
Destin et commentaires
Pavel Volkov n'a rien d'un héros. Il ne doit d'ailleurs son statut qu'à l'auteur qui daigne le faire exister. Et qui l'affuble de parents russes indignes, un père coureur de jupons et une mère glaciale. Un grand-père par contre qui aime (se) raconter des histoires et qui rêve pour Pavel Volkov d'un brillant avenir. Et d'un brillant passé. Il a tôt fait de le déclarer descendant du despote serbe Djordje Brankovic (l'un des fondateurs du mythe serbe, au destin burlesque et calamiteux), et le fait nommer officier de marine. Voilà comment naît le personnage et comment il est projeté dans une histoire qui ne semble guère le concerner. Lieutenant de vaisseau russe et chargé d'une mission secrète, Pavel Volkov traverse les tourments de l'histoire, échappe à un naufrage, croise un ténébreux Maltais prénommé Corto, assiste au siège de Trieste par la flotte napoléonienne et ne trouve rien de mieux à faire que de tomber amoureux. Devant une telle débâcle, il ne reste guère à l'auteur que de faire disparaître son pitoyable héros. Ce qu'il fait. Par une faille temporelle. Quelle marge de man?uvre reste-t-il alors à l'auteur ? Se dédoubler en personnage de roman et, sur les traces de Brankovic - le lien le plus sûr, parfois en filigrane, de l'ouvrage -, assister à l'écrasement de l'embellie de Budapest, en 1956, par les chars russes. Destin et commentaires est une somme. Vaste fresque, ce roman constitue une véritable histoire de la mentalité serbe, de ses fantasmes. Petkovic fait preuve à la fois d'une érudition impressionnante et d'une distance ironique.
| Nombre de pages | 467 |
|---|---|
| Date de parution | 03/02/1998 |
| Poids | 625g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782910030421 |
|---|---|
| Titre | Destin et commentaires |
| Auteur | Petkovic Radoslav |
| Editeur | GAIA |
| Largeur | 130 |
| Poids | 625 |
| Date de parution | 19980203 |
| Nombre de pages | 467,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'homme qui vivait dans les rêve
Petkovic RadoslavL'homme qui vivait dans les rêves est l'illustration exemplaire du talent de ce fascinant architecte des textes, et de son goût prononcé et maîtrisé pour l'allégorie. L'opus s'ouvre sur une version libre de l'Epître aux Romains qui voit le spectacle de l'incendie de Rome par Néron en 410. Timothée témoigne, hésitant, des tergiversations des apôtres en fuite devant les Romains, et des commandements de Paul, qui l'aide à dire non. A choisir. Quitte à choisir de fuir. " Tu n'imagines pas comme c'est facile, dit Paul à Timothée. Fuis pour le salut de ton corps, peut-être verras-tu ainsi s'offrir à toi la chance d'assurer également le salut de ton âme. " C'est sur le mode de la destinée et du choix, comme exercice de la liberté individuelle, que s'articulent les dix nouvelles de ce recueil, exposant les personnages - les facettes d'un même personnage ? - à la mort. Une mort inéluctable, contenue dans le premier cri du nouveau-né, signal de l'ultime victoire du temps. Chaque nouvelle vient nous dire l'atemporalité du mal-être et du Mal, l'incompressibilité du temps. Que les personnages de ce recueil évoluent tour à tour dans l'Antiquité ou dans un urbanisme très contemporain, chacun a affaire au temps et à l'espace. Ce sont ces repères de notre rapport au monde qui s'émoussent, qu'ils soient avalés par des automobiles autonomes ou rétrécissent dans la chambre d'une malade. Et nos certitudes se consument dans la fusion de la réalité avec l'imaginaire. Comme pour cet homme qui vit dans les rêves, et croit - ou sait - qu'il rêve un monde qu'on dit réel et vit lorsqu'il dort, tout se brouille et simultanément se dévoile. L'homme qui vivait dans les rêves est adroitement et ingénieusement construit, illuminé d'allusions et de traits d'humour cinglants, réinventant les rois mages en astrologues qui jouent leur chemin au dé. Dix nouvelles pour une belle allégorie sur le libre-arbitre et la mort, fragile et nécessaire passerelle entre rêve et réalité.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,90 € -

