Il a tout vendu et sillonne l'Europe d'un bout à l'autre, mais pas comme n'importe quel voyageur, puisqu'il a élu domicile sur les rails : il dort dans le wagon-lit, il mange seul au wagon restaurant. Et même s'il a encore les habitudes d'un "terrien" (avec des précautions d'hygiène presque maniaques), il semble un voyageur de profession. On se rend vite compte que son existence n'est pas monotone, pas plus que le récit ! Libéré des contraintes de la vie réelle, Zoran - c'est le nom du protagoniste - prend son temps pour réfléchir à son passé qu'il essaie de mettre en ordre. Son unique contact avec le monde extérieur est un jeune homme qui travaille en Afrique auprès d'une mission archéologique menée par des Britanniques au Mali, et qui répond aux messages électronique du voyageur le septième jour de la semaine. Petit à petit, à mesure que le train avance et que les emails s'échangent, le lecteur découvre pourquoi cet homme qui a renoncé à tous les plaisirs du monde nourrit un tel intérêt pour une seule et unique personne qui, de surcroît, est si loin de lui. Ce roman est l'histoire tragique d'une impossible rencontre : celle d'un jeune Africain qui survit comme il peut et d'un voyageur excentrique devenu contemplateur de profession. Mais ce roman initiatique est surtout une réflexion profonde sur la condition humaine dans un monde où le sens fait défaut.
Nombre de pages
234
Date de parution
06/01/2018
Poids
370g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782352702504
Titre
La septième partie du monde
Auteur
Pavel Catalin ; Courriol Florica
Editeur
NON LIEU
Largeur
160
Poids
370
Date de parution
20180106
Nombre de pages
234,00 €
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Pourquoi neuf chiens reposent-ils dans un tombeau de babouins ? Et que font brebis, taureaux, éperviers et poissons aux côtés d'un Viking incinéré ? Caligula voulait-il vraiment faire consul son cheval ? Plongeant de la préhistoire à l'Antiquité, l'archéologue Catalin Pavel explore, à partir de milliers de fouilles, les liens profonds et souvent inattendus qu'entretiennent les humains avec les animaux. Ours façonnés dans l'ambre ou le marbre, mandibules de hérisson déposées dans les tombes : la mise au jour de pratiques sacrificielles et la découverte d'ossements et autres artefacts témoignent d'une relation intime et hautement symbolique. À travers une enquête fascinante, l'auteur brosse le portrait, enlevé et savant, d'un éventail d'espèces et révèle comment les animaux, domestiques ou sauvages, ont joué un rôle catalyseur dans le développement cognitif, émotionnel et social d'Homo sapiens.
Pavel Catalin ; Courriol Jean-Louis ; Cassin Barba
« La forme moderne du fantastique, c'est l'archéologie ! C?t?lin Pavel est archéologue de l'amour. Il nous explique ? avec science et poésie, car chez lui les deux vont de pair ?, en déchiffrant les codes génétiques, les squelettes, les textes, des restes minuscules ou des monuments, comment les hommes ont aimé à travers le temps et l'espace. Com - ment nous aimons. Comment nous aimons aimer. Un livre qui ne tient rien pour acquis, follement rassurant? » Barbara CassinTant qu'ils s'aiment, les couples se détachent, dit-on, du monde banal ; ils en font de même quand ils meurent, sans aucun doute cette fois. Que se passe-t-il lorsque l'observateur examine sous sa loupe archéologique ce cen - tième de vie, ce millième d'amour ? Questionner le rap - port amoureux à travers les fouilles archéologiques, c'est le c'ur de ce livre.C?t?lin Pavel archéologue et romancier roumain, est né en 1976. Traduit du roumain par Jean-Louis Courriol.
Dans une monde médiéval assez semblable au nôtre, une jeune fille aux yeux vairons s’apprête à quitter son monde de tisserands pour rejoindre celui de la Cour et de ses intrigues, malgré l’avis désapprobateur de sa mère. Derrière ce résumé somme toute assez classique se cache une histoire d’une grande richesse. Prenant le temps de dérouler son récit sur des années, l’auteur nous permet de suivre et de nous attacher aux personnages sur un temps long. Et sous les dehors simples de l’intrigue se découvre un univers beaucoup plus riche et des protagonistes bien moins lisses qu’il n’y paraît. Un bel ouvrage qui n’est pas sans rappeler « Peau d’homme ».
Univers de la fiction Les auteurs de fiction exigent de leurs lecteurs qu'ils pénètrent dans des espaces étranges, dans le monde d'Antigone, de Don Quichotte ou de Sherlock Holmes. Ces univers factices évoquent ? plus ou moins ? le monde réel, mais ils s'en éloignent aussi par bien des aspects. Pourquoi et comment la fiction continue-t-elle cependant de nous attirer et de nous parler ? Thomas Pavel entreprend ici, dans un style plein de saveur et d'humour, de définir le mode d'existence des êtres imaginaires et de dégager la fonction culturelle des oeuvres de fiction. L'institution de la fiction ne cesse de changer au cours du temps sous l'effet d'une économie de l'imaginaire : selon les circonstances, un même territoire ? un même texte ? peut passer de la vérité à la fiction, et réciproquement, en endossant des fonctions hétéroclites. L'histoire de la culture, et de nos croyances, est faite de ces incessantes fluctuations. Thomas Pavel Universitaire américain d'origine roumaine, spécialiste de la littérature française, il est notamment l'auteur de La Pensée du roman (Gallimard, 2003) et Comment écouter la littérature ? (Fayard, 2006).
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".