
Derrière la nuit, l'usine
Mon vieux pote Pierrot et moi, on a traversé et pas toujours dans le bon sens, trente-trois ans d'usine et de solitude. On y est entrés pauvres en talent mais avec pas mal d'illusions sur le genre humain. On en est ressortis exsangues de tous sentiments. Il nous a fallu produire des richesses qui produiraient d'autres richesses jusqu'à ce que mort s'en suive. A l'usine, on a tout connu ou presque. Mais qui peut prétendre avoir tout compris au grand monde industriel et celui encore plus mystérieux de l'économie de marché ou autres guignoleries ? A l'usine, c'est souvent que l'on a attendu des jours meilleurs. Ils ne sont jamais venus. A l'usine, mon vieux pote Pierrot et moi, nous avons tout partagé sauf la solitude. Parce que la solitude ne se partage jamais. Avec personne. "
| Nombre de pages | 192 |
|---|---|
| Date de parution | 23/08/2024 |
| Poids | 198g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782357071865 |
|---|---|
| Titre | Derrière la nuit, l'usine |
| Auteur | Piccamiglio Robert |
| Editeur | FOSSE AUX OURS |
| Largeur | 130 |
| Poids | 198 |
| Date de parution | 20240823 |
| Nombre de pages | 192,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Chroniques des années d'usine
Piccamiglio RobertLa pluie et le froid du petit matin, l'odeur entêtante de la machine à café, la lenteur du jour ouvrable, l'attente du week-end et des congés, les photos de filles à poil que l'on regarde pour penser à autre chose... L'usine dont nous parle Robert Piccamiglio n'est pas celle des journalistes, des sociologues ou des patrons, ni même celle des " travailleurs ", comme disent les leaders syndicaux. C'est un espace immense et hostile qui dévore le tiers de la vie d'un homme, une zone de bruit, d'angoisse et d'ennui, où il va falloir chaque jour se battre, attendre, rêver peut-être... Ces pages de solitude, de révolte, de secrète affection aussi, évoquent un monde totalement inconnu de la plupart d'entre nous. Parce qu'il n'arrive presque jamais, à cause du bourdonnement des machines et de la fatigue, qu'un ouvrier devienne écrivain.EpuiséVOIR PRODUIT15,50 € -

La Station-service
Piccamiglio RobertJe fixe mon regard sur l'une des étroites fissures qui traverse le ciel de la chambre d'un bout à l'autre. Dehors, c'est l'automne. Dedans, sur la couverture, les doigts cherchent un chemin. Les doigts, la rosée, le mouvement. Le corps est à l'abri sous la couverture. Je regarde sa main qui monte et qui descend. La peau est au bord de la transparence. Je cherche ses yeux entre lumière et pénombre. Elle dit encore que nous ne risquons rien. La maison est vide. Les enfants sont partis à l'école, leur père au travail. - Personne ne viendra avant ce soir, ferme les yeux. " Fils d'immigrés italiens, Robert Piccamiglio, 48 ans, travaille depuis vingt-cinq ans dans une usine des faubourgs d'Annecy. Il partage son temps entre l'atelier et l'écriture. La Station-service est son premier roman - le roman d'une singulière initiation érotique qui étonnera sûrement par l'étrange qualité d'une écriture alliant verdeur, retenue et poésie pour exprimer l'insaisissable et obscur objet du désir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,41 € -

Bergame
Piccamiglio RobertNovembre. Comme le ciel la ville est automnale. Il s'étire. Les premiers froids. Les vêtements chauds. Les chaussures montantes. L'écharpe de laine autour du cou. Faudra maintenant attendre le printemps prochain. Penser : Il n'est pas si loin. Le père, lui, ne sera plus là pour en profiter. Ni de Rotandea Dei Mille. Ni des terrasses ombragées. Finito les conversations en français. En italien. Refaire ensemble quelques pans de ce vieux monde qui s'effrite mur après mur. Qu'on parcourt d'un pas singulier. Dérisoire. Chercher un sens. Savoir qu'il n'y en a pas. Ni pour les pères. Ni pour les fils. Pas de sens. La vie est combustion. Et nous au milieu on se consume jour après jour. Année après année. Saison après saison. Voyage après voyage. Surtout ceux qu'on a oublié de faire. C'est ainsi. On l'accepte. Pas d'autres choix. Il n'y a pas d'équivalent à la vie. " Bergame, du nom de cette ville lombarde de l'Italie du Nord. C'est un voyage entre un père mort assis à l'arrière d'une automobile et son fils qui la conduit. Une nuit et un jour, pour renouer avec ses origines, et avec celles du monde.EpuiséVOIR PRODUIT15,80 € -

