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Thérèse d'Avila, trés sainte ou cintrée ? Etude d'une folie très aboutie
Pommier René
KIME
20,30 €
Épuisé
EAN :9782841745548
Première femme à avoir été proclamée docteur de l'Eglise, Thérèse d'Avila est généralement considérée comme la plus grande mystique chrétienne. Pour René Pommier, elle est complètement folle et il s'emploie à démontrer et à démonter sa folie grâce à une lecture très attentive de son oeuvre. Cette lecture offre le spectacle d'un esprit complètement enfermé dans sa foi, d'un esprit totalement incapable de concevoir le moindre doute, de se poser la moindre question à l'égard des prétendues vérités qu'on lui a enseignées, d'un esprit si intimement persuadé de la réalité des fables dont on l'a abreuvé qu'elle croit souvent voir les divins et les saints personnages qu'on lui a appris à adorer et à révérer, et sans cesse entendre Dieu lui resservir les niaiseries et les sottises qui constituent la quasi totalité de son bagage intellectuel, d'un esprit convaincu que ce même Dieu est le complice de ses lubies, son principal souhait étant de la voir mener à bien la tâche qu'elle s'est fixée, et qu'il passe le plus clair de son temps à l'encourager et à l'aider, tandis que le démon s'emploie à la décourager et à la faire échouer, d'un esprit enfin pour qui plus rien n'existe vraiment que le monde d'illusions dans lequel elle vit. Ce spectacle est certes ! effarant, voire effrayant, mais il n'en est pas moins profondément cornique et René Pommier, que la lecture de Thérèse d'Avila a toujours fait pouffer de rire, a voulu nous faire partager sa joie. Son livre propose de très nombreuses citations et constitue une anthologie des pages les plus bouffonnes d'un auteur digne de rivaliser avec son illustre compatriote et contemporain Cervantès.
Nombre de pages
162
Date de parution
18/05/2011
Poids
222g
Largeur
144mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841745548
Titre
Thérèse d'Avila, trés sainte ou cintrée ? Etude d'une folie très aboutie
Auteur
Pommier René
Editeur
KIME
Largeur
144
Poids
222
Date de parution
20110518
Nombre de pages
162,00 €
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Résumé : " Bien que beaucoup la célèbrent à grands coups de trompette, la pensée de René Girard ne vaut vraiment pas tripette ". Telle est la conclusion sans appel de l'étude que René Pommier a consacrée à celui qui est souvent considéré comme le Darwin ou l'Einstein des sciences humaines. Mais René Pommier ne se permettrait pas de s'exprimer aussi brutalement s'il n'avait auparavant minutieusement démonté les analyses de René Girard et démontré qu'il sollicitait continuellement les textes, qu'il les faussait et les déformait sans cesse afin de leur faire dire ce que leurs auteurs n'avaient jamais songé à dire, voire tout le contraire de ce qu'ils avaient vraiment dit, pour essayer d'étayer des thèses le plus souvent totalement arbitraires, voire franchement extravagantes. S'il y a quelque chose de vraiment exceptionnel dans les écrits de René Girard, c'est seulement, selon René Pommier, le degré de mégalomanie dont ils témoignent.
Résumé : Élevé dans la religion chrétienne, René Pommier n'a cessé, depuis qu'il a perdu la foi, d'éprouver un double sentiment que l'on retrouve tout au long de ce livre : si les croyances religieuses, particulièrement celles de la religion chrétienne qui, en matière de fariboles rocambolesques, a fait preuve d'une inventivité tout à fait phénoménale, le font souvent pouffer de rire, elles le font aussi, et plus souvent encore, étouffer de colère, surtout lorsqu'elles prétendent exiger qu'on les respecte. Ce livre constitue donc d'abord et surtout une vigoureuse défense du libre examen. Si un chrétien, un juif ou un musulman ont le droit de dire tout le bien qu'ils pensent de leurs religions respectives et notamment de prétendre qu'elles ont été instituées par Dieu, les incrédules, nous dit René Pommier, doivent avoir le droit de dire tout le mal qu'ils en pensent, eux, et notamment d'affirmer qu'elles sont une insulte à l'intelligence humaine. Les premiers ont le droit de nous présenter leurs croyances comme des vérités éternelles et divines ; les seconds doivent avoir le droit de les regarder comme un tissu de stupidités anachroniques et de le dire sans ménagement.
Résumé : S'étant assez vite convaincu que tous les écrivains vraiment géniaux étaient sans le savoir profondément girardiens et Shakespeare étant généralement considéré comme le plus grand génie de la littérature occidentale, René Girard en a conclu qu'il était nécessairement le plus grand girardien de tous les temps avant lui-même. Et c'est pour le prouver qu'il a écrit Shakespeare, Les feux de l'envie. René Pommier, qui a déjà vigoureusement contesté les théories girardiennes dans son René Girard, un allumé qui se prend pour un phare, s'attendait au pire en lisant ce livre, mais il a néanmoins été très surpris. Il savait René Girard capable d'écrire les âneries les plus inénarrables et de se vautrer dans l'absurdité. Il n'aurait pourtant jamais cru qu'il pût à ce point se surpasser lui-même. René Pommier est à la fois un spécialiste de l'explication de textes et un polémiste qui, depuis son Assez décodé ! publié en 1978, a passé beaucoup de temps à réfuter les lectures élucubrantes des tenants du structuralisme et de la "nouvelle critique". Il était donc bien placé pour passer au crible les interprétations totalement arbitraires ou franchement absurdes que René Girard ne cesse de proposer dans ce livre beaucoup encensé, mais qui, selon René Pommier, n'en est pas moins absolument insensé.
Résumé : René Pommier a publié en 2008 chez Bernard de Fallois un Sigmund est fou et Freud a tout faux consacré à la théorie freudienne des rêves. Il y montrait comment Feud avait mis au point une méthode, aussi inepte qu'ingénieuse, destinée à lui assurer une entière liberté d'interprétation et à lui permettre de faire dire n'importe quoi à n'importe quel rêve. Dans ce nouveau livre sur Freud, René pommier se livre à une étude exhaustive d'Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci, livre dans lequel, à partir d'un seul petit fait, au demeurant incertain et qu'il ne craint pas de déformer, Freud prétend expliquer toute la personnalité et l'oeuvre de Léonard, et, au passage, résoudre des problèmes généraux et difficiles, comme celui de l'origine de l'homosexualité. Mais il ne réussit, selon René Pommier, qu'à nous prouver que, loin d'être un génie, loin d'être un géant, comme l'est Léonard, il n'est qu'un déjanté.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.