiénisme, vignerons élevés au rang de stars, spéculation effrénée. Le vin y a remplacé l'art dans les discussions de bonne société, nourrit des égos démesurés et alimente la frénésie des buveurs d'étiquettes. Le coup de crayon impitoyable de Charles Fehr s'en empare, à partir des scènes vécues par son fils Pierre-Emmanuel. Avec une affectueuse moquerie, le duo épingle les grands collectionneurs, les trop sérieux dégustateurs et les maîtres-savants du vin.