Un enfant marche dans la neige. Avec son père. Un chasseur. Le père emmène son fils à la chasse. Comme un baptême. L?époque est indéfinie. Dans un siècle passé sans doute, où la chasse était une question de survie, à l?époque où les hivers étaient rudes. Le père est fier d?emmener son fils. Ils marchent. En silence. Le père sourit. L?enfant se tait en apparence. Pourtant il se parle. L?enfant a un secret. Comment le dire à son père sans le décevoir ? Il neige. Les chasseurs, les hommes, sont des petites taches minuscules et ridicules dans l?histoire du monde et de la neige. Breughel, Des larmes dans la neige est un double récit. Il est possible d?entendre le narrateur qui raconte, qui décrit, prend la parole sans explication et sans jugement personnel et il y a l?enfant. Qui n?écrit pas, qui ne raconte rien mais qui pense. Le lecteur est le témoin de cette pensée. Crainte, doute, confession, effroi. Différence. Qu?est-ce que l?enfance ; qu?est-ce qu?un secret ?
Nombre de pages
121
Date de parution
04/12/2020
Poids
228g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782376800422
Titre
Brueghel. Des secrets dans la neige
Auteur
Poindron Eric
Editeur
INVENIT
Largeur
130
Poids
228
Date de parution
20201204
Nombre de pages
121,00 €
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Résumé : " Un après midi de décembre, voilà dix ans, mon ami Raymond m'offrit Le Voyage avec un âne dans les Cévennes, de Robert Louis Stevenson. Dans un café proche de la tour Saint-Jacques, je lus et fis d'une traite ledit voyage. Quand je levai les yeux, la nuit était partout. La tour gothique et insolite était un phare au c?ur de la ville. Je n'étais plus à Paris. Je sentais les embruns, les échos du large, j'étais au milieu du lac et dans la montagne. " Le Voyage, véritable sésame du marcheur, est de ces livres qui font naître des vocations. Passionné de Stevenson, Eric Poindron a fini par prendre la route. A pied, avec un ami et un âne, il a parcouru cinq cents kilomètres, de la Haute Loire aux Cévennes. Chemin faisant, il a rencontré des paysans, des fantômes et des originaux. Dans ce récit, il ouvre une malle aux trésors pleine de fables, de destins, de souvenirs d'enfance. Croyant emboîter le pas, il a découvert sa propre voie et compris qu'on ne fait pas un voyage, c'est lui qui vous fait ou vous défait. Ainsi marche un poète.
Puisque le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire n'a pas écrit le Voyage avec une girafe à travers la France - la girafe offerte par le pacha d'Egypte à Charles X qu'il mena sur les routes, du port de Marseille aux rives de la Seine -, aventurons-nous avec allégresse sur ses traces, célébrons le grand dehors et les petits maîtres, les hommes d'esprit et l'esprit des lieux, la camaraderie géographique et les jolis vins, digressons comme un marabout d'ficelle, zigzaguons ad aeternam dans l'histoire et les paysages, soyons vivants en fantaisie, aimons le chemin comme notre prochain, amusons-nous.
Tapié Alain ; Cotentin Régis ; Carrière Jean-Marie
Légende mythologique, fable biblique, fantasme et réalité historique, le mythe de Babel fascine parce qu'il relève d'un fonds culturel universel. Avant d'être une allégorie, Babel est un texte, qui nous transporte vers l'Orient biblique dans la vallée imaginaire de Shinéar. Au coeur même de la Genèse, le texte de la Tour témoigne ainsi de l'aube de l'humanité. La force du mythe de Babel réside toute entière dans cette analogie avec l'histoire des hommes. Du village global au réseau mondial, de la crise internationale aux bouleversements climatiques, Babel illustre toujours le chaos et la confusion des intérêts. Son iconographie se renouvelle constamment au gré de l'évolution des arts et des techniques. A la suite des peintres de la Renaissance, les artistes contemporains représentés dans cet ouvrage (Jan Fabre, Anselm Kiefer, Andreas Gursky, les frères Chapman, Wim Delvoye, Yang Yongliang, etc., _mais aussi Denis Bajram, François Schuiten, François Boucq, représentant l'univers de la BD) ne se découragent pas devant la démesure du monde actuel et transgressent les modèles de l'histoire de l'art afin que la métaphore babélienne devienne métamorphoses artistiques. L'allégorie de Babel incarne en une expression synthétique la somme de nos angoisses collectives.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.