Transition et conflits politiques au Congo-Kinshasa
Kalulambi Pongo Martin
KARTHALA
26,00 €
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EAN :9782845862050
La situation politique de la République démocratique du Congo (Zaïre) est toujours au cœur de débats médiatiques, d'une part, et objet de nombreuses interrogations et investigations scientifiques, d'autre part. Ce livre analyse le processus de transition politique, qualifiée à plusieurs reprises de " transition de bricolage ", opéré par le pays durant la décennie 90, depuis son " ouverture " jusqu'à la prise de pouvoir du chef des rebelles, Laurent-Désiré Kabila. Passage de la Deuxième à la Troisième République, cette " tumultueuse " transition - ponctuée d'hésitations, de fuites en avant et de brusques retours en arrière - a vu la population zaïroise espérer une nouvelle donne quant à son sort, avant qu'elle ne sombre petit à petit dans la résignation puis la crainte de nouvelles souffrances. L'originalité de cet ouvrage réside dans son mode d'analyse. Martin Kalulambi Pongo a choisi de décrire de l'intérieur cette situation telle qu'elle a été vécue par les principaux acteurs politiques et le corps social. Chacun a eu en effet sa part de responsabilités dans les changements et la profusion des événements qu'a connus la République démocratique du Congo. Tous sont patiemment décrits et rigoureusement expliqués. Ce travail s'avère ainsi un outil indispensable à l'appréhension et la compréhension du pays.
Nombre de pages
366
Date de parution
01/11/2003
Poids
460g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845862050
Auteur
Kalulambi Pongo Martin
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20031101
Nombre de pages
366,00 €
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L'activité touristique sur les sites de l'espace pygmée en RD Congo est, depuis quelques années, " vendue " par les opérateurs touristiques comme une expérience de découverte d'un monde perdu, " primitif " ou même " non contaminé ". Le triangle Mbandaka ? Bikoro ? Inongo, sur lequel cet ouvrage projette le regard, dévoile la manière dont les communautés pygmées batwa répondent aux besoins touristiques de leurs visiteurs en mal de découverte culturelle. Elles n'exhibent ni monuments ni littérature, mais plutôt des objets symboliques, des savoirs et des savoir-faire traditionnels en matière de pêche et de chasse, d'artisanat, d'utilisation culturelle des végétaux et de conservation de la forêt. Elles s'évertuent avec fierté à la présentation des sites naturels, des arts culinaires et vestimentaires, des merveilleux attributs du pouvoir traditionnel, des cosmogonies, des rituels, des chants et des danses, y compris diverses variétés linguistiques. A ce jour, la rencontre touristique entre les visiteurs et les Batwa est réduite à des visites de sites et aux diverses expressions culturelles. Elle n'a débouché ni sur un tourisme culturel durable ni sur la " corn-modification " qui transforme ces ingrédients culturels en marchandises touristiques consommables et rentables. De quelle manière les peuples pygmées de la RD Congo pourraient-ils enclencher un tourisme viable et bénéfique sur un marché touristique congolais, aujourd'hui disputé par les opérateurs touristiques, les voyagistes étrangers et congolais ? S'impose pour cela la mise en branle d'un tourisme autochtone qui nécessite, entre autres choses, la volonté et l'implication directe des Batwa dans le processus de développement touristique, la collaboration de divers autres acteurs, le soutien et l'accompagnement de l'Etat. De cette manière, les communautés batwa anticiperaient les attentes des touristes et se donneraient la possibilité d'être les acteurs de leur propre changement. Elles renverseraient le développement du tourisme exogène contrôlé par le haut, au profit d'un développement touristique endogène intégré et dument maîtrisé, repensé en termes de réappropriation des espaces, des ressources et des valeurs, dans et par le vécu quotidien des individus et des communautés.
On peut lire l'ouvrage du professeur Ndaywel de deux manières : comme un essai politique offrant une critique démystificatrice des formes contemporaines de gestion politique depuis l'indépendance, ou bien comme une étude d'histoire des procédures de réinvention du Congo dans sa "modernité" postcoloniale. L'érudition académique du livre ne dépouille pas celui-ci de sa facture didactique dans la mesure où elle parvient à resituer le passé tout en donnant la clé du présent. Les aspects symboliques et culturels jouent un rôle beaucoup plus discret que les aspects de la vie politique qui se prêtent au calcul, aux échanges mesurés ou au discernement de symétries comportementales. Sites d'affrontement entre l'Etat et la société, le passé et la mémoire conservent un pouvoir de construction de la réalité, du pouvoir et de la légitimité. Ils accaparent les débats des conflits et des enjeux internes et actuels, et donc des processus d'engendrement du sens, au coeur de l'époque qui est la nôtre. Or parmi les grandes questions qu'affronte la société congolaise d'aujourd'hui figure celle de savoir comment améliorer l'art de gouverner et reconfigurer le rapport de l'individu à l'Etat. Au regard des lectures historiques que fournit ce livre et face aux enjeux actuels, cette question n'appelle pas moins un renouvellement d'envergure de la gestion du pouvoir, de l'art de gouverner, dans des conditions de l'"être-ensemble" comme la nécessité, pour les Congolais, de se resituer dans leur histoire propre.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.