Entartete Musik. Musiques interdites sous le IIIe Reich
Petit Elise ; Giner Bruno
BLEU NUIT
20,00 €
Epuisé
EAN :9782358840477
L'expression nazie "Entartete Musik" ("Musique dégénérée") qualifie un vaste répertoire musical d'oeuvres et de compositeurs interdits et diffamés sous le IIIème Reich. L'un des symboles reste l'exposition du même nom organisée en 1938 à Düsseldorf. Au nom de la "pureté de la race", le régime nazi glorifia les maîtres de la tradition musicale allemande et bannit les musiques atonales, celles de la seconde Ecole de Vienne (musique sérielle), les musiciens juifs, les opposants politiques et une grande partie des musiques "modernistes" du premier tiers du XXe siècle. Le jazz, le cabaret et la chanson, tantôt autorisés tantôt détournés, subirent également les conséquences de cette politique. De nombreux compositeurs furent mis à l'index, notamment Erich Wolfgang Korngold, Erwin Schulhoff, Kurt Weill ou encore Paul Hindemith, "enfant exemplaire" dans un premier temps mais qui finit par décevoir le régime. Certains réussirent à s'exiler, d'autres moururent en déportation. Mais cet immense catalogue d'oeuvres leur a survécu, terrible témoin de la barbarie nazie, imposant toujours un certain devoir de mémoire. Ce volume de la collection horizons vous propose de mieux comprendre cette période allemande historique et ces musiques à travers une synthèse inédite et illustrée, augmentée d'annexes utiles.
Nombre de pages
176
Date de parution
22/04/2015
Poids
305g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782358840477
Titre
Entartete Musik. Musiques interdites sous le IIIe Reich
Auteur
Petit Elise ; Giner Bruno
Editeur
BLEU NUIT
Largeur
140
Poids
305
Date de parution
20150422
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage offre une analyse inédite des politiques musicales en Allemagne, depuis l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en 1933 jusqu'à la constitution de deux entités politiques en 1949 dans le contexte de la guerre froide. L'étude des politiques mises en oeuvre sous le Ille Reich montre comment la notion de pureté a conditionné la création et la vie musicales, depuis l'aryanisation de compositeurs de la grande tradition tels que Wagner et Beethoven jusqu'à la recherche d'une impossible musique " nazie ". L'examen des luttes de pouvoir entre des acteurs culturels essentiels du Reich, principalement le ministre de la Propagande, Joseph Goebbels, et l'idéologue du parti nazi, Alfred Rosenberg, met en lumière les incohérences très fortes d'un système qui forgea le concept de " musique dégénérée " sans pour autant la bannir totalement. Après la guerre, la création musicale a été mise à contribution des conflits entre Alliés alors que se profilait la guerre froide. C'est ce contexte particulier qui vit la création de l'Ecole de Darmstadt et de festivals de musique contemporaine, mais aussi la réintégration de musiciens compromis avec le régime nazi. En étudiant des régimes qui se construisent en définitive par l'opposition mutuelle, Elise Petit met en lumière des volontés ou des utopies de rupture en lien avec les politiques musicales. Elle interroge la possibilité de la rupture dans le domaine artistique lorsque celui-ci est lié au politique et mène à repenser les notions d'" Heure Zéro " et de tabula rasa dans l'Allemagne du XXe siècle.
L'expression nazie « Entartete Musik » (« Musique dégénérée ») qualifie un vaste répertoire musical d'oeuvres et de compositeurs interdits et diffamés sous le IIIème Reich. L'un des symboles reste l'exposition du même nom organisée en 1938 à Düsseldorf. Au nom de la « pureté de la race », le régime nazi glorifia les maîtres de la tradition musicale allemande et bannit les musiques atonales, celles de la seconde École de Vienne (musique sérielle), les musiciens juifs, les opposants politiques et une grande partie des musiques « modernistes » du premier tiers du XXe siècle. Le jazz, le cabaret et la chanson, tantôt autorisés tantôt détournés, subirent également les conséquences de cette politique. De nombreux compositeurs furent mis à l'index, notamment Erich Wolfgang Korngold, Erwin Schulhoff, Kurt Weill ou encore Paul Hindemith, ?enfant exemplaire? dans un premier temps mais qui finit par décevoir le régime. Certains réussirent à s'exiler, d'autres moururent en déportation. Mais cet immense catalogue d'oeuvres leur a survécu, terrible témoin de la barbarie nazie, imposant toujours un certain devoir de mémoire.