Tous les orchestres
Piccamiglio RobertLà, je vous cause d'amour. Du grand frisson. Des tremblements. L'amour. Combien, devons-nous vous en mettre, Madame Hortense ? A la livre ou au kilo ? Non ! Je vous rassure, bonne âme que je suis. Compatissant comme j'ai appris à l'être. Tolérant comme le bon Dieu. Non pas par habitude ou conviction, j'en ai aucune, mais plus sûrement par dépit ou fainéantise. L'amour ça pèse rien. C'est léger. Du grand génie. De l'imprévisible à tous les étages. A toutes les branches. Rien pour peser. Aucun instrument pour mesurer. Comparer. L'amour pour nos mères, c'est du solide. Du raisonnable. Pas du folklore. De la petite bricole. Ça va. Ça vient. Ça nous porte. Nous autres. Le grand génie. Ça nous berce tendrement. Nous accule parfois contre l'épaisseur des murs. Nous pousse vers l'émotion et les abîmes. Là où se penche, non plus le ciel, mais tous les vertiges. Les sentiments et les contours. L'amour nous enlace. Nous entraîne sur la piste. On galope. L'amour nous empoigne. Une danse de plus ? Pourquoi pas. " Trois frères se retrouvent dans un restaurant pour le déjeuner. Le matin même, ils viennent d'enterrer leur mère. Leurs souvenirs se mettent à table. Regards croisés sur la vie, la mort, le temps qui passe et qui ne reviendra plus. Un livre sombre mais drôle aussi.EpuiséVOIR PRODUIT17,04 €
Du même éditeur
-

Le livre des animaux
Rigoni Stern MarioChiens, lièvres, coqs de bruyère, abeilles et hiboux... les animaux qui peuplent les livres de Mario Rigoni Stern sont ici regroupés dans un ouvrage en leur honneur. S'ils sont parfois des compagnons de l'homme, ce sont surtout des êtres doués de raison et de sensibilité, de noblesse même. Tels sont Alba et Franco, les deux inséparables chiens de chasse ou l'ânesse Giorgia qui pleure de grosses larmes sur sa jeunesse enfuie. En composant ce bestiaire, Mario Rigoni Stern se révèle avant tout un ami de la nature et des animaux.EpuiséVOIR PRODUIT17,00 € -

Schizogrammes
Venet EmmanuelSchizogramme : n.m., de schizein, couper, et graphein, écrire. Néologisme créé en 2022 par l'auteur, désignant un écrit sur la schizophrénie. En l'occurrence, la vingtaine de schizogrammes composant ce recueil évoquent ici une tranche de vie, là un destin, ailleurs la folie douce de l'institution psychiatrique. Vingt occasions de s'émerveiller face aux trouvailles du délire, de s'émouvoir des détresses qu'organise la psychose, de pointer l'étonnante contagiosité de la folie. Ces vignettes sont à lire comme des fictions vraies. Ces évocations d'hurluberlus sont aussi l'occasion de contrecarrer la peur du fou. A la construction médiatique du " schizophrène dangereux " s'opposent ici des figures de malades vulnérables, saugrenus, poétiques.EpuiséVOIR PRODUIT15,00 € -

Vivement pas demain. Petites proses de rien posées là dans la main
Vinau ThomasJe voudrais dire merci à ma mauvaise "mémoire, à ma neurasthénie, à ma cafetière, à ma fenêtre et à mon lit sans qui tout ceci n'aurait pas été possible. Merci à mon enfance, à la mort coquine et aux matins ventrus. Aux grands-mères et aux animaux de compagnie, aux clopes et aux vins, à Shakespeare, à l'automne et aux trains."Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Arbres en liberté
Rigoni Stern MarioLes arbres de Mario Rigoni Stern ont la même beauté austère que les personnages de ses livres. Il n'en parle pas seulement comme un botaniste nourri de culture classique qui connaît toutes les vertus des arbres et de leurs fruits : il accroche aussi à leurs branches comme les boules d'un sapin de Noël, souvenirs d'enfance et de guerre, histoire de cet Altipiano au climat rude dont il est originaire. «... et si, à la fin, j'ai réussi à vous communiquer un peu de mon amour des arbres, j'aurai le coeur plus léger».EpuiséVOIR PRODUIT18,00 €
De la même catégorie
-

Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinEpuiséVOIR PRODUIT68,30 € -

La répudiée
Abécassis ElietteJ'ai été aimée, c'est la fin de l'amour, aimée et adorée, c'est la fin de l'amour, aimée et répudiée".EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

La commode aux tiroirs de couleurs
Ruiz OliviaÀ la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.EpuiséVOIR PRODUIT21,40 €
