LES PETITS CHIFFONNIERS DE PHNOM-PENH. Poussières de vie
Pomonti Jean-Claude
JUBILE
16,25 €
Epuisé
EAN :9782213031712
A travers l'Asie méridionale, les enfants les plus pauvres, pince en fer à la main et sac de jute au dos, fouillent les poubelles des grandes villes pour survivre. C'est particulièrement le cas à Phnom Penh, une ville encore hantée par plus de vingt années de guerres et de massacres et où, en 1992, l'ONU a dépêché ses bérets bleus pour tenter d'y rétablir un semblant d'ordre et de paix. Les petits chiffonniers, vietnamiens comme cambodgiens _ " poussières de vie ", enfants jetés trop tôt hors du nid _ y forment des bandes à la discrétion des receleurs. C'est l'histoire de l'une de ces bandes de gamins fouilleurs, chapardeurs et bagarreurs au service d'un receleur vietnamien, que l'auteur rapporte ici. A travers la plongée de leur héros, un Khmer krom _ enfant cambodgien né au Viêt-nam _, que les circonstances condamnent à être une graine à la fois de voleur et de tueur, il décrit également à quel point le petit peuple de Phnom Penh ne récupère que les miettes de ce festin que devait être l'intervention de l'ONU au Cambodge. Au-delà de l'écriture précise de l'auteur et de son exceptionnelle connaissance du Sud-Est asiatique, ce livre nous plonge au coeur de l'un des plus grands drames de notre temps que sont les enfants de la rue. Au rythme des aventures quotidiennes, sordides ou émouvantes de ces pitoyables héros, le lecteur est saisi d'admiration devant tant de courage et d'ingéniosité. La collection des " Enfants du Fleuve ", qui s'est donné pour objectif d'ouvrir les coeurs et de susciter des initiatives, accueille avec émotion ce petit chef-d'oeuvre pudique et tendre. Arrivé pour la première fois en Asie en 1965, Jean-Claude Pomonti est collaborateur du Monde depuis 1968. Ses reportages sur la guerre du Viêt-nam lui ont valu le Prix Albert-Londres en 1973.
Nombre de pages
216
Date de parution
01/10/1993
Poids
294g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213031712
Titre
LES PETITS CHIFFONNIERS DE PHNOM PENH - POUSSIERES DE VIE
Auteur
Pomonti Jean-Claude
Editeur
JUBILE
Largeur
135
Poids
294
Date de parution
19931001
Nombre de pages
216,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Installé depuis plus de trente ans en Asie, j’avais oublié certains charmes de la Méditerranée. La pandémie de Covid19 m’a aidé à corriger cette erreur en me retenant pendant deux hivers en Corse. Je ne m’en plains pas, au contraire. Loin de tout ennui, les longues soirées invitent à des pauses salutaires. C’est le moment de jeter un coup d’oeil sur des archives, ignorées depuis longtemps : carnets de route qui couvrent un demi-siècle de reportages, albums de photos qui réveillent la nostalgie, lectures dont on avait oublié jusqu’à la substance, et revues de presse qui illustrent non une carrière mais plutôt les itinéraires d’une vie. L’exercice témoigne également du plaisir de raconter ces inédits et édits, ainsi que certaines réflexions qu’ils suscitent. »
Le Cambodge est une blessure. Impossible de ne pas voir dans les tours sculptées de la mystérieuse cité d'Angkor, redécouverte au 19e siècle par les archéologues coloniaux français, la souffrance d'un peuple martyrisé par ses souverains sur l'autel de leurs rêves de grandeur. Le génocide commis par les Khmers rouges, entre 1975 et 1979, au nom d'une idéologie maoïste mortifère, n'eut pas d'équivalent dans le monde. Plus d'1,5 million de Cambodgiens périrent, souvent tués à mains nues ou morts de faim dans les rizières. Ce Cambodge-là illustre tragiquement l'ambiguïté du sourire du peuple Khmer. Il fallait, pour raconter le destin de ce pays, un auteur qui ait connu ces années de souffrance et d'horreur. Quelqu'un qui, de témoin, puisse devenir l'historien de cette lente et difficile sortie du cauchemar dont la jeunesse khmère rêve de tourner la page. Parce que les malheurs du Cambodge, sacrifié par les grandes puissances durant la guerre du Vietnam et aujourd'hui marqué par l'empreinte de la Chine, sont aussi ceux de notre propre histoire. Un grand récit suivi d'entretiens avec Ou Virak, Jean-Michel Filippi et Phloeun Prim.
Le Vietnam n'est pas une guerre. C'est un pays, un peuple, une histoire, une culture façonnés par l'empreinte d'une relation unique avec l'immense Chine voisine. Une terre d'eau, de montagnes et de jungle où l'insubmersible côtoie l'éphémère, où l'on s'asseoit le long des rues, sur de petits tabourets devenus, au fil de l'histoire, les attributs d'une volonté farouche. C'est ce Vietnam-passion, ce roman d'un pays envoûtant, où la France coloniale a laissé sa marque, que l'on retrouve au fil de ces pages, conté d'une plume intime et subtile. Du fracas des combats à la ruée vers le profit dont la paix a accouché sous la férule d'un parti communiste arrimé aux commandes, c'est le quotidien d'un pays et d'une population que l'on découvre. Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il porte en lui la marque des passions et des luttes vietnamiennes. Avec, au fil des pages, cette tendresse et ce goût du Vietnam qui nous permet de mieux les comprendre.
