Le sociographe N° 35, Mai 2011 : Vieillir vieux, vieillir mieux? Réenchantement et créativité
Pasquet Guy-Noël
CHAMP SOCIAL
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EAN :9782918621058
En plein chantier politique sur la dépendance, la vieillesse est encore perçue sous le prisme des déficits : incapacité, coût, perte d?autonomie? Pourtant sur le terrain, entre prescriptions politiques ambitieuses et prise en compte de la parole et des attentes d?adultes citoyens très âgés et de leurs aidants, se crée une autre dynamique de l?aide, du service, du souci de l?autre, de l?attention réciproque. Les travailleurs sociaux, dans leur métier comme dans leur formation, doivent intégrer ces nouvelles perspectives, où imaginaire et créativité tentent de réinventer des pratiques de gérontologies. En France et au Québec, zoom sur des discours humanistes et des pratiques volontaristes. Mais peut-on, pourra-t-on, malgré tout, vieillir vraiment vieux, mieux ?
Nombre de pages
128
Date de parution
09/06/2011
Poids
224g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782918621058
Titre
Le sociographe N° 35, Mai 2011 : Vieillir vieux, vieillir mieux? Réenchantement et créativité
Auteur
Pasquet Guy-Noël
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
145
Poids
224
Date de parution
20110609
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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L'éducation n'est jamais forcément là où on l'attend. Elle déborde, se déplace, se double et se trouble dans des pratiques qui dérangent toujours l'éducation instituée et constitue ainsi le matériel de l'oubli. Cet ouvrage tente de montrer la manière dont les doubles de l'éducation sont oubliés. La thèse ici défendue est que de l'écriture au texte, de l'héritage à la transmission, l'oubli est la condition de possibilité de l'assimilation, de l'éducation et de l'histoire. L'oubli se tapit dans la langue (la faute, l'erreur typographique, la lettre h muette, etc.) ; se glisse dans le corps (les défauts, les rides, les imperfections, jusqu'aux anomalies et aux monstruosités) ; s'insinue dans l'histoire comme la vie qui s'absente. Cet ouvrage montre que l'oubli en éducation, s'il est une nécessité, trouve sa limite paradigmatique dans la figure de celui qui n'est pas éduqué, l'oublié de l'éducation : le monstre et dans une moindre mesure, les tordus, débiles, idiots, bigleux, sourdingues, manchots, ânes et autres culs-de-jatte.
Ignorée, rejetée ou idéalisée, la question du religieux mérite d'être posée sans dogmatisme. A l'heure du retour en force des communautarismes religieux, le travail social ne peut plus ignorer ces croyances qui rassemblent autant qu'elles exacerbent les différences. Souvent, la confession du bénéficiaire n'est pas prise en compte au nom de la fausse dichotomie entre appartenance religieuse et laïcité. Comment les pratiques professionnelles peuvent, doivent prendre en compte les croyances ? L'action sociale est-elle à même de reconnaître sa propre genèse, et le travailleur social ses propres croyances ?
Le glissement sémantique qui voit s'imposer le terme addictions en lieu et place de celui de toxicomanie semble traduire d'autres manières d'appréhender et de traiter les problématiques de dépendances. Le discours se généralise en évinçant la singularité des "shoots" et des produits illicites pour focaliser sur les comportements obsessionnels. En choisissant d'autres angles d'approches tels que la souffrance, le plaisir, le genre, le langage, la relation, etc., ce numéro se situe entre analyses et perspectives nouvelles, entre témoignage et décryptage, entre prévention et intervention, tout en bousculant croyances et représentations.
Où est la misère du monde ? La répartition géographique a longtemps déterminé l'accompagnement des personnes nécessiteuses : les professionnels du travail social ici, les bénévoles de l'humanitaire là-bas. Les travailleurs sociaux tout comme les pauvres voyagent-ils pour trouver ailleurs ce qu'ils n'ont pas chez eux ? Comment intervention sociale et action humanitaire cohabitent, s'entraident tout autant qu'ils se concurrencent dans le "marché" de la misère du monde ...
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.