Pasolini Pier Paolo ; Chiesi Roberto ; Atzei Patri
NOUS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782370840004
La rage est un poème filmique en prose et en vers, un essai polémique mêlant radicalité et lyrisme. On y trouve le Pasolini le plus âpre et le plus clairvoyant. Traduit en français pour la première fois, La rage est le texte littéraire le plus explicitement politique de Pasolini. En interrogeant les événements et la société de son temps, avant l'avènement définitif de l'uniformisation, La rage éclaire aussi, d'une façon saisissante, notre temps. La joie de l'Américain qui se sent identique à un autre million d'Américains dans l'amour de la démocratie : voilà la maladie du monde futur ! Quand le monde classique sera épuisé - quand tous les paysans et les artisans seront morts - quand l'industrie aura rendu inarrêtable le cycle de la production et de la consommation - alors notre histoire prendra fin. La classe propriétaire de la richesse. Parvenue à une telle familiarité avec la richesse, qu'elle confond la nature et la richesse. Si perdue dans le monde de la richesse qu'elle confond l'histoire et la richesse. Si touchée par la grâce de la richesse qu'elle confond les lois et la richesse. Si adoucie par la richesse qu'elle attribue à Dieu l'idée de la richesse.
Nombre de pages
118
Date de parution
23/04/2014
Poids
170g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782370840004
Titre
La rage
Auteur
Pasolini Pier Paolo ; Chiesi Roberto ; Atzei Patri
Editeur
NOUS
Largeur
151
Poids
170
Date de parution
20140423
Nombre de pages
118,00 €
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L'originalité de ce recueil des poèmes de Pasolini tient aux traductions des textes de jeunesse écrits en frioulan publiés pour la première fois avec l'original. Dans sa présentation, Dominique Fernandez insiste sur l'intérêt de ces poèmes pour comprendre l'évolution du poète à partir de la rupture, en 1950, avec ce qui fut pour lui l'éden : son village du Frioul, ce dialecte riche de saveurs poétiques, son adolescence où l'homosexualité n'était encore que virgilienne fratrie entre garçons. Après son exil vers Rome, Pasolini deviendra le personnage que l'on sait, parlant l'italien officiel, prisonnier d'une homosexualité désormais définie et brutalement dépourvue des ambiguïtés charmantes de l'adolescence.
Résumé : Classique contemporain au réalisme brutal, Une vie violente de Pier Paolo Pasolini renaît dans une nouvelle traduction éblouissante de Jean-Paul Manganaro. Dans la lignée des Ragazzi auquel il succède, Une vie violente poursuit l'exploration de la jeunesse perdue des bas-fonds romains. Tommasino, le héros du livre, tente de se forger une réputation dans un quartier de Rome livré aux petits malfrats. Pour ce faire, il s'adonne à la force des faibles, la violence, et devient un de ces vitelloni, un voyou à la petite semaine. La prison puis la maladie sauront-elles l'emmener sur les chemins de la rédemption ? Comme souvent avec Pasolini, véritable monument de la littérature italienne du XXe siècle, le choix du réalisme est un choix politique et moral : à travers la brièveté et la violence de ce destin, c'est celui de toute l'Italie d'après-guerre que l'auteur interroge.
Ces poèmes issus de trois recueils différents et dont la composition s'échelonne sur plus de dix années ont été choisis, en accord avec Pasolini, dans le souci de retracer aussi complètement que possible un itinéraire idéologique et poétique tourmenté. C'est tout le bilan d'une époque liée aux luttes et aux retombées du mouvement ouvrier qui se trouve ici consigné. Le cinéma a contribué à divulguer le message de Pasolini. Mais l'écriture poétique qui le fit d'abord connaître constitue son mode d'expression privilégié.
Un jeune homme fait irruption chez de riches bourgeois milanais. Il est la grâce, la beauté mêmes. Et sa visite est davantage une visitation, qui s'accomplit dans et par la possession physique. La servante Emilie, puis Pierre, le fils de famille, puis la mère et Odette, la fille, enfin le père, tous connaîtront le visiteur, au sens biblique du terme. Mais après son brusque départ, rien ne restera du message laissé. Seule l'humble servante connaîtra le salut car, à la différence des bourgeois selon Pasolini, elle n'a pas substitué de conscience à son âme, ni de morale à son sens du sacré. Conçu comme pièce en vers dont il reste des extraits, puis écrit parallèlement au film, séquence par séquence, Théorème est une parabole, d'un genre littéraire unique et inclassable.
Il n'y a d'éthique que des vérités. Ou plus précisément : il n'y a que l'éthique des processus de vérité, du labeur qui fait advenir en ce monde quelques vérités. L'éthique doit se prendre au sens supposé par Lacan quand il parle, s'opposant ainsi à Kant et au motif d'une morale générale, d'éthique de la psychanalyse. L'éthique n'existe pas. Il n'y a que l'éthique-de (de la politique, de l'amour, de la science, de l'art).
Les Journaux de Kafka : voici, enfin, la première traduction intégrale en français des 12 cahiers, écrits de 1910 à 1922, que cette édition reproduit à l'identique, sans coupes et sans censure, en rétablissant l'ordre chronologique original. La traduction de Robert Kahn se tient au plus près de l'écriture de Kafka, de sa rythmique, de sa précision et sécheresse, laissant "résonner dans la langue d'arrivée l'écho de l'original". Elle s'inscrit à la suite de ses autres retraductions de Kafka publiées aux éditions Nous, A Milena (2015) et Derniers cahiers (2017). Les Journaux de Kafka, toujours surprenants, sont le lieu d'une écriture lucide et inquiète où se mêlent intime et dehors, humour et noirceur, visions du jour et scènes de rêves, où se succèdent notes autobiographiques, récits de voyages et de rencontres, énoncés lapidaires, ainsi qu'esquisses et fragments narratifs plus longs. Dans ce battement entre vie écrite par éclats et soudaines amorces fictionnelles, les Journaux se révèlent être le coeur de l'oeuvre de Kafka : le lieu où les frontières entre la vie et l'oeuvre s'évanouissent. Il est plus clair que n'importe quoi d'autre que, attaqué sur la droite et sur la gauche par de très puissants ennemis, je ne puisse m'échapper ni à droite ni à gauche, seulement en avant animal affamé le chemin mène à une nourriture mangeable, à de l'air respirable, à une vie libre, même si c'est derrière la vie.
Dire cela est une traversée dans l'oeuvre de Robert Creeley, un nouveau choix de poèmes qui met en lumière tout un versant secret chez l'auteur américain. Les poèmes, dont certains n'avaient jamais été traduits en français, sont accompagnés d'entretiens inédits de l'auteur avec Jean Daive.