Fin du siècle dernier. Dans des décors princiers, dont les ruines sont devenues des théâtres fragiles, des femmes s'aiment, se poursuivent et se perdent.Dans les parcs, au bout des couloirs et sous les lustres fanés, des scènes troublantes s'entrecroisent. Autant d'énigmes que chaque regard ? le vôtre ? peut résoudre ? ou pas.Droit de regards se lit comme de la poésie : littéralement et dans tous les sens.Droit de regards a été publié pour la première fois en 1985, aux Éditions de Minuit. Le roman-photo est suivi d'une lecture de Jacques Derrida, qui en prolonge les multiples ramifications.Marie-Françoise Plissart est née à Bruxelles le 13 juillet 1954. Elle a publié, seule ou en collaboration, de nombreux ouvrages. Avec Benoît Peeters, Bruxelles, Horizon vertical (Prisme, 1998) et plusieurs récits photographiques, dont Fugues (Minuit, 1983?; Les Impressions Nouvelles, 2024), Prague (Autrement, 1985) et Aujourd'hui (Arboris, 1993). Avec Filip de Boeck, Kinshasa, récits de la ville invisible (Ludion, 2004). Avec Caroline Lamarche, Mons (Les Impressions Nouvelles, 2009). Elle a également participé à plusieurs albums de François Schuiten et Benoît Peeters, dont L'Enfant penchée (Casterman, 1996). Elle a réalisé plusieurs films dont L'occupation des sols en 2001 et Atomium, in/out en 2006. Une rétrospective, A World without End, lui a été consacrée au Musée de la photo d'Anvers en 2008. Né en 1930 et mort en 2004, Jacques Derrida est un des philosophes majeurs de la seconde moitié du vingtième siècle. Théoricien et praticien de la déconstruction, il est notamment l'auteur de L'écriture et la différence, Glas, La Carte postale, Spectres de Marx, L'animal que donc je suis et de très nombreux autres ouvrages, traduits dans le monde entier. Sa lecture de Droit de regards est un de ses plus beaux textes. C'est aussi l'un des plus accessibles.
Nombre de pages
152
Date de parution
07/11/2025
Poids
770g
Largeur
235mm
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EAN
9782390702665
Auteur
Plissart Marie-Françoise ; Derrida Jacques
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
235
Date de parution
20251107
Nombre de pages
152,00 €
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En 2014, la Société de Développement pour la Région de Bruxelles- Capitale a fêté ses 40 ans et a fait peau neuve en devenant citydev-brussels. Cet anniversaire a donné lieu à un important travail de mémoire dont cette publication est l’aboutissement. Depuis 1974, cette institution publique a marqué durablement de son empreinte la Région de Bruxelles-Capitale. Citydev.brussels a permis à de nombreuses entreprises de s’implanter sur le territoire bruxellois et elle les a accompagnées dans leur croissance, contribuant ainsi à la création d’emplois à Bruxelles. Des centaines de familles ont pu réaliser leur rêve en accédant à la propriété à des conditions préférentielles, revitalisant ainsi efficacement des quartiers entiers. Ce livre se veut un témoignage de l’évolution des projets et des missions de citydev.brussels, suivant en cela la transformation sociale, économique, démographique, environnementale, politique et urbanistique d’une agglomération urbaine devenue une région à part entière. Aujourd’hui, le développement de projets mixtes, c’est-à-dire de projets d’envergure dont le programme prévoit la cohabitation intégrée de plusieurs fonctions (logements, activités économiques, équipements, espaces publics, commerces…) constitue une priorité pour l’avenir de citydev.brussels. Le livre, illustré par les photographies de Marie-Françoise Plissart, retrace les grandes lignes de cette action avec une présentation dynamique de 35 projets sélectionnés parmi l’Expansion économique, la Rénovation urbaine et les Projets mixtes. Cet ouvrage permet de découvrir des lieux non accessibles au public : bâtiments industriels, entreprises, logements, restaurations et constructions neuves. Le livre contient, pour chaque projet, une fiche technique reprenant des informations sur les architectes, les entrepreneurs, les partenaires privés et publics, ainsi que de nombreuses données chiffrées. Un historique général et un inventaire de plus de 140 projets complètent l’ouvrage.
Après s'être longtemps confondue avec le chalet suisse ou la cabane au Canada, l'architecture bois s'est affranchie des modèles étrangers et propose désormais des constructions aussi originales que diversifiées. Avec en prime, un matériau naturel, sain, pour une qualité de vie incomparable. Destiné aux amoureux de l'architecture, qu'ils soient initiés ou non, cet ouvrage est l'occasion de montrer le dynamisme et la créativité d'architectes belges qui ont choisi de travailler un matériau qui continue à occuper une place à part dans l'imaginaire collectif.
Marie-Françoise Plissart poursuit aujourd'hui son enquête sur sa ville à partir du haut des tours. Ici, le caractère radical de la démarche se traduit dans le format panoramique qui veut tout saisir, et porter l'énergie des flux d'un bord à l'autre du territoire de l'image. La puissance des compositions naît du choc entre masses et trajectoires, des tensions entre bascules et contrepoints, en un traitement quasi pictural du motif urbain.
