L'invention du Congo contemporain. Traditions, mémoires, modernités Tome 1
Ndaywel è Nziem Isidore ; Kalulambi Pongo Martin
L'HARMATTAN
29,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782343094984
On peut lire l'ouvrage du professeur Ndaywel de deux manières : comme un essai politique offrant une critique démystificatrice des formes contemporaines de gestion politique depuis l'indépendance, ou bien comme une étude d'histoire des procédures de réinvention du Congo dans sa "modernité" postcoloniale. L'érudition académique du livre ne dépouille pas celui-ci de sa facture didactique dans la mesure où elle parvient à resituer le passé tout en donnant la clé du présent. Les aspects symboliques et culturels jouent un rôle beaucoup plus discret que les aspects de la vie politique qui se prêtent au calcul, aux échanges mesurés ou au discernement de symétries comportementales. Sites d'affrontement entre l'Etat et la société, le passé et la mémoire conservent un pouvoir de construction de la réalité, du pouvoir et de la légitimité. Ils accaparent les débats des conflits et des enjeux internes et actuels, et donc des processus d'engendrement du sens, au coeur de l'époque qui est la nôtre. Or parmi les grandes questions qu'affronte la société congolaise d'aujourd'hui figure celle de savoir comment améliorer l'art de gouverner et reconfigurer le rapport de l'individu à l'Etat. Au regard des lectures historiques que fournit ce livre et face aux enjeux actuels, cette question n'appelle pas moins un renouvellement d'envergure de la gestion du pouvoir, de l'art de gouverner, dans des conditions de l'"être-ensemble" comme la nécessité, pour les Congolais, de se resituer dans leur histoire propre.
Nombre de pages
264
Date de parution
13/07/2016
Poids
380g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343094984
Titre
L'invention du Congo contemporain. Traditions, mémoires, modernités Tome 1
Auteur
Ndaywel è Nziem Isidore ; Kalulambi Pongo Martin
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
380
Date de parution
20160713
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage accueille des matériaux importants pour la compréhension de la constitution de la première université à avoir vu le jour, non seulement au Congo mais aussi en Afrique francophone subsaharienne. Une histoire profondément humaine, marquée par les contradictions du système colonial. Une histoire vivace à laquelle mit fin, et de façon musclée, le jeune régime mobutiste. Dans ce deuxième tome est abordée l'histoire de l'Institut supérieur pédagogique de Lubumbashi.
L'Université congolaise a fêté son cinquantenaire. De Lovanium d'hier à l'Unikin d'aujourd'hui, du campus de Lubumbashi à celui de Kisangani, professeurs et étudiants ont dû affronter des conditions extrêmes dues aux crises politico-militaires récurrentes ayant jalonné l'histoire de leur pays. Tour à tour, une trentaine d'universitaires de l'ancienne et de la nouvelle génération font part de leur expérience universitaire.
Les séquences de l'Histoire congolaise révélées dans ce livre enseignent à qui sait les interroger ce qu'il convient de faire. Elles sont l'école de l'homme politique qui est assuré d'y rencontrer, s'il le veut bien, le modèle à suivre ou encore l'exemple à éviter. Elles sont, pour tous les Congolais, un répertoire inépuisable, qu'ils ne consulteront jamais en pure perte.
Comment gérer ce vaste espace qu'est l'Ancien Congo-Zaïre, actuelle République Démocratique du Congo ? A l'issue de leur longue Conférence Nationale Souveraine (CNS), tenue au seuil des années 1990, les délégués réunis à Kinshasa ont tenté de répondre en adoptant un projet de Constitution pour une nouvelle République Fédérale du Congo. Mais ni le maître d'alors, ni son successeur n'en ont pris acte. Une décennie plus tard, ce document historique mérite qu'on s'y arrête. Les termes de cette constitution ont été rédigés en français, langue officielle de l'Etat, et traduits ensuite dans les 4 langues nationales.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...