« Ce conte, c'est mon histoire. À une certaine époque de ma vie, j'étais alcoolique et toxicomane, et malgré toutes les thérapies que je suivais, je continuais à souffrir. Le matin du 31 janvier 1993 a marqué un tournant décisif. Ce jour-là, j'avais la possibilité de vivre ou de mourir. J'ai choisi de vivre. »Arraché à sa famille et envoyé au pensionnat, Tcikapec a grandi dans la honte, la colère et le silence. Devenu adulte, il cherche à étouffer ses blessures dans l'alcool, jusqu'à s'anéantir. La rencontre avec Atcakoc, un enfant-esprit, lui ouvre alors une voie de guérison, celle des cérémonies, de la langue et des enseignements de ses ancêtres. Mais l'épreuve est redoutable, qui exige d'affronter son passé, de reconnaître les blessures qu'il a subies autant que celles qu'il a infligées, puis de renouer avec les siens.Un récit profondément personnel sur les traumatismes et la dépendance, mais aussi sur le relèvement. Car pardonner ne signifie ni oublier ni excuser : c'est refuser que la violence continue de gouverner les vivants.
Arctique canadien, années 1950. Les Ahiarmiut, une communauté inuit, sont arrachés à leur territoire et déplacés, leur camp d'origine détruit. Deux voix, celles d'un Aîné et d'un anthropologue, restituent cette histoire confisquée : le quotidien avant l'exil, les relocalisations chaotiques, la faim et les deuils, puis la lente reconstruction portée par la mémoire, les chants et la danse du tambour, les savoirs du chamane, les ateliers avec les jeunes et le retour sur les rives ancestrales du lac Ennadai. Au fil des pages, les archives dialoguent avec les témoignages des Inuit et défont les versions sensationnalistes, jusqu'aux excuses officielles de 2019 et aux gestes de réparation du gouvernement canadien.Récit documenté et sensible, Les voix d'Ennadai montre comment on se relève : par la parole rendue, par le chant, par le battement du tambour et le lien renoué avec le territoire. Une leçon de courage et de transmission. Non pour refermer une blessure, mais pour lui donner la forme d'un avenir.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.