Eglise et Nation. La question liturgique en France au XIXe siècle
Petit Vincent
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753510142
Entre 1840 et 1875, toutes les liturgies diocésaines de France ont disparu, corps et bien: rupture cultuelle et culturelle aujourd'hui méconnue ruais qui, à l'époque, suscita de vives polémiques au sein du clergé comme des milieux érudits, voire des sphères politiques. En effet, l'adoption de la liturgie romaine valait affirmation d'un catholicisme définitivement débarrassé de toute tentation gallicane et réaffirmation de l'autorité pontificale. Dom Guéranger (1805-1875) fut le principal artisan de ce "mouvement vers Rome", fidèle en cela à son passé de disciple de Lamennais. La redécouverte des traditions liturgiques et l'intérêt pour l'histoire constituent ici autant de réminiscences romantiques, mais bien plus sûrement le moyen et le prétexte d'un positionnement ecclésiologique, plus généralement ecclésial, au nom d'une doctrine intransigeante. Eglise et Nation est un essai qui traite, par le biais de la liturgie, c'est-à-dire de l'aspect le plus public et le plus social de la religion, des rapports entre Etat et Eglise: dans le siècle des nationalités et de l'émergence des principes démocratiques et égalitaires, le destin du catholicisme était celui d'une religion plus centralisée et plus intransigeante, ruais aussi plus universelle. 1,a fin des particularismes diocésains et nationaux, par la réforme en profondeur des rites, du calendrier des saints, du chant religieux, relève donc d'une entreprise moderne qui, paradoxalement, présage l'idée d'une séparation entre le spirituel et le temporel.
Nombre de pages
199
Date de parution
25/03/2010
Poids
401g
Largeur
154mm
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EAN
9782753510142
Titre
Eglise et Nation. La question liturgique en France au XIXe siècle
Auteur
Petit Vincent
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
401
Date de parution
20100325
Nombre de pages
199,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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