Le recours aux Ecritures dans le récit matthéen des tentations de Jésus (Mt 4, 1-11)
Pongo Lowanga François
L'HARMATTAN
42,00 €
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EAN :9782343075495
La Bible est marquée par des relectures internes. L'Evangile de Matthieu renferme des racines juives et déploie son herméneutique à la lumière de l'intertextualité biblique. La péricope de Mt 4,1-11 est construite sur quatre citations explicites (Dt 6,13.16 ; 8,3 ; Ps 91 (90),11-12), ainsi que quelques références et allusions scripturaires. L'intersection entre ses sources et la voix du narrateur matthéen donne à repenser les questions exégétiques de réécriture et relecture, de réception et réinterprétation, d'appropriation et d'effet sur le lecteur de la Bible dans le contexte actuel. Le récit matthéen des tentations de Jésus se présente comme un " midrash chrétien ", élaboré sur des données typologiques et targumiques qui éclairent l'expérience de Jésus dans le désert à la suite d'Israël. Saisi au sein de la dynamique du premier Evangile dont il reflète les thèmes majeurs, Mt 4,1-11 comporte des perspectives théologiques fondées sur le messianisme de Jésus, la christologie théocentrique, la portée des miracles selon le Fils de Dieu, le rapport entre l'Ancien et le Nouveau Testament, le portrait du diable, et le caractère apologétique de ce récit. Jésus, le diable et le narrateur matthéen font chacun un type de relecture des Ecritures. Quelques pistes herméneutiques s'en dégagent et interpellent le lecteur actuel de la Bible. Ainsi, l'approche littéraliste réalisée par le diable est à proscrire, au profit de la fécondité des applications contextuelles et existentielles faites par Jésus, ainsi que de l'approche actualisante menée par le narrateur matthéen. De nos jours, la lecture canonique de la Bible est de très grande utilité pour qu'une telle exégèse soit rigoureuse.
Nombre de pages
405
Date de parution
01/12/2015
Poids
590g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343075495
Titre
Le recours aux Ecritures dans le récit matthéen des tentations de Jésus (Mt 4, 1-11)
Auteur
Pongo Lowanga François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
590
Date de parution
20151201
Nombre de pages
405,00 €
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L'apophénie est une « altération de la perception, qui conduit un individu à attribuer un sens particulier à des événements banals en établissant des rapports non motivés entre les choses ». La matière photographique génère une exploration des couches sensibles de la substance, prenant une multitude de formes. Lors de ses cheminements intuitifs et sensoriels dans les paysages de la République démocratique du Congo, Léonard Pongo a photographié des fragments de la nature, qui résonnent en lui avec des récits ou des formes traditionnels. Léonard Pongo transforme ces images en « objets » nouveaux : ici, des transferts de gélatine d'impression photographique sur plaques de verre. Détachée du papier puis recollée sur plaques, cette pellicule fragile crée des plis, des déchirures, des fragmentations. Autant d'éléments qui vont perturber l'image initiale et proposer des formes nouvelles, nous encourageant à activer différemment nos modes de perception. Tout comme l'artiste s'est plongé dans les paysages congolais, nous nous immergeons dans ces images sur plaques de verre rappelant les débuts de la photographie.
L'activité touristique sur les sites de l'espace pygmée en RD Congo est, depuis quelques années, " vendue " par les opérateurs touristiques comme une expérience de découverte d'un monde perdu, " primitif " ou même " non contaminé ". Le triangle Mbandaka ? Bikoro ? Inongo, sur lequel cet ouvrage projette le regard, dévoile la manière dont les communautés pygmées batwa répondent aux besoins touristiques de leurs visiteurs en mal de découverte culturelle. Elles n'exhibent ni monuments ni littérature, mais plutôt des objets symboliques, des savoirs et des savoir-faire traditionnels en matière de pêche et de chasse, d'artisanat, d'utilisation culturelle des végétaux et de conservation de la forêt. Elles s'évertuent avec fierté à la présentation des sites naturels, des arts culinaires et vestimentaires, des merveilleux attributs du pouvoir traditionnel, des cosmogonies, des rituels, des chants et des danses, y compris diverses variétés linguistiques. A ce jour, la rencontre touristique entre les visiteurs et les Batwa est réduite à des visites de sites et aux diverses expressions culturelles. Elle n'a débouché ni sur un tourisme culturel durable ni sur la " corn-modification " qui transforme ces ingrédients culturels en marchandises touristiques consommables et rentables. De quelle manière les peuples pygmées de la RD Congo pourraient-ils enclencher un tourisme viable et bénéfique sur un marché touristique congolais, aujourd'hui disputé par les opérateurs touristiques, les voyagistes étrangers et congolais ? S'impose pour cela la mise en branle d'un tourisme autochtone qui nécessite, entre autres choses, la volonté et l'implication directe des Batwa dans le processus de développement touristique, la collaboration de divers autres acteurs, le soutien et l'accompagnement de l'Etat. De cette manière, les communautés batwa anticiperaient les attentes des touristes et se donneraient la possibilité d'être les acteurs de leur propre changement. Elles renverseraient le développement du tourisme exogène contrôlé par le haut, au profit d'un développement touristique endogène intégré et dument maîtrisé, repensé en termes de réappropriation des espaces, des ressources et des valeurs, dans et par le vécu quotidien des individus et des communautés.
La situation politique de la République démocratique du Congo (Zaïre) est toujours au cœur de débats médiatiques, d'une part, et objet de nombreuses interrogations et investigations scientifiques, d'autre part. Ce livre analyse le processus de transition politique, qualifiée à plusieurs reprises de " transition de bricolage ", opéré par le pays durant la décennie 90, depuis son " ouverture " jusqu'à la prise de pouvoir du chef des rebelles, Laurent-Désiré Kabila. Passage de la Deuxième à la Troisième République, cette " tumultueuse " transition - ponctuée d'hésitations, de fuites en avant et de brusques retours en arrière - a vu la population zaïroise espérer une nouvelle donne quant à son sort, avant qu'elle ne sombre petit à petit dans la résignation puis la crainte de nouvelles souffrances. L'originalité de cet ouvrage réside dans son mode d'analyse. Martin Kalulambi Pongo a choisi de décrire de l'intérieur cette situation telle qu'elle a été vécue par les principaux acteurs politiques et le corps social. Chacun a eu en effet sa part de responsabilités dans les changements et la profusion des événements qu'a connus la République démocratique du Congo. Tous sont patiemment décrits et rigoureusement expliqués. Ce travail s'avère ainsi un outil indispensable à l'appréhension et la compréhension du pays.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...