
Le Barbier. Et autres nouvelles
Ignorée en Europe, l'oeuvre du feuilletoniste, nouvelliste, dramaturge et homme de presse Jelil Memmedguluzadeh (1866- 1932) a inspiré, depuis le début du XXe siècle, des générations d'écrivains et d'intellectuels du Caucase et alentour. Son journal satirique illustré Molla Nasreddin, imprimé à Tiflis (actuelle Tbilissi) à partir de 1907, fut lu dans tous les suds de l'Empire russe, ainsi que dans l'Empire ottoman et la Perse des Qadjar. Nourries aux sources du conte persan et türk, inspirées par Tchekhov et Andreïev, les nouvelles que Memmedguluzadeh y fit paraître sous divers pseudonymes dressent le portrait ironique et tendre d'une société coloniale exposées à toutes formes de violence. Illustrées par les vignettes du graphiste orientaliste géorgien Oscar Schmerling (1863-1938), elles moquent le conservatisme d'une société agraire et commerçante, pointent les ressorts des sanglantes confrontations entre Azerbaïdjanais et Arméniens, tout en esquissant les voies d'une réforme et d'une modernisation sociales et politiques - avec un intérêt particulier pour le sort fait aux femmes.
| Nombre de pages | 159 |
|---|---|
| Date de parution | 07/03/2024 |
| Poids | 225g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782377011858 |
|---|---|
| Titre | Le Barbier. Et autres nouvelles |
| Auteur | Memmedguluzadeh Jelil ; Dudoignon Stéphane |
| Editeur | HEMISPHERES |
| Largeur | 130 |
| Poids | 225 |
| Date de parution | 20240307 |
| Nombre de pages | 159,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même éditeur
-

Téhéran - Washington, 1979-2025. Le Grand Satan à l’épreuve de la Révolution islamique
Therme C. ; Holeindre J.-V. ; Bauchard D.La Révolution islamique de 1979 a remplacé une monarchie pro-occidentale par un régime théocratique déterminé à s'opposer à l'influence américaine au Moyen-Orient. Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran ont dès lors été marquées par une méfiance réciproque, des divergences idéologiques et des rivalités géopolitiques, que sont venus renforcer des événements décisifs tels que la crise des otages de l'ambassade américaine, le soutien de l'Iran à des groupes non étatiques anti-américains et l'imposition de sanctions économiques menées par les Etats-Unis. Les Etats-Unis considèrent l'Iran de la République islamique comme une force déstabilisatrice. en invoquant ses ambitions nucléaires, son programme de missiles balistiques et de drones et ses interventions régionales en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. A l'inverse, l'Iran perçoit les politiques américaines - y compris le soutien apporté dans tes années 1980 à Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak, la campagne de "pression maximale" et les alliances avec l'Arabie saoudite et Israël - comme des tentatives visant à l'affaiblir. Les efforts de rapprochement sont restés fragiles et de courte durée ; en 2018, le retrait des Etats-Unis, sous administration Trump, de l'accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien, a ravivé les tensions. Cet ouvrage n'est pas une énième histoire de la politique étrangère américaine vis-à-vis de l'Iran : il se propose d'étudier les liens humains, les réseaux informels sportifs, religieux, universitaires, les intermédiaires, les relations économiques et les sanctions économiques des Etats-Unis contre la République islamique, et met en lumière l'évolution des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran depuis 1979 en analysant l'impact durable de la Révolution islamique, le rôle des perceptions réciproques et les implications pour la sécurité régionale et mondiale. En mettant en évidence tes dynamiques de confrontation et de dialogue à travers l'étude des réseaux informels et des intermédiaires entre Washington et Téhéran, il éclaire un sujet décisif pour la stabilité du Moyen-Orient et plus que jamais d'actualité.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

L'Implosion des empires et des frontières. 1914-2024
Amat ; Bauchard ; Nathan ; Richefort (dir.)Le XXe siècle a vu l'écroulement brutal de trois empires. La Première Guerre mondiale a été fatale au camp des vaincus, au rang desquels l'Empire austro-hongrois et l'Empire ottoman, les vainqueurs leur imposèrent un découpage des frontières répondant plus à leurs intérêts qu'à la prise en considération de revendications nationales parfois contradictoires. L'implosion de l'URSS, en 1989, s'est déroulée moins par la pression irrésistible de mouvements nationaux qu'en raison de la volonté des hiérarques communistes de se partager un empire ingérable : les frontières tracées par le pouvoir communiste, au caractère souvent artificiel, contenaient en germes de potentiels contentieux. Ces opérations de dislocation ont constitué autant de bombes à retardement, dont certaines ont contribué au désordre international, voire aux guerres d'aujourd'hui. Comprendre les motivations des politiques qui ont démantelé les empires et envisager les autres scénarios qui auraient été possibles permettrait-il d'apaiser les conflits potentiels ou actifs ? Des modifications dans le tracé des frontières actuelles sont-elles envisageables de façon réaliste ? Guerres balkaniques, agression russe contre l'Ukraine et la Géorgie, conflit du Haut-Karabakh, question palestinienne et guerre à Gaza ne plongent-ils pas leurs racines dans les "lignes dans le sable" tracées lors de l'implosion des Empires ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Despotismes orientaux. Du proche à l’extrême
Cheng Anne ; Laurens Henry (dir.)Pour les Grecs, le despotisme était le mode de gouvernement rencontré chez les barbares asiatiques qui, parce qu'ils étaient esclaves par nature, se soumettaient volontairement à un souverain héréditaire absolu. La tyrannie en revanche était un moment temporaire dans l'histoire des cités. Le concept de despotisme oriental est repris par les Européens pour décrire l'Empire ottoman d'abord sur le mode d'une menace organisée et implacable, ensuite comme un système au rendement toujours décroissant. Les descriptions du système soviétique au XXe siècle ont suivi ces deux étapes. Bien souvent, au XVIIIe siècle, la référence au despotisme est une critique plus ou moins voilée de la monarchie absolue européenne. En revanche, le " despotisme éclairé " sert à justifier un passage en force pour établir des réformes jugées indispensables. Dans le dernier tiers de ce siècle, il sert de justification aux projets de conquête coloniale dans l'Ancien Monde. Cette conquête, qui voudrait se poser comme libératrice, trouve finalement sa justification dans le despotisme éclairé (fardeau de l'homme blanc, mission civilisatrice). La modernisation autoritaire de ces pays reprend ainsi tout ce discours tout en utilisant une référence identitaire de nature essentialiste. Ainsi un discours produit pour justifier la domination de l'autre peut servir aujourd'hui la perpétuation de régimes autoritaires par les pouvoirs qui régissent les pays concernés rejetant comme étrangères les doctrines libérales. Tels sont les différents aspects du concept de " despotisme oriental ", envisagé dans son historicité et réactivé à la lumière des réalités du monde d'aujourd'hui, qui sont abordés dans ce volume issu d'un colloque tenu au Collège de France en juin 2024.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Israël Palestine. Le déni du droit international. La justice internationale en mouvement
Aubin de la Messuzière YvesEN STOCKCOMMANDER5,00 €
De la même catégorie
-