Souvenir parfait de la mort
Petkovic Radoslav ; Cappon AlainEn 1420, le moine Philarion accompagne son maître Gemistos jusqu?à un mausolée où se trouvent deux sarcophages et une inscription: Souvenir parfait de la mort. Au coeur des décombres de Byzance, se pose une question: faut-il suivre Platon ou Aristote, privilégier l?esprit ou la matière? Un roman qui mêle avec brio religion, ésotérisme, philosophie et théologie. Au plus près de l?Umberto Eco du Nom de la Rose.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,40 €
Du même éditeur
-
Les Frontières imbéciles
Mouche PhilippeAttachée de presse au Parlement européen de Strasbourg, Julia entre à l'hôpital pour un examen crucial et en ressort avec la sensation de commencer une nouvelle vie. Toute à sa joie, elle bouscule un inconnu dans la rue, un curieux petit homme à l'accent indéfinissable et qui semble doué pour les langues. Elle le retrouve une semaine plus tard devant le siège de l'institution, où il cherche une place de traducteur. Mais il est suivi par deux agents du Bureau, obscur service de contre-espionnage qui le suspecte de visées terroristes. Il faut dire que l'homme circule clandestinement en Europe depuis des années, use de fausses identités et refuse de révéler sa véritable origine. Elle aussi placée sous surveillance, Julia protège le migrant tout en se demandant ce que cachent les vieux cahiers d'écolier enfouis dans sa valise, pour lesquels se battent les barbouzes du Bureau et des espions russes.. . À l'ombre de la tour de Babel chancelante, les flingues vont sortir des poches. Et se heurter à plus forts qu'eux : des mots. Après Bons baisers d'Europe (Gaïa, 2023), Philippe Mouche revient sur la jeunesse de son héros hyperpolyglotte, Fergus Bond, dans un roman facétieux et profond qui fait de l'Europe le royaume des mots et du désir.En stockCOMMANDER22,00 € -

Jésus et Tito
Colic VeliborRésumé : En 1970 dans la Yougoslavie de Tito, Velibor a six ans et rêve de devenir footballeur. Noir et Brésilien, de préférence. Velibor fait l'inventaire de ses souvenirs, une enfance sous une bonne étoile, rouge, et une adolescence rock'n roll. Avec une mère catho et un père partisan, ce sera Jésus contre Tito, le match rejoué chaque soir à la maison. Entre Jack London et Pelé, The Clash et Bukowski, le poète en devenir sera maudit, assurément.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,00 € -

N'essuie jamais de larmes sans gants
Gardell Jonas ; Coursaud Jean-Baptiste ; Grumbach1982. Rasmus vient d'avoir son bac et quitte sa campagne. A Stockholm, il va pouvoir être enfin lui-même. Loin de ceux qui le traitent de sale pédé. Benjamin est Témoin de Jéhovah et vit selon les préceptes religieux de ses parents. Sa conviction vacille le jour où un homme lui lance avec humour : " Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel ? " Rasmus et Benjamin vont s'aimer. Autour d'eux, une bande de jeunes gens, pleins de vie, qui se sont choisis comme vraie famille. Ils sont libres, insouciants. Or, arrive le sida. Certains n'ont plus que quelques mois, d'autres quelques années à vivre.EpuiséVOIR PRODUIT13,00 € -

La cuisine totalitaire
Kaminer Wladimir ; Kaminer Olga ; Stadler Max ; ClN'allons pas croire que les Russes ne mangent que du caviar ! Car en Russie, le véritable symbole du luxe et d'un art de vie distingué, c'est l'ananas. Un bel exemple de notre inculture quant à l'art culinaire de l'ex-URSS. Grâce à Wladimir Kaminer, cette période est tout à fait révolue. "Pour organiser un dîner russe chez soi : il suffit d'acheter beaucoup d'alcool, des cornichons, d'appeler ses amis, d'inviter les voisins, de mettre la musique à fond et voilà, le tour est joué." Avec de nombreuses anecdotes truculentes, Wladimir et Olga Kaminer nous rafraîchissent la mémoire sur l'histoire mouvementée des pays marqués du sceau soviétique. Des rencontres inoubliables et des recettes originales, délicieusement illustrées par Vitali Konstantinov : un vrai régal !Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,00 €
De la même catégorie
-

