La puissance poétique des images d'Eric Bourret, leur manière "de moduler le visible " et de montrer, suivant l'expression merleau-pontienne, "l'entrelacs de l'invisible et du visible" a incité le musée de Lodève à inviter Eric Bourret à arpenter, en écho à ses collections, les paysages dont sont extraits les fossiles qui les composent. Il y a dans l'oeuvre de cet artiste, une "étonnante conjonction temporelle entre une nature vieille de plusieurs millions d'années et un humain qui ne vit qu'un moment abrégé" et ceci grâce à un appareil photographique dont la fonction est d'arrêter précisément le temps". Le livre Terres, propose un parcours constitué à la fois d'une sélection d'images issues de la résidence effectuée par l'artiste dans le Lodévonis et Larzac en 2018 et 2019, et d'images plus anciennes (Cradle of Humankind, Afrique du Sud). Un éphéméride photographique qui en désintégrant la structure de l'image initiale, crée une autre réalité mouvante, sensible. "
Nombre de pages
152
Date de parution
26/05/2020
Poids
1 308g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782369801894
Titre
Terres
Auteur
Parlant Pierre ; Bourret Eric
Editeur
ARNAUD BIZALION
Largeur
240
Poids
1308
Date de parution
20200526
Nombre de pages
152,00 €
Disponibilité
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Ma durée Pontormo assemble et tresse la contemplation de l'oeuvre de Jacopo Carucci (dit Pontormo, 1494-1557), que l'histoire de l'art a classé dans le courant maniériste du XVI e siècle italien ; la lecture du journal - bref et insolite - du peintre, où se côtoient des observations disparates d'ordre biographique, hygiénique et diététique ; et enfin l'excursion en Toscane, pour mettre à l'épreuve in situ ce qu'exige et permet chaque fois la nécessaire présence du regardeur. Livre inclassable, Ma durée Pontormo fait lui-même journal de cette épreuve du temps, du regard et du voyage ; peut-être invente-t-il ainsi un nouveau genre : le poème-essai. Sa vie durant, par conséquent, le peintre fit ce qu'il avait à faire. Ce pour quoi nul ne pouvait le remplacer et qui prend un temps fou. Il ratifia sans fausse honte le déroulé versicolore d'épisodes impensables sans lui, jamais vus, et par chacun reconnaissables.
Une cause dansée tresse les éléments d'une traversée géographique et sensible sur les traces de l'écrivain et historien de l'art Aby Warburg, et du voyage qu'il fit chez les Hopis en 1895-1896. Le récit de cette pérégrination, sur les lieux et à travers les temps, se nourrit de la conférence sur " Le rituel du serpent" et de ce que la présence et l'errance au sein des espaces démesurés de l'Ouest américain ont su produire sur le narrateur. Une cause dansée déploie une langue à la fois évocatrice et précise, pluralise les formes, mêlant les pages d'un journal de voyage à des observations d'ordre plus réflexif, et explore les attendus et les effets de ce que Pierre Parlant nomme l'"autobiographie d'un autre". Ecrire ce qui est arrivé est sans doute la meilleure façon de se persuader qu'il peut toujours arriver quelque chose.
Un avertissement perturbant qui s'impose à la conscience, la sensation que quelque chose est annoncé. Une prémonition. La vision récurrente d'une très jeune enfant courant dans les dédales d'un labyrinthe sombre ou en équilibre sur les anneaux de Saturne, sont un cheminement aux confins du réel, avec la nostalgie de la douleur de l'avant, mais aussi la peur de l'après qui fait revenir en arrière. Le travail de Cécile Menendez, inspiré d'événements survenus dans sa propre vie, nous ouvre les portes d'un univers, mystérieux, onirique. Le temps y est suspendu, le récit est flottant, entre prophétie et réalité.
Bourret Eric ; Cogne Olivier ; Spillemaecker Chant
En réponse à l'invitation du musée Dauphinois (Grenoble), animé par la découverte de nouveaux espaces, il a consacré les hivers 2015-2016 à arpenter, photographier les montagnes situées en Belledonne, Dévoluy, Oisans et Vercors, quatre massifs emblématiques de l'Isère et des Alpes. Nées de cette collaboration, ses images transcrivent cette nature remarquable.
Entre 1975 et 1995, alors que les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles sont en pleine adolescence, Pierre-Jean AMAR, tout jeune homme côtoie les plus grands photographes du monde. Débats, stages, soirées au théâtre antique, réceptions, vernissages, .. le monde (alors petit) de la photographie se retrouve, discute, s'aime, invente, innove, ... Dans ces photographies nous retrouvons toute l'ambiance de ces fortes années, quand les Rencontres d'Arles s'appelaient RIP.
Dans les années 1990, si tant est que j'avais compris quelque chose à la photographie, je photographiais en sonnets. Vingt - six, et puis deux autres, ont traversé les ans : vingt et quelques ans, trente en comptant large. Une paroi de temps. Des images, des photographies peut - être, nées ultérieurement, par hasard plus ou moins dans le lieu d'écriture de chaque sonnet, voudraient leur ouvrir des portes vers le dehors de ce qu'ils sont. Retrouvé ces lignes dans mon journal, en date du 28 novembre 2014 : J'aimerais tant, j'ai peur que ne pas, j'aimerais tant qu'il y ait une continuité. Que tout cela ne soit qu'un seul geste, qu'une seule répétition, tendue d'un seul fil... Parfois j'ai l'impression que tout se réduit à une seule image perdue : bord de Semois, été 1982, grillant des tartines sur la braise, un foulard autour du cou... Ce fut l'apprentissage des arbres et des rivières, et d'une exaltation un peu mièvre qui continue de me jouer des tours. Serait- ce juste la perte de cela ? Tous ces mots et ces images pour reconnaître la perte de cela ? F. L.