LE VERDICT
KAFKA FRANZJe vous prie de me faire la faveur de publier Le Verdict en un petit volume autonome. Le Verdict, auquel je tiens tout particulièrement, est certes très court, mais il relève plus du poème que du récit, il a besoin d'espace dégagé autour de lui et il ne serait pas indigne qu'il l'obtienne". Franz Kafka Lettre à son éditeur Ecrit d'une seule traite dans la nuit du 22 au 23 septembre 1912, Le Verdict est le texte fondateur de Kafka. Jean-Philippe Toussaint en propose ici une nouvelle traduction.EN STOCKCOMMANDER5,50 € -

L'art de disparaître
Stepanova Maria ; Coldefy-Faucard AnneCe roman pulvérise toutes nos attentes, Maria Stepanova s'y révèle être une véritable artiste". Berliner Zeitung M. est écrivaine. Quelques années plus tôt, son pays a déclaré la guerre à l'un de ses voisins. Désormais en exil, elle s'applique à recréer un nouveau chez-soi, tout en se sentant peu à peu coupée de sa langue : celle qu'elle a parlée toute sa vie, dans laquelle elle a écrit ses livres, celle dont elle tente, aujourd'hui, de se détacher. Alors qu'elle se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l'étranger, une grève perturbe le programme. Le voyage s'achève dans un village perdu où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ? L'Art de disparaître est un grand roman sur l'exil, la perte de repères et le réenchantement du quotidien par l'écriture. Traduit du russe par Anne Coldefy-FaucardEN STOCKCOMMANDER20,10 € -

L'ivresse de la violence
Zoltán Gábor ; Sulmon ThomasUne découverte aussi impressionnante que glaçante. S'appuyant sur des faits historiques réels, porté par le rythme haletant d'une écriture expiatoire, un premier roman stupéfiant, qui dévoile le passé fasciste de la Hongrie et éclaire les montées de l'extrême droite en Europe. Jusqu'ici, Renner était un petit patron d'usine à Budapest. Profitant de son statut de notable, il avait réussi à se soustraire à ses obligations militaires. Mais nous sommes en 1944. Les nazis ont laissé la ville aux mains des miliciens des Croix-Fléchées. Ces derniers, ivres de violence et assoiffés de pouvoir, jurent de rendre la Hongrie aux Hongrois. Or Renner est marié à une Juive. Et il a caché de nombreux Juifs de son personnel. La torture et la mort l'attendent. Sauf que Renner possède un bien précieux dont les miliciens ont grand besoin : son camion. Commence alors pour Renner, étroitement surveillé par son geôlier Robi, un atroce périple au coeur de la capitale exsangue, un chemin de croix morbide sur les traces des corps martyrisés des victimes des Croix-Fléchées.EN STOCKCOMMANDER23,00 € -

Les Démons. Carnets des Démons. Les Pauvres gens
Dostoïevski Fédor Mikhaïlovitch- Vous avez vu une feuille - sur un arbre, une feuille? - Oui. - J'en ai vu une, l'autre jour, une jaune, encore un peu de vert, un peu moisie déjà sur les bords. Le vent qui la portait. J'avais dix ans, l'hiver, exprès, je fermais les yeux et je m'imaginais une feuille - verte, brillante, avec ses nervures, et le soleil qui brille. J'ouvrais les yeux, je n'y croyais pas, parce que c'était très bien, et je les refermais. - Qu'est-ce que c'est? une allégorie? - Non... pourquoi? Pas une allégorie, non, je dis une feuille, tout simplement, juste une feuille. Une feuille, c'est bien. Tout est bien. (Kirillov et Stavroguine) Veules, médiocres, obscurs, les acteurs de ce drame - une sombre conspiration nihiliste dans une quelconque ville de province - gravitent autour de la figure de Stavroguine, démon baudelairien, "homme de l'orgueil, homme du défi - mais d'un défi dans le vide". Car ce roman (c'est le traducteur qui souligne) "n'existe finalement que pour semer le trouble, égarer, emporter, faire tournoyer, tournoyer, attraper des éclairs, et, à la fin, après plus de mille pages de cyclone, par une espèce de bouffonnerie indifférente, pas même grinçante, non, grotesque, abandonner le lecteur, essoufflé, avec rien. Possédé."EN STOCKCOMMANDER63,50 €
