Une cause dansée tresse les éléments d'une traversée géographique et sensible sur les traces de l'écrivain et historien de l'art Aby Warburg, et du voyage qu'il fit chez les Hopis en 1895-1896. Le récit de cette pérégrination, sur les lieux et à travers les temps, se nourrit de la conférence sur " Le rituel du serpent" et de ce que la présence et l'errance au sein des espaces démesurés de l'Ouest américain ont su produire sur le narrateur. Une cause dansée déploie une langue à la fois évocatrice et précise, pluralise les formes, mêlant les pages d'un journal de voyage à des observations d'ordre plus réflexif, et explore les attendus et les effets de ce que Pierre Parlant nomme l'"autobiographie d'un autre". Ecrire ce qui est arrivé est sans doute la meilleure façon de se persuader qu'il peut toujours arriver quelque chose.
Nombre de pages
224
Date de parution
05/02/2021
Poids
326g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782370840882
Titre
Une cause dansée. Warburg à Oraibi
Auteur
Parlant Pierre
Editeur
NOUS
Largeur
150
Poids
326
Date de parution
20210205
Nombre de pages
224,00 €
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Ma durée Pontormo assemble et tresse la contemplation de l'oeuvre de Jacopo Carucci (dit Pontormo, 1494-1557), que l'histoire de l'art a classé dans le courant maniériste du XVI e siècle italien ; la lecture du journal - bref et insolite - du peintre, où se côtoient des observations disparates d'ordre biographique, hygiénique et diététique ; et enfin l'excursion en Toscane, pour mettre à l'épreuve in situ ce qu'exige et permet chaque fois la nécessaire présence du regardeur. Livre inclassable, Ma durée Pontormo fait lui-même journal de cette épreuve du temps, du regard et du voyage ; peut-être invente-t-il ainsi un nouveau genre : le poème-essai. Sa vie durant, par conséquent, le peintre fit ce qu'il avait à faire. Ce pour quoi nul ne pouvait le remplacer et qui prend un temps fou. Il ratifia sans fausse honte le déroulé versicolore d'épisodes impensables sans lui, jamais vus, et par chacun reconnaissables.
Une prose vive, qui, d'un trait, prends le temps - son temps - du voyage. Celui, en train, qui emmène l'auteur des Arcs-sur-Argens à Paris Gare de Lyon, le vendredi 6 avril 2001, alors que le mouvement des cheminots se durcit. Le temps de s'adresser aussi, en quelque sorte de nous adresser une possibilité de lettre, une façon de carnet qui sous nos yeux prend sa dimension de livre. En co-édition avec Contre-Pied.
La femme ? La grammaire ? La phrase ? La poésie ? La machine ? A nos marqueurs effaçables ! Selon nos choix, le texte change de nature. L'auteur nous donne quelques indices. (...) Le lecteur-auteur essaie, tente. Il place un mot puis observe les processus sémantiques qui en découlent. Un jeu de rôle. Le mot y est l'acteur. Le lecteur en est le manipulateur. Un livre interactif dont on ne se lasse pas de jouer et rejouer la donne. (Véronique Vassiliou, CCP n°13)
Au coeur d'une pensée du conflit entre Israël et la Palestine, Terres enchaînées cherche à défaire les pièges idéologiques, politiques et éthiques dans lesquels nous sommes pris. Pour ce faire, il cherche à tracer un possible : il le fait depuis ici et aujourd'hui, mais aussi depuis hier. Il le fait enfin depuis ailleurs, que cet ailleurs se nomme Palestine ou Israël. Ce possible repose d'abord sur la sortie du déni de la politique de colonisation et d'occupation des Territoires palestiniens, un déni qui organise la guerre tout comme il façonne les usages actuels du mot antisémitisme. Terres enchaînées donne également à lire des entretiens issus d'une enquête menée en Palestine à partir d'octobre 2023. Ces entretiens permettent de penser à nouveaux frais, donc en de nouveaux termes, les coordonnées de la question palestinienne. Car, quand les mots vitrifient la pensée, le temps est venu d'en trouver de nouveaux. "Il est politique d'ôter à la haine son éternité".
Il n'y a d'éthique que des vérités. Ou plus précisément : il n'y a que l'éthique des processus de vérité, du labeur qui fait advenir en ce monde quelques vérités. L'éthique doit se prendre au sens supposé par Lacan quand il parle, s'opposant ainsi à Kant et au motif d'une morale générale, d'éthique de la psychanalyse. L'éthique n'existe pas. Il n'y a que l'éthique-de (de la politique, de l'amour, de la science, de l'art).