Sur les panneaux de fortune griffonnés par les manifestants du 11 janvier 2015, il en était quelques-uns où l'on pouvait lire "Nous sommes la France". Ces mots furent d'ailleurs repris par les grands médias comme le symbole de la ferveur opposée à la barbarie. Certains se sont employés à absorber l'événement, à en tordre le sens pour retrouver leur routine idéologique et pratiquer l'immense escroquerie de transformer les coupables en victimes et la France en coupable. Ces mots, pourtant, résument à eux seuls la somme infinie de renoncements et de dénis qui a conduit à l'horreur. Si "Nous sommes la France", encore faut-il se demander qui est ce "nous" et ce qu'est "la France". Encore faut-il poser la question interdite de l'identité nationale, c'est-à-dire de ce qui nous rassemble, par-delà nos différences, et qui fait de ce pays autre chose qu'une entité administrative aux contours arbitraires. Si nous voulons nous inventer un destin commun, que nos aïeux soient d'ici ou d'ailleurs, ce ne peut être qu'autour de cette nation et de ses valeurs. La première urgence est donc de s'émanciper des mensonges qui veulent escamoter ce débat fondamental. Il en va tout simplement de la cohésion de cette république. " Natacha Polony
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Nombre de pages
216
Date de parution
07/09/2016
Poids
124g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9782290129456
Titre
NOUS SOMMES LA FRANCE
Auteur
POLONY NATACHA
Editeur
J'AI LU
Largeur
111
Poids
124
Date de parution
20160907
Nombre de pages
216,00 €
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Résumé : Dans ces chroniques, Natacha Polony s'extrait de l'analyse politique transformée en commentaire sportif ou guerrier -défaut qui caractérise généralement le genre. Armée d'une plume qui ne mâche jamais ses mots, elle aborde la crise économique, l'état idéologique de la France, les questions de société, avec ce qui sans doute manque le plus aux débats qui nous animent : la cohérence de pensée.
Résumé : A Pékin, Moscou ou Ryad, des oligarchies confisquent le pouvoir au nom du parti communiste, de la Sainte Russie, d'Allah. Voici l'image que les médias occidentaux diffusent pour éviter d'admettre que le même phénomène est à l'oeuvre ici... En effet, nos sociétés sont de moins en moins démocratiques. Grâce à la technologie et au contrôle des flux financiers et commerciaux, quelques multinationales, la plupart américaines, entendent régenter notre vie quotidienne. Elles nous ont certes apporté Smartphone, Internet, progrès de la médecine... mais aussi la société du tweet, la surveillance, la captation de notre argent, l'uniformisation de nos goûts et de nos besoins. Bientôt, ces milliers de données pourraient être mises au service d'un système totalitaire de moins en moins soft... Une atteinte à la liberté individuelle à laquelle nous consentons, et dont nous ignorons tout ou presque.
Nous subissons aujourd'hui une fracture grandissante, encore peu visible mais très profonde: alors que l'époque vénère la jeunesse et ses "valeurs", toute une frange de la population pressent, sans oser le formuler, que les jeunes souffrent de lacunes graves. Nous avons dilapidé l'héritage et refusé de transmettre les ?uvres, les récits, les valeurs et les codes qui faisaient la civilisation. Et nous avons inventé la génération culturellement spontanée. Beaucoup de parents et de professeurs constatent déjà les dégâts sans oser en faire état. Mais l'école, dernier lieu de transmission dans nos sociétés modernes, n'est que la partie émergée de l'iceberg. C'est la France qui disparaît dans les limbes: la langue, la logique, les références culturelles sont atteintes, au nom d'une idéologie qui dépasse largement le clivage gauche-droite et sa déclinaison en traditionalistes et modernistes. A l'heure qu'il est, les classes moyennes et les élites proclamées sont touchées par cette déculturation. Cette fracture fragilise d'abord le tissu économique: celui qui ne sait ni qui il est ni d'où il vient ne va nulle part, et ne produit rien. Dans une société qui cultive la haine du passé, qu'advient-il de la "culture commune"? Par idéologie, par indifférence et par soumission au cours des choses, nous mettons l'avenir en danger.
Natacha Polony a trente-deux ans. Agrégée de Lettres, elle enseigne la littérature et a la responsabilité des pages "éducation" de l'hebdomadaire Marianne. Elle est l'auteur de Nos enfants gâchés, petit traité sur la fracture générationnelle (Lattès, 2005) et M(me) le président, si vous osiez...: 15 mesures pour sauver l'école (Mille et Une nuits, 2007).
Retrouvez Millie, une femme de ménage un peu particulière, dans cette suite qui démontre que l’autrice a plus d’un tour dans son sac pour manipuler son lecteur ...
Après avoir été au service des autres en tant que femme de ménage, Millie s'est enfin construit une vie à elle. Elle vient même d'emménager dans une belle maison, à l'abri d'une petite impasse chic et tranquille, avec son mari et ses deux enfants. Mais son rêve d'une existence paisible se ternit rapidement lorsqu'elle rencontre ses voisins. Il y a Suzette, bien trop snob et aguicheuse, et son insipide mari, Jonathan, sans oublier leur terrifiante femme de ménage au regard perçant et au comportement plus que suspect. Les craintes de Millie montent d'un cran lorsque d'étranges bruits se font entendre la nuit dans sa propre maison...
Pour Millie, devenir femme de ménage chez les Winchester, une riche famille new-yorkaise, est une chance inespérée. L'occasion de repartir de zéro. Mais, sous des dehors respectables, sa patronne se montre de plus en plus instable et toxique. Et puis il y a aussi cette rumeur dérangeante qui court dans le quartier : Mme Winchester aurait tenté de noyer sa fille quelques années auparavant. Heureusement, le charmant M. Winchester est là pour rendre la situation plus supportable... Mais le danger se tapit parfois sous des apparences trompeuses. Et lorsque Millie découvre que la porte de sa chambre mansardée ne ferme que de l'extérieur, il est peut-être déjà trop tard...