Les vingt-quatre contributions ici réunies entendent rendre compte des acquis de l'histoire religieuse contemporaine en France et en Espagne. Une première partie analyse les enjeux méthodologiques et théoriques d'une histoire religieuse qui se fait et s'écrit au sein de sociétés sécularisées. Le poids de la tradition de l'Eglise, et aussi celui des luttes politiques pour en réduire l'influence, dessinent les configurations idéologiques où s'inscrivent les travaux de sociologie historique religieuse. Une seconde partie aborde les phénomènes propres à l'Eglise catholique en privilégiant une approche d'échelles. Les bilans historiographiques consacrés à la paroisse, aux diocèses, aux congrégations et aux mouvements de laïcs font apparaître des réalités qui, opérant dans des espaces différents, tissent le réseau ecclésial. Une troisième partie propose des relectures nouvelles de phénomènes anciens, comme l'anticléricalisme ou le catholicisme social, et met en avant des renouvellements thématiques qui choisissent délibérément d'aller vers le " cœur du religieux " à travers l'histoire intellectuelle de la théologie, l'histoire anthropologique de la spiritualité ou encore l'histoire religieuse de la culture.
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Nombre de pages
506
Date de parution
02/06/2005
Poids
1 100g
Largeur
170mm
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EAN
9788495555625
Titre
L'histoire religieuse en France et en Espagne
Auteur
PELLISTRANDI BENOIT
Editeur
CASA DE VELAZQU
Largeur
170
Poids
1100
Date de parution
20050602
Nombre de pages
506,00 €
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Introduction1. L'Europe de Napoléon2. L'Europe du congrès de Vienne (1815-1830)3. Libéralisme et nationalisme (1830-1848)4. L'affirmation des nationalités (1848-1870)5. Rivalités hégémoniques6. Le temps des colonisations7. Un nouvel acteur américain?ConclusionBibliographieTable des encadrés et des cartesIndex
Entre 1800 et 1871, les relations entre les peuples et les Etats se transforment sous l'effet des conséquences idéologiques de la Révolution française et de la croissance européenne qui pose les fondements d'un rayonnement mondial. Après le tourbillon napoléonien, l'Europe connaît des aménagements politiques fixés par le congrès de Vienne (1814). Confrontées à l'émergence des nationalités, aux unités italienne et allemande, au recul de l'Empire ottoman, les grandes puissances diplomatiques - le Royaume-Uni, la France, la Russie, l'Autriche - élaborent des politiques parfois communes, le plus souvent antagonistes. Elles expriment les profondes rivalités géopolitiques qui les opposent entre elles. En 1871, la carte politique de l'Europe traduit ces déplacements de puissance, fruits des soixante années écoulées. Le monde entier est le théâtre de ces affrontements européens. L'ouverture de l'Asie, l'exploration et la colonisation de l'Afrique donnent lieu à des incidents fréquents. En Amérique, l'émancipation des colonies espagnoles et l'affirmation des Etats-Unis n'empêchent pas l'influence européenne de se faire sentir.
Résumé : La crise traversée par la Catalogne et par l'Espagne en 2017 a surpris par son intensité. Pourquoi une région riche et prospère, jouissant d'une large autonomie, s'est elle lancée dans un projet sécessionniste ? Est-il porté par une majorité ou bien n'est-il que l'expression de partis activistes ? Le choc frontal entre Carles Puigdemont et l'Etat espagnol a fini par fracturer durablement la région. Cette crise tient à la diversité des catalanismes et à leur poids dans la mémoire nationale. La Catalogne concentre en elle une lutte séculaire pour les libertés démocratiques, les ambiguïtés d'un nationalisme parfois exclusif, la menace des rivalités militantes et les risques d'une identité devenue incertaine à force d'être revendiquée. Si une telle effervescence a donné le meilleur au siècle dernier, elle peut aujourd'hui donner le pire et provoquer une crise grave, en Espagne comme en Europe. Benoît Pellistrandi, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, est agrégé et docteur en histoire. Directeur des études de la Casa Velasquez de 1997 à 2005, il a entre autres publié : Les Relations internationales de 1800 à 1871 (2000); Un discours national ? L'Académie royale d'histoire de Madrid entre science et politique. 1847-1897 (2005) ; Histoire de l'Espagne. Des guerres napoléoniennes à nos jours (2013).
Résumé : L'histoire de l'Espagne a fixé dans les mémoires collectives des images fortes, des exécutions commises par les soldats de Napoléon et immortalisées par Goya à la sortie du cercueil de Franco lors de son exhumation en octobre 2019, en passant par la Guerre civile de 1936 à 1939, la Transition démocratique, les attentats de l'ETA, les Jeux Olympiques de Barcelone et les manifestations pour ou contre l'indépendance de la Catalogne. Elles révèlent des fractures formées par la violence des affrontements politiques, sociaux et spirituels qui marquent une histoire souvent dramatique. Ce n'est pas l'exception espagnole qu'explore Benoît Pellistrandi mais, au contraire, l'insertion de cette histoire dans un contexte européen et mondial. Il s'agit bien de sortir de l'exotisme d'une anomalie hispanique pour comprendre de quel poids l'histoire de l'Espagne pèse sur les Espagnols et comment sa connaissance permet d'en dépasser les blessures.
Pellistrandi Benoît ; Sirinelli Jean-François ; Pe
Au delà du phénomène de mode dont elle est l'objet, l'histoire culturelle a acquis une légitimité scientifique grâce aux travaux qui en ont démontré la fécondité épistémologique. Ce livre aborde les thèmes traditionnels de l'histoire culturelle : les politiques culturelles, les intellectuels, la lecture et l'édition, l'histoire de l'art, le patrimoine, les médias, les transferts culturels. Il montre comment des champs nouveaux gagnent à être investis par une approche d'histoire culturelle comme les cultures politiques, le lien entre religion et culture, entre identité nationale et histoire, ou encore les cultures de guerre. Il examine enfin les articulations entre culture nationale et cultures régionales dans leurs modalités française et espagnole, ainsi que la signification de la naissance et de la consolidation de la culture de masse. Au fil des démonstrations, apparaissent des historiographies singulières dont le rapprochement permet une comparaison des situations et pose le socle d'un dialogue entre la France et l'Espagne.
La corrida et le rodéo, les deux seuls affrontements homme-bovin mondialement connus, sont de lointains cousins dont les relations historiques et formelles interrogent tes processus de transformation de la culture entre l'Europe et l'Amérique. Cette étude de géographie culturelle envisage toutes les pratiques tauromachiques, des courses de taureaux du sud-ouest européen à l'immense famille des rodéos nord et sud-américains. Les jeux, les fêtes et les spectacles sont analysés comme des marqueurs territoriaux et comme des moyens d'expression identitaire qui prennent forme et signification les uns par rapport aux autres. Il en résulte une mosaïque territoriale complexe où les relations homme-bovin véhiculent des sentiments d'appartenance dont les clivages et les solidarités s'expriment à l'échelle d'une aire culturelle transatlantique. Ces pratiques, rurales et urbaines, populaires et savantes, témoignent aussi d'un processus de construction territoriale où se relaient deux temps forts de la mondialisation occidentale : l'impérialisme ibérique, contemporain de ta colonisation : de l'Amérique à partir du XVIe siècle, et l'hégémonie culturelle étasunienne qui s'affirme dès le milieu du XIXe siècle.