Depuis août 1999, Anna Politkovskaïa, grand reporter du bihebdomadaire Novaïa Gazetta, s'est rendue plus d'une quarantaine de fois en Tchétchénie pour couvrir la guerre, la seconde, qui frappe cette petite République. Pour elle, c'est l'avenir même de la Russie et ses chances d'accéder à une véritable démocratie qui sont en jeu. Décrivant le calvaire de la population tchétchène, elle montre que la poursuite du conflit le rend de plus en plus incontrôlable. La violence absolue favorise la minorité tchétchène la plus extrême, au détriment de la majorité acquise aux idées occidentales, et déshumanise les combattants des deux camps. Les militaires russes pillent, violent et tuent en toute impunité, les combattants tchétchènes sombrent dans la délation et les règlements de compte, dévorés par le désir de vengeance d'un côté, et les exigences cyniques de la survie de l'autre, basculant parfois dans la criminalité pure et simple. Et finalement, ces pratiques finissent par gangrener moralement toute la société. Pour Anna Politkovskaïa, qui n'épargne pas l'actuel président russe Vladimir Poutine, cette spirale infernale trouve son origine dans la tradition d'un pouvoir qui a besoin d'un ennemi - bouc émissaire -, pour lui faire porter le poids des malheurs - réels - des Russes, dans la difficile période du postcommunisme.
Nombre de pages
185
Date de parution
19/04/2003
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782283019382
Titre
Tchétchénie, le déshonneur russe
Auteur
Politkovskaïa Anna
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20030419
Nombre de pages
185,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Anna Politkovskaïa est la seule journaliste russe à sillonner la Tchétchénie depuis le début de la guerre, et la seule à témoigner dans son pays des atrocités qui y sont perpétrées.
Politkovskaïa Anna ; Glucksmann André ; Ackerman G
Depuis août 1999, Anna Politkovskaïa s'est rendu plus d'une quarantaine de fois en Tchétchénie pour couvrir la guerre, la seconde qui frappe cette petite République. Pour elle, c'est l'avenir même de la Russie et ses chances d'accéder à une véritable démocratie qui sont en jeu.Décrivant le calvaire de la population tchétchène, Anna Politkovskaïa montre que la poursuite du conflit le rend de plus en plus incontrôlable. La violence absolue favorise la minorité tchétchène la plus extrême, au détriment de la majorité acquise aux idées occidentales, et déshumanise les combattants des deux camps. Les militaires russes pillent, violent et tuent en toute impunité, les combattants tchétchènes sombrent dans la délation et les règlements de comptes, dévorés par le désir de vengeance d'un côté, et les exigences cyniques de la survie de l'autre, basculant parfois dans la criminalité pure et simple.Pour elle, cette spirale infernale trouve son origine dans la tradition d'un pouvoir qui a besoin d'un ennemi - bouc émissaire - pour lui faire porter le poids des malheurs - réels - des Russes dans la difficile période du postcommunisme.
Pourquoi je n'aime pas Poutine ? " s'interroge Anna Politkovskaïa. La réponse est simple et nette : " Parce qu'il n'aime pas son peuple ! " Parce qu'il se comporte dans la plus pure tradition du KGB dont il est issu, avec un cynisme inégalable. A travers une succession de récits et de rencontres, en reprenant des dossiers tels que ceux des criminels de guerre, des " petits arrangements " qui lient mafia, police et justice, ou des tragédies de prises d'otages à Moscou ou à Beslan, la journaliste dresse un portrait douloureux de ses concitoyens et de son pays. Au fil des pages, c'est l'inhumanité du régime russe et de son premier dirigeant qui transpire. " Nous ne sommes rien, alors qu'il est tsar ou Dieu. "Anna Politkovskaïa s'est illustrée par ses reportages pour Novaïa Gazeta et ses ouvrages sur la guerre dans le Caucase. Son livre Tchétchénie, le déshonneur russe (Folio documents n° 24) a été couronné par le Lettre Ulysses Award pour l'art du grand reportage en 2003 et par le grand prix des lectrices de Elle en 2004.
Politkovskaia Anna ; Ackerman Galia ; Rutkevich Na
En arrivant au Kremlin en 2000, Vladimir Poutine avait promis d'instaurer en Russie la "dictature de la loi". L'ancien agent du KGB s'engageait à mettre fin à la corruption, à ramener à la raison l'irrédentisme tchétchène, à offrir à chaque citoyen un niveau de vie décent... Mais s'il y a bel et bien une dictature en Russie, c'est celle exercée par un pouvoir impitoyable qui ne se soucie de la loi que lorsque cela l'arrange, explique Anna Politkovskaïa dans cette bouleversante chronique d'un pays à la dérive. Au fil des jours, la journaliste de la Novaïa Gazeta, l'un des derniers organes de presse indépendants, dresse un constat terrible de la "poutinisation". Loin d'être pacifiée, la Tchétchénie demeure plus que jamais une zone de non-droit. La "verticale du pouvoir" écrase toute opposition digne de ce nom, n'hésitant pas à truquer grossièrement les élections. Sur la totalité du territoire, une bureaucratie corrompue pille les citoyens. Au sommet de ce système "néosoviétique", un homme: Vladimir Poutine. Combien de temps encore la population, apeurée et désespérée, va-t-elle se laisser faire? Si révolution il y a en Russie, elle ne sera ni rose comme en Géorgie, ni orange comme en Ukraine. Elle sera couleur rouge sang, prédit Anna Politkovskaïa. Biographie: Anna Politkovskaïa s'est illustrée par ses reportages pour Novaïa Gazeta et ses ouvrages sur la guerre dans le Caucase. Son livre Tchétchénie, le déshonneur russe (Folio Documents n°24) a été couronné par le Lettre Ulysses Award pour l'art du grand reportage en 2003 et par le grand prix des lectrices de Elle en 2004. Anna Politkovskaïa a été assassinée à Moscou en octobre 2006.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
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