L'Avenue de la Victoire (Calea Victoriei) est l'un des 70 titres de l'oeuvre multiforme et passionnante de Cezar Petrescu, dont les romans jalonnent toute la période de formidable effervescence littéraire de l'entre-deux-guerres. Victime de sa passion irrésistible de l'écriture et de ses incomparables succès, l'un des plus remarquables écrivains roumains a été relégué par une critique littéraire oligarchique, dogmatique et tendancieuse au rang d'auteur secondaire. Ses livres s'inspirent des petites ville, de la campagne, de la guerre, de l'amour, mettant souvent en évidence le fait que certains groupes, de par leur agissements, génèrent des conflits qui brisent les meilleurs et épargnent les médiocres. Peinture romanesque du milieu urbain délétère d'une capitale, Bucarest, L'Avenue de la Victoire campe subtilement et dessine justement les membres d'une famille venue de province avec l'espoir d'une autre vie, palpitante pour les plus jeunes, Sabina et son frère rebelle Costea, espoir d'un avenir matrimonial pour Ana, l'aînée, enfin lieu de réalisation sociale pour les parents, le magistrat Constantin Lipan et sa femme. Mais l'essentiel du texte est moins dans ces péripéties souvent noires et dramatiques que dans la vision qu'en ont les personnages que le romancier a choisis pour témoins. L'Avenue de la Victoire tient constamment en haleine et sa veine créatrice est inépuisable. Un très grand texte à lire avec passion pour mieux connaître une oeuvre et un écrivain roumain de très grande qualité.
Nombre de pages
421
Date de parution
01/01/2016
Poids
475g
Plus d'informations
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EAN
9782352702221
Titre
L'avenue de la victoire
Auteur
Petrescu Cezar ; Courriol Jean-Louis
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
475
Date de parution
20160101
Nombre de pages
421,00 €
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Ecrit sous forme épistolaire, ce roman relate l'échange des idées et de "vécus" entre deux soeurs, l'une habitant en Bucovine-Roumanie, l'autre exilée en France. La première partie du roman décrit la vie en Roumanie après la seconde guerre mondiale et pendant la dictature communiste. Dans la deuxième partie, l'aventure de l'intégration de l'auteur en France entraîne le lecteur dans le monde complexe de l'exil.
Dernière nuit d'amour, première nuit de guerreest le roman de l'amour fou et de la jalousie vécus dans les méandres de la Première Guerre mondiale. Jeune homme issu de la petite bourgeoisie, Stefan vit une histoire d'amour passionnelle avec Ela, qui deviendra sa femme. Un héritage confortable va bouleverser leur vie, et Ela lui échappera de plus en plus. La séparation devient imminente. Il vit sa dernière nuit d'amour dans les tourments de la jalousie et commence alors la première nuit de guerre. Dans le journal de campagne de son héros, Camil Petrescu écrit les plus belles et les plus subtiles pages sur la Première Guerre mondiale : une vision personnelle, grinçante et critique, fondée sur son expérience de volontaire.Dernière nuit d'amour, première nuit de guerreest certainement le chef-d??uvre le plus brillant, le plus profond et le plus riche de Camil Petrescu (1894-1957), dramaturge et romancier, qui a marqué l'entrée de la littérature roumaine dans l'ère moderne.« Un classique des lettres roumaines. » Le Temps « Un petit chef-d??uvre. » Le Figaro
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d??uvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur « à-tout-faire », Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve ? à la lecture notamment de ses lettres ? l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud ? condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits ? n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".