Furie
Plebanek Grazyna ; Bocianowski CécileOriginaire de Kinshasa, Alia a cinq ans quand elle arrive à Bruxelles. La ville lui est étrangère, les enfants avec qui elle joue sont blancs. Son père l'initie à la boxe, qui devient pour elle le moyen de réprimer sa colère contre un monde hostile. Se cherchant une nouvelle famille, Alia finit par entrer dans la police. Elle devra alors sans répit prouver sa légitimité. Pour s'intégrer, jusqu'où sera-t-elle prête à aller ? Avec ce roman puissant et attachant, porté par de magnifiques voix de femmes, Grazyna Plebanek nous parle de la spirale de la violence, dans l'univers familial et face aux dangers portés par l'Histoire. Elle dresse ainsi un authentique portrait de l'immigration.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 € -

La guerre et la paix
Tolstoï LéonLa Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER29,90 € -

Le Barbier. Et autres nouvelles
Memmedguluzadeh Jelil ; Dudoignon StéphaneIgnorée en Europe, l??uvre du feuilletoniste, nouvelliste, dramaturge et homme de presse Jelil Memmedguluzadeh (1866-1932) a inspiré, depuis le début du XXe siècle, des générations d'écrivains et d'intellectuels du Caucase et alentour. Son journal satirique illustré Molla Nasreddin, imprimé à Tiflis (actuelle Tbilissi) à partir de 1907, fut lu dans tous les suds de l'Empire russe, ainsi que dans l'Empire ottoman et la Perse des Qadjar. Nourries aux sources du conte persan et türk, inspirées par Tchekhov et Andreïev, les nouvelles que Memmedguluzadeh y fit paraître sous divers pseudonymes dressent le portrait ironique et tendre d'une société coloniale exposées à toutes formes de violence. Illustrées par les vignettes du graphiste orientaliste géorgien Oscar Schmerling (1863-1938), elles moquent le conservatisme d'une société agraire et commerçante, pointent les ressorts des sanglantes confrontations entre Azerbaïdjanais et Arméniens, tout en esquissant les voies d'une réforme et d'une modernisation sociales et politiques ? avec un intérêt particulier pour le sort fait aux femmes.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 € -

Le grand roman
Klíma LadislavChef-d'?uvre inachevé, à classer entre le Manuscrit trouvé à Saragosse et Les 120 Journées de Sodome, Le Grand Romande Ladislav Klima, écrit entre 1907 et 1915 et fort maltraité par l'histoire, a été découvert par le public français en 1991, cinq ans avant sa première édition intégrale en Tchéquie. La réédition que nous proposons aujourd'hui dans le cadre des ?uvres complètes de Klima ajoute au texte, devenu introuvable, un apparat critique qui éclaire tout ensemble les racines philosophico-fantasmatiques, la double naissance, la mort programmée et la résurrection des membra disjecta de cette superbe folie, " non plus ultra d'immoralité, de malfaisance et d'extravagance ", qui remplit une lacune de taille dans la révolution du roman moderne communément associée aux noms plus connus de l'Autriche-Hongrie finissante. " Grand ", dit le titre. " Hénaurme ", comme dirait l'autre. Entre le roman noir, le fantasme nu, la féerie et l'exercice pratique de métaphysique appliquée, entre les enfers et les " surmondes ", l'Italie, l'Inde et les déserts d'Arabie, le romantisme échevelé et un picaresque teinté de scatologie, la fresque férocement irréaliste et gaiement anachronique n'obéit qu'à sa propre démesure, touchant à tout, depuis les réincarnations successives de la Vierge jusqu'à l'aménagement sanitaire de la drôle de machine volante inventée, semble-t-il, par l'empereur Guillaume Ier. Au lecteur de se laisser emporter, à ses risques et périls, par l'irrépressible surenchère de l'imaginaire, dans un mouvement de progression à l'infini, ponctué d'abîmes.EpuiséVOIR PRODUIT35,50 €