Imprégné de folklore russe dès son enfance, Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) abandonne le droit pour se consacrer à la musique. à 22 ans il intègre le Conser-vatoire de Saint-Pétersbourg qui vient d'ouvrir puis enseigne la théorie au Conservatoire de Moscou où Rubinstein l'encourage à composer. Protégé pendant 14 ans par la mécène Nadejda von Meck, Tchaïkovski s'impose ensuite dans toute l'Europe et aux Etats-Unis comme compositeur et chef d'orchestre. Son catalogue comprend six symphonies, des poèmes symphoniques, une dizaine d'opéras (dont Eugène Onéguine et La Dame de Pique), des oeuvres de piano et de chambre, et trois célèbres ballets (le Lac des cygnes, la Belle au bois dormant et Casse-noisette). Il meurt à Saint-Petersbourg et repose désormais à côté de ses confrères russes. Avec ce nouvel opus de la collection horizons, Isabelle Werck nous invite à (re)découvrir cette figure de la musique russe à travers le prisme de la danse dans cette biographie illustrée inédite, complétée de nombreux exemples musicaux et d'annexes pratiques.
Avec Camille Saint-Saëns (1835?1921) se dessine la musique post-romantique française. Elève surdoué, il joue son premier concert à onze ans et suit les classes d'orgue, de composition et d'harmonie du Conservatoire de Paris. C'est à l'église de La Madeleine, dont il est titulaire de 1858 à 1877, qu'il acquiert une réputation de maître de l'improvisation. Saint-Saëns est aussi un des fondateurs de la Société Nationale de Musique pour encourager les jeunes compositeurs de son temps. Eternel voyageur, avec une nette préférence pour l'Afrique du Nord, il entreprend en 1916 une tournée de concerts en Amérique du Sud, à l'âge de 81 ans ! Il meurt à Alger durant l'hiver 1921. On peut le considérer à juste titre comme un des pères du poème symphonique français, notamment avec sa Danse macabre aussi connue que son malicieux Carnaval des animaux. Mais on ne saurait oublier ses symphonies (dont la grande 3ème avec orgue), ses concertos pour piano, sa Suite Algérienne ou son opéra Samson et Dalila qui émerveilla Franz Liszt. Ce nouveau volume de la collection horizons vous propose de redécouvrir la vie et l'?uvre d'un grand nom de la musique française à travers une synthèse illustrée.
Compositeur de Louis XIV, Richard de Lalande (1657? 1726) débute comme enfant de ch?ur à St-Germain-l'Auxerrois en compagnie de Marin Marais, ce qui l'influencera et en fera un des plus grands compositeur de motets et de musique religieuse de son temps. Il se fait d'abord remarquer comme organiste à St-Gervais puis comme professeur de clavecin. à la suite d'un concours en 1682, il travaille pour la Chapelle royale, quand les offices sont temporairement donnés dans l'actuel Salon d'Hercule. Sous le service de Louis XV, il est décoré de l'ordre de Saint-Michel et dirige les cérémonie du sacre à Reims. Enterré à Notre-Dame de Versailles à la suite d'une fluxion de poitrine, il laisse un vaste catalogue qui n'est publié que bien après sa disparition et fera la joie des auditeurs de plusieurs centaines de concerts spirituels à Paris. Il faudra toutefois attendre la seconde moitié du XXe siècle pour que le public redécouvre avec bonheur ses nombreux motets, pastorales et ballets. Ce nouveau volume inédit vous propose de partir à la rencontre d'une figure française encore méconnue de la musique baroque, complété de multiples annexes.
« En fait, j'aimerai bien écrire un opéraâ?- mais, comment composer un opéra à l'époque du cinéma ? » Cette envie et ce dilemme, George Benjamin l'exprime dès 1987, alors qu'il est déjà un compositeur reconnu. A 9 ans, la découverte de Ligeti dans la bande son de 2001, The Space Odyssey de Kubrick lui a provoqué un choc esthétique. Quant à l'opéra, il a été saisi par une représentation de Salomé de Strauss. Puis, il a découvert dans la classe de Messiaen, en 1977, Pelléas et Mélisande de Debussy, suivi par Wozzeck de Berg et Katia Kabanová de Janácek. Ce n'est qu'en 1990, avec Upon Silence, que Benjamin reconnaît avoir trouvé un style vocal personnel. L'écriture d'un opéra ne cesse alors de le tarauder alors que les maisons d'opéra le sollicitent. Avec le dramaturge britannique Marin Crimp, il forme un tandem créatif exceptionnel avec lequel les succès s'enchaînent : Into the Little Hill (2006), Written on skin, qui triomphe au festival d'Aix-en-Provence (2012), Lessons in Love and Violence en 2018 et Picture a day like this, encore à Aix-en-Provence (2023). Sa réflexion sur l'art lyrique reste intacte autant que passionnante. Gaëtan Puaud vous propose ici une série d'entretiens inédits, qui couvrent l'ensemble de la car-rière de ce brillant compositeur britanique, chef d'orchestre et pianiste désormais membre de l'Académie des Beaux Arts à Paris.