Les Etats généraux de la Renaissance française de 1945. Une expérience démocratique oubliée
Pigenet Michel
CROQUANT
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EAN :9782365124638
Des États généraux en juillet 1945 ? L'ouvrage revient sur une expérience démocratique oubliée de la Libération, période riche en initiatives et réformes audacieuses. Sous l'égide du CNR et des comités de libération, ils furent l'une d'elles et, pourtant, aujourd'hui, l'une des plus méconnues. Tiré de la consultation d'archives disponibles depuis peu, ce livre aide à leur reconnaissance. Les États généraux de la Renaissance française furent davantage qu'un substitut à l'expression du suffrage universel dans l'attente d'élections qui, quelques mois plus tard, légitimeront ses voeux et résolutions. Leur préparation donna lieu à des milliers d'assemblées tenues à l'échelon élémentaire des villages et des quartiers et contribua grandement à la popularisation du programme du CNR. Elle l'enrichit et le précisa, aussi, par la rédaction, sur le modèle du célèbre précédent révolutionnaire, de milliers de cahiers de doléances, occasion d'une remarquable plongée à la rencontre des sentiments, préoccupations, certitudes et aspirations de Français à la croisée des chemins au sortir des années noires. Ils éclairent, encore, les consensus, débats et tensions publics du moment, au sein d'institutions « provisoires » comme entre acteurs politiques et sociaux en voie de reconstitution, d'affirmation ou d'émergence. Si l'expérience de 1945 ne fut plus jamais renouvelée, la procédure suivie dans les conditions de l'époque fournit d'utiles éléments de réflexion pour un présent conscient des limites du système représentatif et qui s'interroge sur les modalités d'une démocratie participative.
Nombre de pages
197
Date de parution
05/11/2024
Poids
273g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782365124638
Titre
Les Etats généraux de 1945. Une expérience démocratique oubliée
Auteur
Pigenet Michel
Editeur
CROQUANT
Largeur
148
Poids
273
Date de parution
20241105
Nombre de pages
197,00 €
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Le 28 mai 1952, quinze à vingt mille personnes, mobilisées aux quatre coins de la capitale à l'appel du parti communiste, disputent la rue aux forces de l'ordre à l'occasion de la venue à Paris du général américain Ridgway. Il en coûtera un mort, des centaines de blessés, plus de sept cents interpellations dont celle de Jacques Duclos. Qualifiée, un temps, de "grande journée de lutte du peuple parisien", cette manifestation fut la dernière d'un genre que l'on cessa bientôt de célébrer, même si les acteurs devaient en garder un vif souvenir. A quarante ans de distance, la violence, typique des années de guerre froide, surprend et intrigue. Par-delà les traits généraux du communisme français, l'auteur nous propose une plongée, à travers l'étude de l'événement, dans l'univers encore mal connu des "activistes" parisiens, hommes clés du PCF, adeptes dévoués jusqu'à l'aveuglement d'un stalinisme perçu et vécu comme une mystique de lutte. Pour le meilleur et pour le pire.
Paris libéré, la guerre continue. Le sort et le rang ultérieurs de la France dépendent de la manière dont les Français concourront à la victoire finale. Dans les premiers jours de septembre 1944, prés d'un millier de volontaires, modernes Gavroches des faubourgs et de la banlieue, partent à la poursuite des Allemands sous la conduite d'un colonel FFI-FTPF de 25 ans réputé pour son audace : Fabien. Dans le combat, aux côtés des Alliés, beaucoup rêvent de constituer une "armée nouvelle et populaire". Formation militaire peu ordinaire confrontée aux réalités de la guerre moderne et aux nouvelles exigences politiques, la colonne Fabien renouera, bon gré mal gré, avec les normes et les valeurs de l'armée traditionnelle. A travers l'analyse de cette métamorphose, l'ouvrage s'efforce de cerner les attentes et le devenir d'une fraction mal connue, sinon ignorée, de la jeunesse ouvrière dans la France des années 1944-1945.
Ouvrage de référence et instrument de travail, ce recueil traite d'aspects essentiels à la compréhension du rôle des campagnes dans les évolutions sociales et politiques, entre 1830 et 1930, de quatre pays d'Europe occidentale (France, Allemagne, Espagne, Italie). A travers les analyses de l'intégration des campagnes dans l'économie moderne, des modes de vie, des groupes sociaux et structures d'encadrement des populations, des conflits, des organisations et processus de politisation, il évalue la place des mondes ruraux dans des sociétés en voie d'urbanisation et d'industrialisation, la part et les formes de leur contribution à cette métamorphose inégalement rapide et achevée. Outre deux précieuses mises au point inédites concernant l'Allemagne (A. Bauerkämper) et l'Italie (G. Pécout), les dix articles sélectionnés donnent accès à des textes marquants, souvent pionniers, de l'historiographie française et étrangère en la matière. La bibliographie complète des articles parus sur cette question, depuis 1960, dans Le Mouvement social, la plus importante revue française d'histoire sociale, permet de reconstituer l'évolution des approches de la question au cours des quatre dernières décennies. Avec la participation de Jean-Paul Barrière, Arnd Bauerkämper, Jean-Louis Briquet, Gilbert Garrier, Geneviève Gavignaud, Philippe Gratton, Temma Kaplan, Constant Léonard, Guy Léonard, Gilles Pémut, Michel Pigenet, Gilles Postel-Vinay, Jean Sagnes, Danielle Tartakowsky.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d'autant plus indispensable que nous nous trouvons à l'échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu'imprévisible. Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la "foutaise" qui prétend n'importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l'ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage. Né d'une table ronde organisée par l'association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d'une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue "post-vérité" dans un domaine où l'idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences. explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l'heure où la précarisation de l'information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n'être plus des intermittents de la vie politique.
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.