Les textes présentés ici ont trois siècles. En français, ils n'ont été publiés qu'une seule fois à Amsterdam, en 1700. Mais leur diffusion européenne fut bien plus large grâce aux traductions en latin et en allemand qui suivirent. Pourquoi les remettre en lumière ? La question se pose d'autant plus qu'ils ne constituent pas une ?uvre en soi, mais se sont présentés à l'origine comme une préface et des annexes, écrites par Pierre Poiret dans une anthologie dont une bonne partie n'était pas de lui. Plus personne ne sait qui est Poiret. Le public auquel il s'adressait en premier lieu était celui des Huguenots français réfugiés aux Pays-Bas, un milieu qui, traditionnellement, n'était pas très ouvert à la Théologie mystique dont cet ex-pasteur protestant s'était fait le champion. La mystique elle-même venait certes, durant quelque temps, de " faire la une de l'actualité " (dirions-nous !) avec le conflit ouvert entre deux éminents prélats : l'évêque Bossuet, et l'archevêque Fénelon, précisément sur la validité de l'expression mystique de la foi... L'intérêt est donc multiple et au moins triple. Attirer l'attention, une nouvelle fois, sur l'auteur Pierre Poiret et sur une facette mal connue de sa démarche originale. Revenir à l'importance historique du contexte : le climat extrêmement tendu de ce tournant de siècle, les diverses réactions protestantes à la récente condamnation de Fénelon etc. Reconnaître, enfin, la qualité du contenu lui-même. Dans notre temps où beaucoup de gens sont en quête dans le domaine de la spiritualité, tout en ne se préoccupant plus guère des appartenances confessionnelles, la réflexion de Poiret sur la Théologie mystique retrouve une certaine actualité. Ses analyses, son effort pour regrouper divers auteurs spirituels en quelques familles, et jusqu'à sa lutte polémique contre les simplifications, les malentendus, les moqueries que suscite toujours la mystique... tout cela retrouve aujourd'hui un intérêt d'un autre ordre que la valeur historique d'une pièce de musée.
Date de parution
01/02/2005
Poids
430g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841371730
Titre
ECRITS SUR LA THEOLOGIE MYSTIQUE
Auteur
POIRET PIERRE
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
430
Date de parution
20050201
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Ceux qui se disent informés et surtout ceux qui ne le sont pas ont si souvent dit et médit de l'auteur de En habillant l'époque, qu'il devrait, semble-t-il, être guéri de susciter l'opinion. Cependant, sympathique et courageux, il vient à nouveau de la provoquer dans son dernier livre : Revenez-y, où il s'observe et se critique avec franchise, sévérité et bonne humeur. Cela lui fournit l'occasion de dresser quelques tableaux de la vie bourgeoise disparue, des anciens Boulevards, de la Rue de la Paix et de camper quelques portraits de ce temps, comme celui du couturier, ou de croquer quelques types de femmes empruntés à divers étages de la société et que certains reconnaîtront. Ce livre s'adresse à tous ceux qui ont aimé la vie parisienne de ces dernières trente années.
Poiret Christian ; Rudder Véronique de ; Vourc'h F
L'ethnicisation des rapports sociaux, si facilement invoquée pour stigmatiser les "bandes ethniques" ou les "sauvageons" de banlieue, n'est pas perçue comme la source même des inégalités subies par les groupes et les individus privés de leur humaine universalité. Face à un ordre social raciste, la réponse officielle se cantonne généralement à la réaffirmation de l'égalité de chaque individu devant la loi et par la loi.D'un côté, s'en tenir à ce rappel à la loi revient à occulter les discriminations racistes et à les cautionner de fait. De l'autre, l'expérience des Etats-Unis montre que les politiques de lutte contre ces discriminations peuvent, en définissant des groupes défavorisés sur des critères univoques, contribuer au durcissement des frontières "raciales" comme à la fragmentation sociale. La voie entre ces deux écueils est donc étroite et suppose que le racisme en acte - ségrégations et discriminations - ne soit pas traité comme un problème à part, grave certes, mais sans rapport direct avec les autres processus inégalitaires. Elle exige d'inscrire la lutte contre le racisme dans une politique plus générale d'égalisation des chances qui maintienne le cap d'une perspective universaliste. Cette question concerne l'ensemble de la population de la France et doit donc être posée publiquement comme un problème politique global. Elle relève de ce que le Conseil d'Etat nomme l'intérêt général et William J. Wilson un problème d'organisation sociétale.
S'appuyant sur un ensemble d'études de cas précis cette étude apporte des réponses à des interrogations régulièrement exprimées par les élus, les enseignants, les professionnels de l'action sociale et du logement qui travaillent avec des publics originaires d'Afrique subsaharienne. Christian Poiret nous propose aussi un ensemble d'outils théoriques et conceptuels qui questionne l'évolution de la société française où la tendance à l'ethnisation des rapports sociaux se renforce, masquant les rapports de sexes et les rapports de classes au profit d'une lecture de la réalité en termes ethniques.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.