Au coeur de l'activisme communiste des années de guerre froide. La manifestation Ridgway
Pigenet Michel
L'HARMATTAN
15,50 €
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EAN :9782738416742
Le 28 mai 1952, quinze à vingt mille personnes, mobilisées aux quatre coins de la capitale à l'appel du parti communiste, disputent la rue aux forces de l'ordre à l'occasion de la venue à Paris du général américain Ridgway. Il en coûtera un mort, des centaines de blessés, plus de sept cents interpellations dont celle de Jacques Duclos. Qualifiée, un temps, de "grande journée de lutte du peuple parisien", cette manifestation fut la dernière d'un genre que l'on cessa bientôt de célébrer, même si les acteurs devaient en garder un vif souvenir. A quarante ans de distance, la violence, typique des années de guerre froide, surprend et intrigue. Par-delà les traits généraux du communisme français, l'auteur nous propose une plongée, à travers l'étude de l'événement, dans l'univers encore mal connu des "activistes" parisiens, hommes clés du PCF, adeptes dévoués jusqu'à l'aveuglement d'un stalinisme perçu et vécu comme une mystique de lutte. Pour le meilleur et pour le pire.
Nombre de pages
175
Date de parution
18/09/1990
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738416742
Titre
Au coeur de l'activisme communiste des années de guerre froide. La manifestation Ridgway
ISBN
2738416748
Auteur
Pigenet Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
19900918
Nombre de pages
175,00 €
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Paris libéré, la guerre continue. Le sort et le rang ultérieurs de la France dépendent de la manière dont les Français concourront à la victoire finale. Dans les premiers jours de septembre 1944, prés d'un millier de volontaires, modernes Gavroches des faubourgs et de la banlieue, partent à la poursuite des Allemands sous la conduite d'un colonel FFI-FTPF de 25 ans réputé pour son audace : Fabien. Dans le combat, aux côtés des Alliés, beaucoup rêvent de constituer une "armée nouvelle et populaire". Formation militaire peu ordinaire confrontée aux réalités de la guerre moderne et aux nouvelles exigences politiques, la colonne Fabien renouera, bon gré mal gré, avec les normes et les valeurs de l'armée traditionnelle. A travers l'analyse de cette métamorphose, l'ouvrage s'efforce de cerner les attentes et le devenir d'une fraction mal connue, sinon ignorée, de la jeunesse ouvrière dans la France des années 1944-1945.
Des États généraux en juillet 1945 ? L'ouvrage revient sur une expérience démocratique oubliée de la Libération, période riche en initiatives et réformes audacieuses. Sous l'égide du CNR et des comités de libération, ils furent l'une d'elles et, pourtant, aujourd'hui, l'une des plus méconnues. Tiré de la consultation d'archives disponibles depuis peu, ce livre aide à leur reconnaissance. Les États généraux de la Renaissance française furent davantage qu'un substitut à l'expression du suffrage universel dans l'attente d'élections qui, quelques mois plus tard, légitimeront ses voeux et résolutions. Leur préparation donna lieu à des milliers d'assemblées tenues à l'échelon élémentaire des villages et des quartiers et contribua grandement à la popularisation du programme du CNR. Elle l'enrichit et le précisa, aussi, par la rédaction, sur le modèle du célèbre précédent révolutionnaire, de milliers de cahiers de doléances, occasion d'une remarquable plongée à la rencontre des sentiments, préoccupations, certitudes et aspirations de Français à la croisée des chemins au sortir des années noires. Ils éclairent, encore, les consensus, débats et tensions publics du moment, au sein d'institutions « provisoires » comme entre acteurs politiques et sociaux en voie de reconstitution, d'affirmation ou d'émergence. Si l'expérience de 1945 ne fut plus jamais renouvelée, la procédure suivie dans les conditions de l'époque fournit d'utiles éléments de réflexion pour un présent conscient des limites du système représentatif et qui s'interroge sur les modalités d'une démocratie participative.
Cet ouvrage vient combler une lacune et relever un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attente a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d'en renouveler l'approche comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations, de relais, de connexions et de solutions. L'histoire développée ici s'attache, du XIXe siècle à nos jours, à tous les types de mouvements sociaux - révolutions, rébellions. émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. - et quels qu'en soient les acteurs - ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l'articulation du social avec le politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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