À mi-chemin entre contes spirituels et contes philosophiques, l'Éternité sinon rien ? Contes de et avec Hanna, évoque avec pudeur la vie d'une adolescente montée prématurément dans l'En-Haut, où ne résident que d'illustres ancêtres. Le narrateur n'est autre que le père qui cache sa peine en racontant des histoires à sa fille. Espiègle et facétieuse, Hanna l'héroïne, personnage fictif autant que personne réelle, s'est mise en tête d'occuper son éternité naissante en partant à la rencontre des « Valeureux de la Torah » et autres « Inconnus de la Bible » : Patriarches, Rois, Juges et Prophètes, tous légendaires. Adam, personnage bougon mais attachant, l'accueille au Paradis, lui le Premier des Hommes, à moins que ce ne soit le tout dernier. Du haut de ses 17 ans, elle tutoie ses interlocuteurs ; sans irrespect, elle leur oppose sa franchise juvénile et sa perspicacité acérée. Les dialogues se font métaphysiques ou spirituels, musicaux et comiques, au gré des épisodes. Elle disserte sur les anges avec Jacob et se lance avec lui dans une aventure d'une échelle rocambolesque et onirique. Elle raille Moïse qui ne sait toujours pas qui il est à son âge. Elle partage ses réflexions sur le droit de regard avec Jérémie, le prophète qui voit survenir les malheurs. Impertinente parfois, elle ose traiter l'immense prophète Isaïe de bavard impénitent, elle qui aime goûter le silence. Elle décline les divers aspects de la folie ordinaire avec Élie, le prophète ubique et mystérieux. David le roi musicien, admire ses talents de violoniste ; Jonas lui suggère de rejouer les aventures du capitaine Achab de Melville, héros du livre de sa vie, Moby Dick. Rachel, mère de toutes les mères, sorte de Matriochka du Ciel, lui rappelle tendrement sa maman. À la manière de Calvino, elle poursuit des aventures chevaleresques en compagnie d'Itzhak, le Patriarche inexistant, le transparent de la Bible. Vers la fin du récit, sombre et recluse, elle reçoit la visite de Saül, le seul grand suicidé de la Bible. Ils « parlent », dans un monologue interminable, de son drame qui reste son traumatisme. Chacune des rencontres éclaire d'un éclat singulier et énigmatique, une des facettes de la mystérieuse Hanna.
Nombre de pages
372
Date de parution
29/10/2026
Poids
490g
Largeur
148mm
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EAN
9782488761017
Auteur
Chriqui Philippe
Editeur
AUTEURS MONDE
Largeur
148
Date de parution
20261029
Nombre de pages
372,00 €
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Qui peut être appelé tsadik ("Juste") ? Cette qualification ne devrait-elle pas être réservée à Dieu ? Pourtant, certains personnages bibliques, talmudiques voire romanesques sont dits "Justes" . A quoi peut-on les reconnaître et quelles sont leurs qualités respectives ? Qui est supérieur moralement, le repentant ou le "Juste parfait" ? Comment comprendre le thème des "36 Justes cachés" et ses variations au cours de l'histoire ? Et si le "Juste" ne pouvait l'être que post mortem ? Enfin l'idée d'un "Juste sans Dieu" est-elle concevable ? En hébreu, tsadik peut signifier "juste" , mais également "droit" , "généreux" ou "innocent" . Les diverses contributions à ce dossier mettent le doigt sur la difficulté, et peut-être l'impossibilité de dessiner un portrait univoque du Juste. En effet, quoi de commun entre la figure biblique du Juste, elle-même multiple, et ses nombreux avatars à travers les siècles et les continents, jusque dans les communautés hassidiques d'Europe de l'Est et dans la littérature moderne ? Peut-être le fait qu'ils incarnent, chacun à sa façon et au-delà de la justice juridique, cette utopie de l'éthique parfaite à laquelle aspire le judaïsme depuis toujours.