Non pas une autobiographie mondaine, mais une confession, du type de Saint Augustin qui rend gloire à Dieu pour l’œuvre de Sa grâce. Une réponse passionnante et passionnée aux appels de la grâce parvenus dans le silence de la prière ou par les cris de détresse des jeunes. Dans une première partie, l’auteur livre avec pudeur l’essentiel d’une enfance à la fois préservée et solitaire marquée par un appel reçu à l’âge de 13 ans. Par sa famille, il est marqué par des rencontres avec de très grandes figures spirituelles telles celle de jacques Maritain, du cardianl Journet ou de Maurice Zundel. Il entre en vie monastique à 17 ans, d’abord chez les Bénédictins, puis dans une vie quasi érémitique durant dix sept ans au Rwanda. Il acquiert une connaissance encyclopédique des pères de l’Eglise. Il en est comme aspiré en prenant conscience de la détresse d’une jeunesse ignorante du tout de la foi, livrée à un monde sans repères, assoiffée d’authenticité et d’amour. Pour y répondre, il fonde en 1981 l’Ecole Catholique de prière et d’évangélisation « Jeunesse-Lumière », qui propose à des jeunes entre 18 et 30 ans, une année de vie , dans la prière, la vie communautaire, la formation et la mission. Certains anciens ont à leur tour fondé des écoles vivant la même intuition dans plusieurs pays. Dans une deuxième partie, l’auteur fait partager sa vie de prière étroitement intégrée à de multiples missions à travers le monde. Il insiste également sur la liturgie tant romaine que byzantine illuminée par son amour de la création, du langage des créatures, de leur beauté qui parle tant de leur Créateur. Un chapitre est consacré au « célibat d’amour », marqué par sa double expérience de moine et d’apôtre des jeunes, si souvent blessés par un monde qui a fait de la sexualité, sous prétexte de libération, un véritable esclavage. Ces pages sont une réponse forte et belle à ce que l’Eglise subit actuellement. Préface du cardinal Schönborn, Archevêque de Vienne
Nassim, l'enfant du Liban, est jeté " sur les chemins de nulle part " par le drame qui ensanglante son pays. Nous partageons la vie heureuse de son village de montagne, la tristesse de l'orphelinat, l'amitié du petit Jad, " l'enfant au coeur de mère ". Le Père Labaky réussit à nous conduire sur les chemins de la tendresse, du sourire et de la poésie à travers les ruines de son pays massacré. Tous les amis du Liban mais aussi tous ceux qui aiment l'enfance, trouveront dans ces pages pudiques et belles plus qu'un témoignage: un petit chef-d'oeuvre de sensibilité et d'amour. Nous y apprendrons plus sur le Liban, son drame, son âme, ses habitants que dans bien des analyses politiques ou sociologiques. Le Père Labaky met au service de la cause des enfants innocents un exceptionnel bonheur d'expression.Prêtre libanais, poète et compositeur, le Père Mansour Labaky a été ordonné le 26 mars 1966. Il était curé de Damour, une ville qui a subi un sort identique à celui d'Oradour-sur-Glane en France en 1944.Le Père Labaky a écrit plusieurs ouvrages (Kfar Sama, L'Enfant du Liban, Mon vagabond de la lune) et va dans tous les pays où il est invité pour parler du Liban et de la foi.En 1987, ont été décernés à L'Enfant du Liban le Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, le Prix Saint-Exupéry/Valeurs-Jeunesse, le Prix Francophonie.
L'incarcération des enfants peut être parfois inévitable, mais rien ne justifie la promiscuité avec les détenus adultes. Pourtant, cet inacceptable reste très largement répandu. Le mérite de l'ouvrage présenté par Défense des Enfants-International est de montrer l'étendue et le danger de cette situation de fait, sans jamais élever le ton. Etendue géographique puisqu'il s'agit d'une enquête internationale, même si la situation en France a été plus largement développée pour l'édition française, étendue dans la méthode d'approche, puisque de très nombreux témoignages vécus viennent humaniser la rigueur des statistiques et des documents. Danger, car la prison est trop souvent l'école supérieure de la délinquance, même si les mauvaises conditions de vie familiale en constituent le terreau. L'authenticité du constat ne le rend que plus fort. Tous les travailleurs sociaux, les éducateurs et, d'une manière plus générale, tous ceux qui s'intéressent à l'enfance en danger, feront référence à ce livre comme à un irremplaçable outil de travail et de réflexion, non seulement sur la question précise de l'incarcération des mineurs, mais aussi sur la délinquance, ses causes, ses remèdes.