Cet ouvrage a pour projet de remettre en perspective la philosophie de Plotin à partir d'une compréhension de l'Erôs comme énergie continue traversant la totalité de l'intelligible. Ce projet s'articule en partant de la thèse radicalement originale, dans le Traité 39, de l'Amour de soi de l'Un en tant que puissance fondatrice. L'Un s'aime lui-même, il a de ce fait la liberté de se produire, mais c'est aussi à partir de la surabondance de cet Erôs hénologique que la production de tout le réel peut avoir lieu. La procession de la proto-vie à partir du Premier et l'amour diffusif de l'Un sont au centre de cette étude, compris comme structure dynamique de la procession/conversion au sein des hypostases. L'Erôs diffusif du Principe se manifeste doublement dans les dérivés: d'une part par le rôle régulateur de l'amour dans le système tout entier, d'autre part par son action productrice dans l'ordre de la procession. L'Amour hénologique-diffusif apparaît ainsi comme une puissance structurante, c'est pourquoi l'axiome cardinal de l'Amour de soi de l'Un est l'axiome central de la métaphysique plotinienne. Cette originalité du Premier dans et par l'Amour pose un problème crucial en regard des fondements et de la postérité du néoplatonisme: elle a conduit Plotin à poser la question la plus radicale de la métaphysique et à léguer à ses successeurs une métaphysique résolument novatrice, une Métaphysique de l'Amour.
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Date de parution
01/01/2001
Poids
400g
Largeur
215mm
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EAN
9782711615773
Titre
PLOTIN UNE METAPHYSIQUE DE L'AMOUR
ISBN
2711615774
Auteur
PIGLER
Editeur
VRIN
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215
Poids
400
Date de parution
20010101
Nombre de pages
0,00 €
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Etudier un concept plotinien, c'est aussi bien le restituer au texte unique et prodigieusement dense de Plotin, qu'indiquer la présence constante de la référence au passé en montrant que ce vocabulaire est tout entier nourri par la tradition philosophique grecque. Ce travail n'a donc nullement la prétention de «figer» Plotin dans des définitions, prétention qui serait, à tout le moins, absurde, mais d'ouvrir au lecteur intéressé par ce métaphysicien pur qu'est Plotin, un champ sémantique lui permettant de goûter à la fois, et sans compromission possible, toute l'originalité et toute la rigueur du vocabulaire plotinien. Notre ambition a donc été de fournir au lecteur de ce Vocabulaire, un instrument de travail pour une meilleure approche de la difficile philosophie plotinienne.
Le traité 45 est, avec la Physique d'Aristote (IV, 10-14, 217 b-224 a, critiqué par Plotin aux paragraphes 9, 12 et 13 de son traité), l'un des deux textes majeurs de l'Antiquité au sujet du temps. L'Ennéade III se divise en deux parties : la première (§§ 1-6) montre que l'éternité est la vie propre de l'Intelligence divine ; la seconde (§§ 7-13) analyse le temps comme vie de l'Ame. Cette dernière partie expose la doctrine spécifiquement plotinienne : l'univers est dans le temps et le manifeste mais il n'est pas le temps, puisque ce dernier est la vie de l'Ame. Le temps n'appartient donc pas au sensible, il est d'emblée de l'ordre de l'intelligible.
Ce court traité est le dernier que Plotin ait écrit et représente, en quelque sorte, son " testament ". Il résume l'essentiel de son enseignement sur les questions morales et religieuses. En indiquant pourquoi il est nécessaire d'accepter l'Idée d'un Bien transcendant, Plotin rappelle d'abord sa filiation à Platon. En quelques pages, le philosophe réfute les objections qu'Aristote adresse à Platon au chapitre VI du livre I de l'Ethique à Nicomaque concernant l'Idée du Bien comme fin morale. Plotin utilise ici, au profit de sa propre analyse, l'argument de la théologie aristotélicienne du Premier Moteur immobile comme suprême désirable. Il montre ainsi que la vie de l'âme incarcérée est tendue vers ce seul but : le Bien absolu. Il développe ensuite l'idée que l'Ame est au plus près du Bien lorsqu'elle conforme sa vie à celle de l'Intelligence. Ainsi, même si la vie de l'âme incarnée est bonne et vertueuse, cela n'empêche nullement que la mort reste préférable, dans la mesure où la vie dans un corps est seulement bonne pour l'âme à hauteur de la vertu qu'elle pratique, alors que la mort, en séparant l'âme du corps, l'installe d'emblée dans une vie meilleure et plus conforme à sa vraie nature. La confrontation avec la mort est donc essentielle pour l'âme incarnée puisqu'elle lui permet de comprendre que la finalité de sa vie ici-bas est l'union avec le Bien. Par cette union, l'âme sait que la mort est une délivrance qui lui permettra de retrouver, libérée des attaches corporelles, l'origine absolu dont elle provient.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.