Quelle est la place spécifique accordée par le judaïsme à l'étude des textes ? Quelles sont les règles d'interprétation ? Quelles sont les méthodes d'étude ? Est-elle réservée à quelques savants ou bien destinée à tous ? Surtout, dans quel but les Juifs étudient-ils les textes avec tant d'acharnement ? Est-ce seulement en vue d'établir les lois pratiques qui découlent de la Tora ? L'étude doit-elle précéder ou accompagner la pratique des rites ? Les Juifs cherchent-ils autre chose dans cette forme d'ascèse qu'est la pratique de l'étude des textes ? L'étude est aussi un chemin vers soi et vers Dieu. Et par-dessus tout, loin des règles figées et de la quête d'une vérité unique, l'étude passe par l'interprétation, permet de faire émerger une infinité de sens à partir des versets, des mots, des lettres et même des espaces blancs. C'est ce questionnement collectif sans cesse reconduit qui fait vivre la tradition juive et la renouvelle librement de génération en génération. Les auteurs de ce dossier éclairent toutes ces questions, chacun à leur manière.
La pensée juive a-t-elle élaboré une pensée politique ? Quelle place peuvent occuper les différents pouvoirs dès lors que la Tora est la Loi par excellence ? Si le judiciaire s'arroge la place de choix, l'exécutif en a-t-il encore une ou bien n'est-il envisagé que comme un moindre mal ? Quel est le rôle du théologique et des prêtres dans la société politique juive antique ? Le prophétisme est-il une des formes originales de la politique juive, l'invention d'une cohabitation spécifique entre le pouvoir et son contre-pouvoir ? A moins que la spécificité juive ne se réduise à l'invention du théologico-politique ? La Tora n'a de cesse de mettre en garde contre la dérive autoritaire du pouvoir, y compris à propos de ses rois légendaires. De grandes figures bibliques (Joseph, Moïse, Josué, Samuel, Debora, Saül, David, Salomon, Achab, etc.) mais aussi les Juges illustrent les tentatives d'organiser le politique et d'éviter ses dérives violentes ou absolutistes ; elles donnent à penser, aujourd'hui encore, la pertinence éthique, politique et spirituelle des modes de gouvernance envisagés. Les contributions des auteurs de ce dossier montrent à quel point la pensée juive est réticente face au pouvoir. La tradition juive ne développe pas une philosophie pratique du politique ; la réflexion à laquelle elle invite, porte davantage sur la nature du pouvoir que sur son organisation. Cette réflexion est parfois déroutante et intègre inévitablement une dimension utopique voire messianique. Avec la participation de : Shaoul BENCHIMOL, Alexis BLUM, Emmanuel BONAMY, Dominique BOUREL, Jean-Gérard BURSZTEIN, Philippe CHRIQUI, Yeshaya DALSACE, Rivon KRYGIER, David LEMLER, Yoav LEVY, Claude RIVELINE, Et aussi Un grand entretien avec le rabbin et philosophe Daniel Epstein par Ruth SCHEPS. Des études sur André Néher et Eliane Amado Lévy-Valensi par Gabriel PEREZ et Sandrine SZWARC. Côté culture, un entretien avec l'écrivain Marcel Cohen, une recension des témoignages de Naomi Ragen et de Shulem Deen sur lemonde harédi, une recension de deux livres de Carol lancu consacrés au Grand Rabbin Alexandre Safran, une du Hérode de Mireille Hadas Lebel et une évocation de Marin Karmitz. Enfin, l'iconographie comporte un portfolio consacré aux photographies d'Axel SAXE, ainsi que des oeuvres du peintre Alain KLEINMANN.
Ce livre est destiné à tous les chefs d'entreprise, à leurs conseils et à toutes les personnes évoluant dans la sphère économique et judiciaire de l'entreprise. Six chefs d'entreprise racontent leur parcours et nous font partager leur expérience. Pour la première fois, trois d'entre eux révèlent les solutions mises en œuvre dans le cadre de procédures amiables : mandat ad hoc et conciliation. Les trois autres nous expliquent comment ils ont réussi à sauver leur entreprise grâce à un plan de continuation ou de cession. Tous ces témoignages sont commentés par l'auteur. Quand et comment faire appel au tribunal ? Un mode d'emploi clair et accessible présente les procédures amiables et judiciaires prévues par la loi du 26 juillet 2005.