Bruxelles, capitale de l'Europe comme vous ne l'avez jamais vu ! Des photos exceptionnelles d'une ville pleine de surprises qui a gardé ses allures d'hier et qui intègre l'architecture contemporaine tout a fait naturellement. Je croyais connaître Bruxelles. Mais en prenant de la hauteur, la photographie en fait un espace neuf, intrigant. Dans le chaos, elle trace des lignes, dessine des fi gures, révèle des structures inattendues. Au premier coup d'oeil, souvent, je ne m'y retrouve pas. Les lieux les plus familiers me déconcertent. Ou sommes nous ? d'où cette vue a t'elle été prise ? Quelle est donc cette avenue, ce parc immense ? La ville d'abord, redevient étrangère.
En 1965, dans l'épisode bien nommé The Town of No Return de la série déjà culte Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), une certaine EMMA PEEL fait son apparition. Incarnée par une actrice de théâtre remarquée, la sublime Diana Rigg, c'est elle qui impose le fétichisme de ses longues bottes de cuir, balaie d'un regard incendiaire tous les autres personnages de la série, forme un inoubliable et sulfureux duo avec le flegmatique John Steed (Patrick Macnee). Cinquième partenaire de cet agent, la jeune femme intrépide devient instantanément une immense icône de la culture pop des années 60. Sa personnalité flamboyante cristallise à jamais l'esprit de son époque : l'effervescence du swinging London, le kitsch des James Bond, l'exotisme des arts martiaux asiatiques, l'enthousiasme pour la physique quantique, l'insolence de la mode vestimentaire et, bien sûr, la libéralisation sexuelle. Car, faut-il le rappeler, Emma Peel est d'abord un jeu de mots avec "Man appeal" . A travers ses audaces, jamais femme n'a été aussi fatale. Stephen Sarrazin est enseignant, critique, essayiste et curateur d'expositions. Spécialiste du cinéma japonais contemporain et des arts vidéos et électroniques, circulant et travaillant sans relâche entre Londres, Paris et Tokyo, il a collaboré à de nombreux magazines en France et à l'étranger dont Art Press, HK Extrême Orient, Flash Art, et Mondes du cinéma. Il est l'auteur de Réponses du cinéma japonais contemporain (Lettmotif, 2013) et a co-dirigé l'ouvrage Mamoru Oshii, rencontre(s) (Moutons électriques, 2021).
La débâcle de 1940 constitue l'une des séquences les plus frappantes de l'histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l'offensive allemande. Retraite d'une armée, exode d'un peuple, chute d'un régime, morcellement d'un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable. Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces événements n'en ont pas moins inspiré un grand nombre d'écrivains, à l'instar d'Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d'autres. Qu'il s'agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d'essais, leurs oeuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l'écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos. Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les événements et les récits qui s'y rapportent ont redéfini l'imaginaire de l'espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d'exception où les consciences vacillent et les repères s'effondrent ? ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l'appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours. Accompagné d'un riche cahier iconographique, cet ouvrage passionnant jette une lumière nouvelle sur un épisode incontournable de notre passé et invite à redécouvrir des oeuvres littéraires à la fois classiques et méconnues. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'Ecole normale supérieure et docteur en Littérature française. Ses recherches portent principalement sur la prose narrative du xxe siècle, les écritures de soi et les liens entre littérature et cartographie. La France en éclats est son premier livre.
Amiel Vincent ; Moure José ; Thomas Benjamin ; Vas
Depuis longtemps il existe une Europe du cinéma qui dépasse naturellement les frontières nationales : les échanges technologiques, économiques, mais aussi artistiques ont produit des films, et parfois des courants entiers dont on peut dire qu'ils sont européens plutôt que nationaux. Ainsi les techniciens allemands et russes dans les années 1930 (exil oblige) impriment leur marque sur les productions des studios français jusqu'à fonder une esthétique particulière, le «?réalisme poétique?»?; de la même manière, ce sont les techniciens juifs allemands qui permettent aux premiers films portugais parlants de voir le jour. Après la Deuxième Guerre mondiale, les échanges entre la France et l'Italie se multiplient, donnant naissance à des ?uvres majeures.Les réalisateurs profitent des diversités culturelles sans les séparer vraiment : Antonioni tourne à Munich, Barcelone, Londres aussi bien qu'à Milan, Wenders tourne à Lisbonne comme à Berlin, Skolimovski plante sa caméra à Bruxelles et à Londres, comme Kieslowski à Genève et Paris...Au travers de situations précisément documentées, d'analyses de films et d'enquêtes historiques, ce livre collectif veut montrer la réalité de cette Europe du cinéma, si vivante depuis plus d'un siècle.
Ce sont nos "princes charmants" ordinaires, modèles courants de mufles, rouleurs de mécaniques, coqs de basse-cour et goujats patentés. Les voici à l'oeuvre tels qu'en eux-mêmes. Mais pour Violette, Marilou, Adolphine et quelques autres il n'est plus l'heure de se laisser faire.