Le Coup data permanent est un livre de maximes et de saillies. Il constitue un ouvrage de pensées et de blagues juives, entièrement novateur et d'actualité. Par conséquent, il ne reprend aucun trait d'humour ou d'humeur déjà connu. L'ouvrage a été établi en s'appuyant, d'une part, sur l'érudition juive traditionnelle ainsi que, d'autre part, sur l'observation au quotidien de notre époque et des travers qui la jalonnent. La vie courante, mais aussi politique et institutionnelle n'échappent pas à l'observation de l'auteur. Il partage avec nous ses notations pour rire et sourire, davantage que pour céder à une perplexité qui pourrait résulter de nombreux non-sens. Ceux-ci apparaissent sous le regard vigilant et ironique de l'auteur, qui ne laisse rien passer. En outre, il laisse la férocité se conjuguer avec une indulgence amusée, tout en relevant sans faillir les paradoxes et les incohérences. Sont ainsi scrutées les aventures partisanes française, américaine et israélienne. Pour l'Etat hébreu, en voici un extrait : " L'une des questions qui agite la vie politique en Israël est de savoir qui manie Gantz... " L'ensemble du livre explore les étrangetés que nous n'avons pas toujours le temps de relever. Seul l'humour permet un éclairage aussi pertinent qu'impertinent...
Janvier 2012. La disparition d'une jeune femme de 20 ans. Elle a eu des e?changes sur Internet avec un homme myste?rieux qui lui fixe un rendez-vous en vue de quitter sa famille et partir a? l'e?tranger. Trois semaines plus tard. Une de?couverte macabre va avoir lieu quai Henri-IV. Est-elle lie?e a? cette disparition ? Il s'agit du corps d'une jeune femme entrelace?e dans les bras d'un clochard. L'enque?te s'annonce des plus difficiles car aucun papier d'identite? n'est retrouve? sur eux. A la suite de la diffusion d'une photo dans la presse de la morte anonyme, ses parents la reconnaissent. La jeune femme s'appelle Sabine Bonnefoy. Elle a e?te? viole?e et tue?e d'un coup de couteau dans la trajectoire du coeur. Qui a bien pu la tuer ? Un vieux briscard, le commissaire Albert va tour a? tour confier le dossier a? un policier, Guillaume, et ensuite au bino?me Carole et Gilles. Mais cette affaire va re?veiller les vieux de?mons de la jeune policie?re car elle a subi un viol environ au me?me a?ge que Sabine. Va-t-elle e?tre en mesure de poursuivre l'enque?te ? L'auteur convie le lecteur a? un jeu de piste avec une immersion dans le monde des sans-abris, cette jeune femme ayant e?te? retrouve?e dans les bras d'un clochard. Progressivement, on en apprend un peu plus sur Sabine. Qu'est-ce qui a pu faire basculer la vie de la jeune femme ? Les pie?ces du puzzle sont la? : le journal intime, une adoption au Bre?sil... Et pourtant, ce ne sont que des petits bouts de ve?rite?. Isole?s, ils ne font qu'intriguer et les policiers peinent a? trouver le coupable. C'est alors que l'affaire va connai?tre un de?nouement inattendu.
Dans l'Allemagne de 1940, sous un régime nazi à son apogée, un jeune homme juif d'origine modeste, David Rosenberg, parvient à gravir les échelons dans les cercles fermés de la haute société nazie en masquant son nom et ses origines, où il recevra rapidement le surnom de "Schönling" (bel ami). Grâce à son intelligence et un talent inné pour la séduction, il accède à des hautes fonctions au sein de la terrifiante SS. Tout en manoeuvrant dans les eaux troubles du nazisme, David rêve d'ascension sociale mais risque de perdre son âme en chemin, confronté à un dilemme moral de plus en plus profond. L'enfance de David Rosenberg dans la pauvreté et l'humiliation sociale a été le terreau de son ambition. Tout ce qu'il a vécu l'a forgé dans l'idée que pour s'en sortir, il devait se distancer de ses origines et de sa condition. Le prix de cette réinvention sera, comme il le découvrira plus tard, bien plus élevé qu'il ne l'avait jamais imaginé. Va-t-il supporter longtemps ce masque de cristal ? Au travers d'une libre adaptation de Bel-Ami de Guy de Maupassant, cette fiction historique est un récit poignant sur l'arrivisme, l'excès d'ambition au point de se renier et ce qu'il peut en coûter. "La vie est une côte. Tant qu'on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux ; mais, lorsqu'on arrive en haut, on aperçoit tout d'un coup la descente, et la fin, qui est la mort." [Extrait de Bel-Ami de Guy de Maupassant.]